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Alexander Isak, nouveau prophète en son pays

La Suède entame son Euro ce lundi contre l’Espagne, et sans son roi Zlatan Ibrahimović, blessé. Mais un homme va vite sécher les larmes des Suédois et faire oublier l’absence du Milanais : son nom, Alexander Isak. À 21 ans, la pépite a enfin trouvé son rythme de croisière du côté de la Real Sociedad. Spoiler : ça va vite, très vite.

Le scénario hollywoodien était bien ficelé : de retour au Milan après son escapade américaine à Los Angeles, Zlatan Ibrahimović a fait son come-back en sélection nationale en mars, avec l’objectif de briller une dernière fois avec la Suède à l’Euro 2020. Et puis patatras : une entorse du genou a tout foutu en l’air. De quoi, forcément, laisser la Suède de Berg, Kulusevski et Quaison orpheline ? Pas du tout. Pendant son court retour, le roi Zlatan a lui-même pris le soin d’adouber son successeur : Alexander Isak : « Si je peux aider Isak à marquer des buts, je le ferai. Je ne suis pas ici à des fins personnelles. » Un altruisme nouveau chez l’ancien Parisien, qui en dit long sur le talent de son jeune héritier de 21 ans, un peu trop souvent ramené à cette étiquette de nouveau Zlatan, comme il s’en plaignait à Voetbal International : « Je ne suis qu’Alexandre Isak et je resterai toujours ainsi. J'écris ma propre histoire. Si les gens veulent être le nouvel Isak, c'est bien, mais je ne veux pas être quelqu'un d'autre. »

Le B-ABBA de buteur complet


Alors, qui c'est, ce nouvel Isak ? Pour approcher l'étoile montante, il faut revenir au Pays basque, du côté de San Sebastián. Depuis deux ans, c'est ici qu'il brille : à la Real Sociedad. Un chiffre ? 17 buts en 34 rencontres de championnat pour Isak, élément central de la cinquième place finale de Liga de la Sociedad, dans une saison déjà auréolée d’une victoire en Coupe du Roi 2020 contre le rival basque de Bilbao. Le virevoltant Suédois en profite pour empocher le titre de meilleur buteur de la Real, et pour quasiment doubler son total de la saison précédente (9 buts en 2019-2020). Tout ça à 21 ans.

« Contre nous, il avait marqué un but tout seul en partant des 35 m et en éliminant 4 joueurs. » Joris Delle

Des buts à la pelle, mais aussi une vraie intelligence de jeu. Depuis son banc, le coach Imanol Alguacil s'appuie sur ce joueur hybride aux capacités d’adaptation au-dessus de la moyenne. Le Français Joris Delle, qui a évolué en Eredivisie à Feyenoord au moment où Alexander Isak faisait le bonheur de Willem II, décrit le Suédois comme un « grand attaquant longiligne, autant capable de jouer en pivot que dans la profondeur, qui pèse sur une défense. Contre nous, il avait marqué un but tout seul en partant des 35 m et en éliminant 4 joueurs » . Et peser sur la défense, Isak sait le faire. Un coup, il use de sa grande qualité de percussion et de sa technique dans les petits espaces pour débouler sur un côté en éliminant trois joueurs. L’autre, il se transforme en renard de surface à l’anticipation sans faille. Du haut de ses 21 ans, le gamin de Solna donne l’impression de savoir tout faire, et de l’avoir fait toute sa vie.

Adoubement.


Hybride, Alexander Isak l’est aussi au sein du collectif. Avec sa sélection, il s’intègre parfaitement au 4-4-2 habituel de Janne Anderson. Dans une attaque à deux têtes, il se retrouve associé à Robin Quaison, Zlatan Ibrahimović, ou plus récemment Dejan Kulusevski face à l’Arménie le 5 juin. Si le buteur de la Sociedad doit faire face à une concurrence rude au sein d’une attaque qui compte également le vétéran de Krasnodar Marcus Berg, il s’assure par ses performances une place dans chaque liste d’Anderson, et sa sélection à l’Euro sonne comme une évidence au pays. À la Real, son rôle est tout autre. Si Alguacil use parfois d’un 4-4-2 similaire à celui de son collègue suédois, il préfère voir Isak en pointe d’un 4-2-3-1 ou d’un 4-3-3 qui laissent la part belle à ses qualités de finisseur. Pied droit, pied gauche, tête, rien ne résiste au gamin scandinave, qui s’accorde même un coup franc direct plein de finesse face à Levante. Dès lors, la machine infernale des médias espagnols se met en marche comme elle en a l’habitude, et Isak se retrouve annoncé au FC Barcelone. Si les Blaugrana ont finalement jeté leur dévolu sur Kun Agüero, le pavé est jeté dans la marre : Alexander Isak intéresse les plus grands, et ça n’étonne personne.

