Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options

Serie A : la crise de la quarantaine

Tempête sanitaire de ce début d'année, le coronavirus oblige une part non négligeable de l'Italie du Nord à s’astreindre à une quarantaine morose. Une sale nouvelle pour la Serie A, qui sombre dans un bordel organisationnel à rendre gaga à peu près n'importe quel expert du calendrier.

Modififié
C'est à n'y plus rien comprendre. Ce dimanche, le nec plus ultra de la Serie A, à savoir le sommet Juventus-Inter, devait se jouer à huis clos. Un spectacle en demi-teinte, dont l'Italie ne verra même pas le lever de rideau : la Lega annonçait finalement samedi que le match serait reporté au 13 mai prochain, tout comme AC Milan-Genoa, Parme-SPAL, Sassuolo-Brescia et Udinese-Fiorentina, autant de rencontres qui devaient initialement elles aussi se tenir à huis clos. Une décision prise, selon la Ligue, «  au vu de la succession des nombreuses dispositions réglementaires d'urgence prises par le gouvernement en réponse à cette situation exceptionnelle de protection de la santé et de la sécurité publique. »

À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Problème : le week-end dernier, quatre autres matchs de Serie A avaient déjà été reportés à une date ultérieure : Hellas Vérone-Cagliari, Torino-Parme, Atalanta-Sassuolo et surtout Inter-Sampdoria. Voilà qui enfonce le club nerazzurro dans une dangereuse mélasse calendaire : avec un match de retard sur la Juve, deux sur la Lazio, l'Inter va devoir tenter de combler la distance avec ses deux concurrents pour le Scudetto avec une pression monstrueuse sur ses épaules. D'autant plus que les Interisti ne sont pas à l'abri de nouveaux reports : la Lombardie constitue en effet l'un des foyers d'épidémie du coronavirus, et la Lega a tout sauf l'air d'avoir envie de prendre à la légère cette menace-là.

« L'équilibre du championnat a été altéré »


Si le principe de précaution sanitaire semble fort logiquement primer sur les considérations footballistiques, comment préserver une forme d'équité sportive, dans une Serie A qui voit son calendrier bouleversé ? Pour le directeur général de l'Inter, Giuseppe Marotta, les dés sont déjà pipés et ce sont les siens qui paient les pots cassés. De quoi l'inciter à envoyer un gros tacle dans les guibolles de Paolo Dal Pino, le président de la Lega Serie A : « L'équilibre du championnat a été altéré... C'est une compétition déformée. Il suffit de penser aux blessures et aux suspensions. Et il y a l'aspect psychologique quand on regarde le classement... Toute cette affaire a été mal abordée... La Ligue a décidé de fermer les stades jeudi, puis vendredi, le ministre Spadafora a pourtant déconseillé cette voie-là. Une erreur a été commise par le président de la Ligue, Dal Pino, qui a pris sa décision sans demander l'avis de personne. Ce n'est pas une bonne chose, c'est très grave même. »


Touché, mais pas coulé, Dal Pino n'a pas tardé à tirer sa réponse : « Nous avons dû prendre des décisions guidées par le bien de la nation... Je dois promouvoir le championnat d'Italie et son image dans le monde, retransmettre des matchs avec des stades vides aurait été une mauvaise carte de visite pour le pays... Par ailleurs, la Ligue avait proposé vendredi à l'Inter de déplacer le match au lundi soir, pour ouvrir le stade aux tifosi » (N.D.L.R.: les supporters de l'Inter auraient néanmoins, eux, été interdits de déplacement à Turin) » Un report qui fait de manière compréhensible grincer des dents Marotta : « Nous avons jugé cette proposition irréalisable, pour trois raisons spécifiques. La première, parce qu'elle aurait été contraire à la logique de la protection de la santé, en assumant qu'en seulement 24 heures, on serait passé d'une alarme coronavirus à un feu vert pour les fans. La deuxième, parce que le stade n'aurait été ouvert qu'aux supporters de la Juventus, sans la présence de nos fans... La troisième : parce que si on avait joué ce match ce lundi, cela aurait entraîné le report du match de Coppa Italia Juve-Milan le jeudi (au lieu de mercredi, N.D.L.R.) soit le même jour que Napoli-Inter, ce qui aurait pu soulever d'éventuelles plaintes de la Rai, qui détient les droits TV du tournoi. »

Fonseca de conscience


La suite ? Impossible d'y voir clair. Le football italien trempe dans un brouillard poisseux, comme le reste d'une société italienne condamnée à naviguer à vue. Selon certains médias transalpins, la Fédération italienne se serait finalement mise d'accord avec la Lega Serie A dans la soirée du lundi 2 mars pour jouer les matchs reportés de la 26e journée (dont Juve-inter) non plus le 13 mai, mais les 7, 8 et 9 mars. La 27e journée serait potentiellement décalée au week-end prochain. Une journée de Serie A devrait enfin se tenir entre le 12 et le 14 mai, soit en milieu de semaine, pour ensuite rééquilibrer l’ensemble. Quoi qu'il arrive, les critiques de Marotta ont en tout cas trouvé un écho auprès de certains entraîneurs, comme Paulo Fonseca, le Mister de la Roma, qui propose une solution radicale, pour que la Serie A ne s'en retrouve pas faussée : « On peut avoir un problème d’équité sportive, oui. Pour que nous n'ayons pas de doute sur cette équité, je pense que, si un match est annulé, tous les matchs doivent l’être. Et si on en joue un, tous les autres doivent être joués, que soit à huis clos ou pas. » En attendant, l'Inter a de bonnes raisons de faire la grimace : les Nerazzurri, à 8 points de la Lazio, actuel leader de Serie A, se savent déjà dans la quasi-obligation de remporter leurs deux matchs en retard sur les Biancocelesti. Difficile de ne pas y voir un défi mental et psychologique supplémentaire, dans une lutte pour le Scudetto aux contours déjà controversés.

Par Adrien Candau Tous propos issus de La Repubblica
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Partenaires
Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE

il y a 8 heures La LFP dans l'incompréhension face à la décision de Canal + 28