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La CAN 2025 est-elle la plus relevée de l’histoire ?

Par Quentin Ballue
3 minutes

Pour vibrer avec les petits Poucets, il faudra se tourner vers la Coupe de France : contrairement aux précédentes éditions, la CAN ne laisse aucune place aux surprises cette année. Huit grosses écuries sont encore en lice, augurant d’une fin de tournoi extrêmement indécise. De là à considérer cette CAN comme la plus relevée de l’histoire ?

La CAN 2025 est-elle la plus relevée de l’histoire ?

C’est un plateau royal, digne de ceux que l’on trouve généralement sur la table pendant les fêtes. Le genre qui met l’eau à la bouche, même si l’estomac est déjà bien rempli. Les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations s’ouvriront vendredi par un « derby » Mali-Sénégal (17h), suivi d’un explosif Cameroun-Maroc (20h). Le menu de samedi sera tout aussi alléchant avec Algérie-Nigeria (17h) et Égypte-Côte d’Ivoire (20h). Tout simplement les huit meilleures équipes sur la ligne de départ.

La surprise, c’est qu’il n’y en a pas

Ces quarts de finale convient la crème de la crème du continent : les six têtes de série ont répondu à l’appel, accompagnées par les deux meilleures équipes du chapeau 2 au moment du tirage au sort, réalisé en janvier 2025. Certes, le classement FIFA a quelque peu bougé entretemps, et la Tunisie et la République démocratique du Congo ont grappillé des places. Le classement actuel, dans l’ordre : Maroc, Sénégal, Algérie, Égypte, Nigeria, Tunisie, Côte d’Ivoire, Mali, RDC, Cameroun. Huit des dix meilleures nations africaines actuelles composent donc ce Big 8… une anomalie dans l’histoire de la CAN.

En 2023, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, la Guinée (chapeau 3) et l’Angola (chapeau 4) avaient atteint les quarts. En 2021, deux des quatre équipes les moins bien classées, la Guinée équatoriale et la Gambie, y étaient. Les éditions passent, à 16 ou à 24 équipes, et les pronostics volent en éclats : trois nations du chapeau 3 en quarts en 2019 (Afrique du Sud, Bénin, Madagascar), quatre en 2017 (Cameroun, Sénégal, Maroc, Égypte), trois du chapeau 4 en 2015 (les deux Congo et la Guinée), etc. Être un gros poisson n’est jamais gage d’aller loin. Sauf cette année, déjà mémorable par cette énorme densité. Autre signe révélateur : le classement FIFA moyen des huit quarts-de-finalistes est historiquement haut (36e), avec des nations entre la 11e (Maroc) et la 57e place (Cameroun) au niveau mondial.

Gros plateau, moins gros niveau

On adore les surprises et les petits Poucets, évidemment, mais malgré tout, difficile de ne pas s’enthousiasmer devant un tel tableau final. De là à assister à un feu d’artifice ? Ne nous enflammons pas. Le Nigeria (12 buts) et le Sénégal (10) ont ravi le public, mais le niveau de jeu global n’est pas forcément époustouflant – un constat qui ne se limite pas qu’à la CAN. Le Mali se retrouve en quarts de finale sans avoir gagné le moindre match depuis le début du tournoi (trois nuls contre la Zambie, le Maroc et les Comores, puis une qualif’ aux tirs au but contre la Tunisie). Fidèle à ses dernières CAN, l’Égypte joue à gagne-petit, en passant par des trous de souris et sans vraiment enthousiasmer les foules.

Walid Regragui l’a aussi admis, le Maroc n’a « pas été à son niveau » dimanche dernier, à Rabat, contre la Tanzanie. « On a perdu 45 minutes, avec beaucoup de déchet technique, de stress. On aurait pu se faire surprendre », reconnaissait le sélectionneur. La Côte d’Ivoire n’arrive pas non plus avec un parcours linéaire, et le choc annoncé des huitièmes de finale entre la RDC et l’Algérie, s’il a fini de manière spectaculaire, n’a pas totalement répondu aux attentes (un seul tir cadré et 0,15 xG en première période, le plus bas niveau du tournoi). Cela n’empêchera pas de vibrer dès vendredi. En espérant que le plaisir dure, cette fois, pour peut-être propulser cette édition au panthéon africain.

Walid Regragui veut décharger la pression du Maroc en la mettant sur le Cameroun

Par Quentin Ballue

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