Un destin à l'Haaland


Avant de s'imposer en Liga, Isak avait déjà pas mal bourlingué. Né de parents érythréens en Suède, il a grandi dans les environs de Stockholm. Plus précisément dans la ville de Solna, 82 920 âmes, siège du 4e club le plus titré de Suède : l’AIK, ses 12 championnats et 8 coupes de Suède. Une ville aussi connue pour avoir accueilli la finale du Mondial 1958 entre la Suède et le Brésil du jeune Pelé, auteur d’un doublé ce jour-là. Bref, une ville qui pue le ballon rond et qui sent vite le talent du jeune Isak, recruté dès ses 6 piges par l’AIF Fotboll. Onze ans plus tard, à 17 ans donc, il y fait ses débuts en professionnel : 29 matchs, 13 buts. De quoi attirer les regards envieux de tout le continent. Un jour de match contre Göteborg, 90 scouts garnissent les tribunes rien que pour lui, venus de l’Ajax, du Bayern, de Chelsea, du PSG ou encore du Real Madrid.


Passé expert dans l’art de polir les diamants bruts, le Borussia Dortmund s’adjuge la mise pour plus de 8 millions d’euros. Mais la marche s’avère trop haute pour lui, alors qu’Aubameyang affiche la forme de sa vie au Signal Iduna Park. L’heure du prêt a sonné pour Isak, envoyé à Willem II en janvier 2019. Le début de l’ascension éclaire avec 14 buts en 18 matchs, dont un triplé inédit sur penalty qui fait dire au joueur : « Jamais auparavant un joueur d'Eredivisie n'avait réussi un coup du chapeau avec trois penaltys. Quelqu'un doit être le premier et c'était moi. » Et cela va vite le devenir. L’été suivant, le Borussia Dortmund le cède à la Real Sociedad pour 6,5 millions d’euros. Malin, le club allemand glisse toutefois une clause de rachat à 30 millions, clause qui pourrait bien être activée dans les semaines qui viennent, alors qu’Isak est aujourd’hui valorisé à 40 millions d’euros.

« Toute la Norvège va m’en vouloir, mais dans trois ans Alexander Isak sera meilleur que Haaland. » Erik Edman

« Nous pensons qu’il a fait le bon pas en avant en rejoignant la Real Sociedad à San Sebastián. Au début, il a impressionné comme remplaçant en marquant des buts. Il est devenu titulaire cette saison. Il a beaucoup marqué de buts ces dernières semaines. Bien entendu, nous suivons tout cela. Que puis-je dire de plus à part que nous sommes très heureux en ce moment avec Erling » , a indiqué Zorc, le directeur sportif, en fin de saison. Sauf que pour Erik Edman et ses 57 sélections avec la Suède, Erling Haaland sera vite ringardisé par Isak, comme il l’a confié à Fotbollskanalen début mai : « Toute la Norvège va m’en vouloir, mais dans trois ans, Alexander Isak sera meilleur que Haaland. Quand Haaland joue en avant-centre, statique, il a beaucoup à améliorer. Lors des derniers matchs internationaux de la Norvège, nous le voyons et je pense qu’Isak est meilleur dans ce domaine. Techniquement aussi, Isak est meilleur. Dans trois ans, il grandira et sera à un niveau physique qui lui permettra de jouer dans des clubs comme Manchester City, Barcelone ou le Real Madrid. » En attendant, Isak doit devenir prophète en son pays dès ce soir face... à l’Espagne, où il brille depuis deux ans.

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    Par Adrien Hémard et Maurice de Rambuteau
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