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  1. // Disparition de Jean-Paul Belmondo

Rudi Garcia : « Belmondo est immortel »

Non, Jean-Paul Belmondo n'avait pas d'yeux que pour le PSG. Ces dernières années, Bébel s'était aussi invité à plusieurs séances d'entraînement de l'Olympique de Marseille, notamment sous Rudi Garcia. Un coach qui, en plus d'être fan inconditionnel de l'As des As, était aussi présent au bord de la pelouse le 13 mars 1973, jour capital dans l'histoire du PSG. Rudi Garcia avait alors 9 ans. Il raconte ses deux rencontres avec la légende du cinéma français.

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Comme beaucoup de monde, vous avez rendu hommage à Jean-Paul Belmondo, lundi, après avoir appris son décès...
Au-delà d’être un monstre du cinéma français, c’est un amoureux de sport, et un grand passionné de football. La preuve : il y jouait et faisait partie de la caste des gardiens de but. En dehors de ça, il a accompagné notre vie, notre jeunesse. On l’a vu faire des choses incroyables au cinéma, avec ses cascades. C’est un pan de notre vie qui disparaît. Je fais partie des fans de Belmondo, d’ailleurs mon film préféré est Itinéraire d’un enfant gâté, où il partage l’affiche avec Richard Anconina, avec qui j’ai la chance d’être ami. Je suis vraiment touché par sa disparition, même si Belmondo est immortel. Au moins, grâce au football, j’ai pu le rencontrer deux fois.


« Imaginez le truc pour le gamin de 9 ans que j’étais : je voyais Jean-Paul Belmondo jouer, quelques minutes avant de voir Just Fontaine. C’était fou. »

Justement, la première fois, vous aviez 9 ans. C’était le 13 mars 1973 à Corbeil-Essonnes, équipe de D3 entraînée par votre père. C'était à l’occasion d’un match amical entre l’équipe de France 1958 et Corbeil-Essonnes, précédé par une exhibition à laquelle participait Belmondo. Tout un programme.
J’avais 9 ans, donc mes souvenirs de cette journée sont un peu vagues. Je suivais souvent mon père les jours de match, mais je me souviens bien de celui-là. Belmondo jouait avec les Polymusclés en lever de rideau, c'était une sorte de Variétés Club de France avant l’heure. Alors imaginez le truc pour le gamin que j’étais : je voyais Jean-Paul Belmondo jouer, quelques minutes avant de voir Just Fontaine et compagnie. C’était fou. Surtout que ça reste l'un de mes premiers souvenirs de foot, après le Mondial 1970. Je crois que c’est l'un des matchs les plus marquants que j’ai vus d’une équipe entraînée par mon père, alors que c’est une rencontre amicale et qu'à l’époque, Corbeil jouait quand même en 3e division. Mais ce jour-là, j’étais simplement émerveillé. Je n’avais pas réussi à parler avec lui, mais ma sœur et ma cousine oui. Enfin, elles sont passées devant lui et le gênaient, involontairement, et il leur a dit, avec sa gouaille : « Allez, magnez-vous de là. » Un petite blague à la Belmondo, c’était sympa.

Au-delà du match, autre chose s’est joué sous vos yeux en ce 13 mars 1973 : la renaissance du PSG. Vous réalisiez ?
Pas du tout. Quand on a 9 ans, on ne réalise pas tout ça. Mais avec le recul, oui. À Corbeil-Essonnes ce jour-là, il y avait quand même Borelli, Hechter, Belmondo et Just Fontaine, premier coach de ce nouveau PSG. On m’en a reparlé depuis hier, et c’est vrai que l’histoire du PSG nouvelle version s’est peut-être jouée, un peu, ce jour-là.

Vous vous souvenez de la prestation de Belmondo ?
Dans les buts, il était très spectaculaire, il faisait le show comme il l’a fait toute sa vie. J’aimerais bien retrouver des archives de cette journée, je vais replonger dans mes cartons pour dépoussiérer mes souvenirs.

