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Tactique : Lukaku, la planche bleue

De retour en Angleterre après deux ans passés à grandir sous les ordres d'Antonio Conte à l'Inter, Romelu Lukaku n'aura eu besoin que d'une rencontre pour montrer l'évolution de son jeu à la Premier League. Un point doit principalement être mis en avant : le jeu dos au but de l'attaquant belge, passé maître dans l'art de la planche.

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D’un point de vue purement comptable, Romelu Lukaku a toujours fait le boulot. Lorsqu’il arrive au milieu du mois d’août 2019 sur les pelouses du centre d’entraînement de la Pinetina de Milan, Antonio Conte en a parfaitement conscience et n’a d’ailleurs aucune envie de lui parler de chiffres. Pas besoin. Ce que veut l’entraîneur italien, c’est parler palette avec son attaquant belge et lui lancer un avertissement clair : « Romelu, avec moi, il faut que tu sois fort dos au but, sinon, tu ne joueras pas. » Le coach de l'Inter a l’intime conviction qu’une fois passé ce cap, Lukaku deviendra intouchable. Pour le faire grandir en ce sens, il l’installe trois mois durant face à une machine conçue pour les gardiens de but et dos à un adversaire direct (Andrea Ranocchia ou Stefan de Vrij). À chacune de ces séances spécifiques, le numéro 9 des Diables rouges voit alors l’appareil lui envoyer des ballons à 30 ou 40 km/h et doit s’habituer à contrôler, tenir son adversaire à distance, puis remiser en retrait vers ses milieux. « Après trois mois, j’ai eu le déclic et je me suis dit : "C’est bon. Maintenant, dos au but, je pense que c’est mort pour tout le monde" » , rigolait l’intéressé lors d’un entretien donné à la RTBF avant le dernier Euro. Difficile aujourd’hui de lui donner tort : si Romelu Lukaku est avant tout un amoureux de « la verticalité » et des courses dans la profondeur, ses deux saisons passées à l’Inter avec Conte l’ont fait passer du statut de joueur d’espace à celui d’attaquant total, capable de s’adapter à toutes les phases du jeu et d’utiliser surtout son gabarit pour protéger comme personne son ballon et faire ainsi reculer n’importe quelle défense. Désormais, le Belge sait simplement tout faire : marquer (64 fois en 95 matchs disputés avec l’Inter), servir (16 passes décisives sur la même période), créer des occasions, dribbler (deuxième meilleur dribbleur de l’effectif de l’Inter derrière Nicolò Barella la saison dernière), repousser, faire avancer... Voilà ce qu’il en disait à France Football il y a quelques mois : « Je crois que tout le monde ou presque perçoit désormais mon intelligence de jeu. Que les gens soient en train de réaliser que je réfléchis lorsque je joue, que je cherche à me synchroniser avec le reste de l'équipe, c'est cool. À Milan, tout le monde a compris ça et désormais, les gens savent : si tu me mets dans une équipe, je vais faire le travail. »

Le roi de la protection


Après un bel Euro sur le plan personnel, nouvelle preuve le week-end dernier : pour son grand retour sous le maillot de Chelsea et son premier match de Premier League avec les Blues depuis août 2013, Romelu Lukaku a bien fait le travail. Très bien, même. Face à Arsenal, Big Rom n'a même eu besoin que de quatorze minutes pour montrer à l'Angleterre du foot à quel point il avait évolué depuis son départ de Manchester United au printemps 2019. En sortant de la pelouse de l'Emirates Stadium, lorsqu'il lui a été demandé de qualifier sa performance, la nouvelle arme de Thomas Tuchel a répondu « dominante » et il est compliqué de trouver meilleur qualificatif tant Lukaku a joué avec sa victime du jour – Pablo Marí – comme un enfant de dix ans le ferait des heures durant avec un yo-yo. Dimanche, le buteur belge a beau n'avoir touché que 43 ballons – moins que n'importe quel autre joueur titulaire de Chelsea, Édouard Mendy y compris -, tous ont contribué à faire tomber une à une les cartes posées sur la table par Mikel Arteta. Quelques chiffres : Lukaku a tiré huit fois au but, cadré deux fois, marqué une fois, n'a raté qu'une seule de ses passes (sur 20 tentées – aucune manquée dans le camp adverse au passage), a réussi deux dribbles, remporté 57% de ses duels aériens et a subi deux fautes. Au-delà, il a surtout été la cible prioritaire de tous les circuits du 3-4-2-1 d'un Tuchel qui a souligné « le liant » amené par son nouveau pivot royal.

