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Apprendre l'allemand, est-ce vraiment si difficile ?

Pour sa première conférence de presse en tant qu'entraîneur du Bayern Munich, Pep Guardiola avait choisi de s'exprimer en allemand, mettant en pratique les leçons soigneusement apprises à New-York depuis des mois. Un effort salué par les quelque 240 journalistes accrédités. Car pour beaucoup de footeux, apprendre l'allemand semble assez compliqué.

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Il avait annoncé la couleur. En venant au Bayern, c'était à Guardiola de s'adapter au club, pas l'inverse. Et avant de s'attaquer au système de jeu bavarois, la première tâche du coach est de comprendre ses hommes. De se faire comprendre, aussi. Voilà pourquoi le grand Pep s'est mis à l'allemand très tôt, avant même qu'Uli Hoëness ne lui propose le poste, d'après la légende. « Comme à son habitude, il l'a fait de manière obsessionnelle, à raison de quatre heures par jour, comme un fou » , déclarait il y a quelques semaines son frère Pere à Der Spiegel. Depuis décembre 2012, le Catalan vit littéralement avec son professeur particulier qui le suit sept jours sur sept. Sa prof, en l'occurrence. Une fan de Dortmund, comme l'avouera Pep en pleine conf' de presse. « C'est absurde, quand je vais voir mon frère pour déjeuner ensemble, j'ai devant moi un type qui n'arrête pas de parler en allemand avec son professeur » , s'amusait le frangin à l'époque. Les révisions finies, hier se déroulait l'examen. Après un timide « Guten tag » , Guardiola a enchaîné dans la langue de Goethe : « Excusez mon allemand qui est encore très léger. Mais je vais tout faire pour progresser dans les semaines à venir. »

Commencer par les bases

Progresser en allemand, difficile mais pas impossible. « Pour avoir un bon niveau linguistique, il faut passer en moyenne un an dans le pays dont on apprend la langue. Après, ça dépend toujours de la facilité qu'on a à apprendre une langue. Si on a déjà appris une langue étrangère, c'est plus simple, le cerveau est préformaté. Bon, ça ne permet pas d'écrire comme Thomas Mann non plus, mais il est déjà possible d'avoir un bon niveau » , affirme Jürgen Ritte, traducteur, essayiste et professeur d'allemand à l'université Sorbonne-Nouvelle Paris III. « Mine de rien, apprendre l'allemand n'est pas si dur que ça. C'est le même alphabet, il y a des temps, des genres, des choses communes aux langues indo-européennes. C'est pas comme si on se mettait à apprendre le chinois. »

Ouais, enfin, qui est capable de prononcer correctement « Rechtsschutzversicherungsgesellschaften » – ça veut dire compagnies d'assurance de protection juridique – sans avoir passé des plombes de l'autre côté du Rhin ? Plus que l'anglais, plus que l'espagnol, l'allemand fait peur. « C'est un langage quand même assez différent du nôtre, explique Simon Pouplin, le gardien du FC Sochaux. Il y a beaucoup de consonnes qui se suivent, il y a des mots difficiles à dire correctement. Plusieurs joueurs m'ont déjà dit qu'il étaient attirés par la Bundesliga, mais que la barrière de la langue les freinait. Ils avaient peur de ne pas y arriver. » Passé par Fribourg entre 2008 et 2011, Simon a, lui, franchi le pas (et la frontière). « J'avais fait LV2 allemand au collège et au lycée, alors je partais avec quelques bases, reconnaît-il. Mais bon, ça faisait facilement 5 ou 6 ans que je n'avais pas pratiqué du tout...  » Alors les premiers temps, le portier s'est concentré sur les mots utiles, sur le vocabulaire purement footballistique. « J'ai appris à dire "gauche", "droite", "sortez", "laisse"... J'ai aussi appris à dire "mur", c'est facile, et le nombre de joueurs que je voulais dedans. Tout ce qui permet de se faire comprendre sur un terrain, quoi. »

« Regarder un film en allemand, c'est impossible »


Trois ans plus tard, l'international espoir était capable d'aller en soirée et de dîner avec ses partenaires sans trop de problèmes. « J'étais pas bilingue non plus, hein. Regarder un film en allemand, c'est impossible. Je ne comprenais pas tous les mots, mais il faut dire que je n'ai jamais eu une très bonne oreille, je ne suis naturellement pas doué en langues. » Et pas trop fan de cours particuliers non plus. « Les cours avec la prof, c'est bien, mais tu as toujours tendance à vouloir traduire les mots, se souvient-il. Le mieux, c'est de s'imprégner au quotidien. Si tu parles avec un coéquipier allemand, tu sais qu'il ne peut pas te traduire, alors tu fais les efforts, ça vient tout seul. Je pense que pour parler l'allemand parfaitement, outre les qualités naturelles, c'est une question d'investissement. Si tu es sérieux, ça peut être très rapide. » Sérieux, Pep Guardiola l'est, indéniablement. Ce qui n'est pas le cas de toutes les recrues bavaroises... On se rappelle que Franck Ribéry a fait patienter les médias germaniques seize mois avant de tenir sa première conférence de presse dans la langue de Goethe. Et le résultat n'était pas vraiment fabuleux. Mais avec ses blagues, Francky s'est tout de même très vite intégré chez les Roten du Bayern. Parce que le langage de la déconne, lui, est universel.



Par Benjamin Jeanjean, Ali Farhat et Clément Chaillou
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