« Belmondo voulait comprendre les corrélations entre nos exercices et le match. On a beaucoup échangé, on sentait qu’il s’y connaissait, qu’il était passionné. »

Vous avez des souvenirs beaucoup plus récents et frais avec Jean-Paul Belmondo, puisqu'il a rendu visite à l’OM le 26 août 2018, sous votre mandat.
Il était déjà venu deux ans plus tôt, en août 2016, quelques mois avant mon arrivée. Quand le service communication m’a prévenu qu’il souhaitait venir une journée, j’ai dit oui tout de suite. Il est arrivé avec son acolyte de toujours, Charles Gérard. On les a assis sur un banc vraiment juste au bord du terrain. C’était assez émouvant de les voir tous les deux, de les entendre se faire des blagues. Ils étaient très complices, on aurait dit deux frères. Mais ils étaient vraiment là pour regarder la séance. D’ailleurs, ce jour-là, j’ai laissé les adjoints diriger, ça m’a permis d’être avec eux pour échanger. Sur le banc, Belmondo était très curieux, il voulait comprendre les corrélations entre nos exercices et le match. On a beaucoup échangé, on sentait qu’il s’y connaissait, qu’il était passionné. Il était encore très vif d’esprit malgré son accident. Il n’avait plus tous ses moyens physiques, mais je l’avais trouvé d’une grande dignité. Je le regardais avec les mêmes yeux d’enfant qu’en 1973.

OM.net


Et les joueurs, ils étaient dans le même état que vous ?
Ça parlait certainement moins à certains de nos joueurs, mais pour nous le staff, les dirigeants, ça représentait quelque chose d’important d’avoir Jean-Paul Belmondo et Charles Gérard au bord de la pelouse. À la fin de la séance, les joueurs n’osaient pas aller le voir. On a dû lancer les choses, et pour une fois, ce sont les joueurs qui ont demandé des autographes et des photos. Belmondo s’y est plié, tout sourire. Tous les joueurs ne le connaissaient pas, notamment les plus jeunes qui sortaient du centre, mais lui connaissait les noms de tout le monde ou presque. J’avais prévu le coup en amenant un beau livre sur lui, que j’avais à la maison. Je l’ai sous les yeux là... (Il s’arrête.) Sa signature n’a pas bougé.

« Tous les joueurs ne le connaissaient pas, notamment les plus jeunes qui sortaient du centre, mais lui connaissait les noms de tout le monde ou presque. »

C’est courant ce genre de moment pour un entraîneur professionnel ?
Ça arrive de temps en temps, grâce à la dimension populaire du foot qui passionne tout le monde, quel que soit le statut social ou la notoriété, de l’anonyme au plus connu. Quand j’étais à l’OM, on a quand même reçu le président de la République, Emmanuel Macron (en août 2017, NDLR) ! Il était venu, et on avait même fait un petit match. Ça fait partie des privilèges du monde du foot, encore plus quand on parle de l’OM, où on a reçu aussi Gérard Jugnot, je me souviens. À la Roma, c'était pareil. Je ne connaissais pas trop le monde du cinéma et de la culture en Italie avant d’y entraîner, mais il y a beaucoup de personnalités italiennes qui suivent la Roma.

Pour revenir à cette rencontre à Marseille, vous aviez parlé de quoi ce jour-là ?
On a beaucoup parlé de foot, parce qu’il était venu pour ça. On avait parlé de théâtre aussi, de ses projets. J’en ai profité aussi pour discuter d’Itinéraire d’un enfant gâté. C’était un film important pour lui aussi, parce que c’est celui qui lui a valu son César de meilleur acteur, même si Belmondo avait un rapport compliqué avec les César, vu que son père était sculpteur. (Belmondo n'a jamais pardonné au sculpteur-compresseur César d'avoir vivement critiqué le travail de son père Paul Belmondo, NDLR.)

Tout dirigeant pionnier du PSG qu’il était, vous lui avez offert un maillot de l’OM. Il l’a pris ?
C’était la moindre des choses de leur offrir, oui ! Et il l’a reçu avec un grand sourire, parce que c’est avant tout un amoureux du sport. Et sinon, il ne serait pas venu à l’entraînement de l’OM, non ?

Ni au match le lendemain contre Rennes au stade Vélodrome d’ailleurs. Il avait alors dit « Je trouve qu'il leur manque un avant-centre... » Il avait raison, non ?
(Rires.) Comme quoi, il a toujours eu un avis aiguisé et avisé. Ce jour-là, on a marqué deux buts quand même, donc il manquait peut-être un deuxième avant-centre aux côtés de Valère Germain, à la limite. C’est sûrement ce qu’il voulait dire.

Propos recueillis par Adrien Hémard
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