Pour comprendre les dégâts causés aux Gunners par Romelu Lukaku, il faut d'abord revenir sur la structure de Chelsea, dont les forces avaient été décrites la saison dernière par Pep Guardiola quelques jours avant la finale de la Ligue des champions : « Ils jouent avec trois défenseurs centraux et deux milieux récupérateurs... Et les distances entre eux sont tellement proches. En même temps, avec les latéraux, leur structure est si large et ils ont tellement de profondeur avec Timo Werner qui se déplace derrière. Ils vous poussent sur le côté, ils vous pressent, ils ont de bons joueurs au milieu... C'est pour ça que c'est une équipe très difficile à affronter. » Arteta peut en témoigner, son Arsenal ayant aussi été transformé en chewing-gum.


Face à Arsenal, on a retrouvé le 3-4-2-1 de Tuchel. Pour le contrer, Arteta s'est présenté avec un 4-2-3-1 qui a rapidement été dépassé numériquement dans le cœur du jeu, soit car Emile Smith Rowe s'est retrouvé seul face à Kovačić et Jorginho, soit car Havertz est venu décrocher par séquences, soit car lorsque Xhaka ou Lokonga sont venus aider leur jeune meneur de jeu, Havertz ou Mount ont pu être touchés dans leur dos... Chelsea a toujours trouvé une parade grâce à sa structure avec ballon et à l'absence de coordination défensive d'Arsenal.

Maltraité défensivement par Brentford lors de la première journée, Arsenal a de nouveau explosé sans ballon face aux Blues. Romelu Lukaku n'a ensuite eu qu'à appuyer sur les failles ouvertes et à jouer avec la ligne défensive d'Arteta, mangée numériquement sur la largeur (5 contre 4) - à la manière du Portugal face à l'Allemagne lors de l'Euro - comme le premier but l'a démontré.


Trouvé plein axe par Rüdiger, Kovačić a le temps d'armer sur un pas et peut trouver Lukaku...


... dès la prise de balle, Lukaku contrôle grâce à l'inclinaison de son corps et à un ballon placé sous la semelle la distance avec Pablo Marí. Dans cette position, le Belge est intouchable et peut temporiser, alors que Tierney a été attiré par Mount...


... après avoir gagné du temps, Kovacic peut être retrouvé face au jeu...


... Reece James, libéré par le mouvement, peut alors être lancé côté droit pendant que Lukaku s'apprête à déclencher son appel...


... dans son appel, Lukaku fait tomber Pablo Marí à l'épaule et n'a plus qu'à finir dans le but vide.


Alors qu'il espérait que sa nouvelle recrue, également impliquée sur le deuxième but (une action de nouveau bouclée côté droit avec James, constamment mis sur orbite dimanche), soit la « pièce manquante » pour faire grimper encore d'une hauteur supplémentaire son Chelsea champion d'Europe, Thomas Tuchel n'a pas masqué sa satisfaction après la première sortie de son pivot, bien aidé quand même par un Pablo Mari qui a souvent défendu à l'envers (le central espagnol a laissé Romelu Lukaku se tourner vers son pied gauche sur la majorité des séquences) : « Le profil de Lukaku est quelque chose que nous n'avions pas tellement jusqu'ici. Il apporte de la profondeur dans notre jeu, nous aide à respirer face au pressing adverse... Lorsqu'on s'approche de la surface, on peut le trouver dos au but et avec lui, on ne perd pas notre force en contre-attaque. »


Dès sa première prise de balle face à Pablo Mari, le ton a été donné par Lukaku, qui utilise bien son bras pour tenir une distance avec son adversaire direct...


... et pouvoir, comme lui a appris Conte, trouver en retrait ses créateurs (soit Mount, soit Havertz).


Ces situations ont été visibles tout au long de la rencontre...






Trois autres séquences peuvent être dégainées en symbole de la rencontre de Lukaku :



Première séquence : trouvé une énième fois dos au jeu, Lukaku incline encore son corps pour se donner du temps et de l'espace pour faire remonter le bloc...


... après s'être échappé de Pablo Mari, il va passer devant Xhaka...


... avant de devancer Tierney pour trouver James à l'intérieur.


Deuxième séquence : nouveau duel Mori-Lukaku, mais le second a orienté l'affrontement physique de façon à pouvoir rentrer sur son pied gauche...


... il va ensuite prendre le dessus à l'épaule...


... et pouvoir parfaitement lancer Mount dans l'espace.


Troisième séquence, en fin de match où, en planche, Lukaku va trouver James face au jeu pour qu'il puisse lancer Ziyech dans l'espace ouvert dans le dos de l'attaquant belge.


Après s'être baladé pour son retour, Romelu Lukaku, plus complet que Werner, mais qui pourrait monter une alliance brûlante avec l'Allemand, va passer, dimanche, le test ultime pour un attaquant en 2021 : affronter Virgil van Dijk. Ce duel sera à coup sûr un événement de ce début de saison et un bon moment pour que Thomas Tuchel puisse jauger de la puissance de son nouveau bazooka.

Par Maxime Brigand
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