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Les rois du silence

Dans un Parc des Princes à huis clos à cause du coronavirus, le Paris Saint-Germain doit chasser ses démons pour retrouver les joies d'une qualification en quarts de finale de Ligue des champions. Pour cela, le club de la capitale doit se concentrer ce soir sur le terrain pour effacer la déception du match aller et renverser le Borussia Dortmund.


Cette fois, le PSG n’aura pas besoin d’attendre les dernières secondes de la rencontre pour entretenir le mythe. Avant même son coup d’envoi ce mercredi soir, le huitième de finale retour de Ligue des champions contre Dortmund ressemble déjà à un moment d’histoire à part pour le club de la capitale. Pas de remontada à l’horizon, pas encore de mimine de Presnel Kimpembe, mais une épidémie mondiale baptisée Covid-19, ou plus vulgairement coronavirus, obligeant la préfecture de police à décréter un huis clos total au Parc des Princes - le cinquième pour le Paris Saint-Germain depuis sa création, le troisième à domicile - pour la réception de Dortmund. « S’il y a une décision de huis clos, on doit l’accepter. Est-ce qu’on veut jouer avec nos supporters ? Bien sûr, avait anticipé Thomas Tuchel en conférence de presse vendredi dernier. Nous sommes plus forts avec les supporters, c’est clair. Dans un match comme celui de mercredi, tout le monde doit être dans sa meilleure forme : les joueurs, l’entraîneur et les supporters. » Plus besoin de brosser les habitués de la porte de Saint-Cloud dans le sens du poil, même si la mission reste la même pour l’entraîneur et les joueurs : il faut faire tomber les masques et briser la supposée malédiction des huitièmes, car le PSG n’a vraiment plus le droit de se planter.


Paroles, paroles, paroles

Dans les rangs parisiens, l’heure n’est plus aux discours. Une chance pour Tuchel, qui n’a pas eu besoin de lâcher les habituels poncifs d’avant-match, la traditionnelle conférence de presse ayant été annulée à la veille de la revanche contre Dortmund. Pas d’agacement, pas d’indications tactiques, pas de questions idiotes et pas d’interrogations sur l’avenir du technicien allemand en cas d’élimination ce mercredi soir. Ouf. Pour les adeptes de la communication, les joueurs parisiens ont quand même eu le temps de faire doucement monter la sauce depuis la défaite au Signal Iduna Park (2-1). Keylor Navas a prévenu ce week-end : « Nous voulons tout gagner, mais nous savons que pour gagner, il faut continuer de fournir beaucoup d’efforts, travailler, être responsables et faire les choses de la meilleure façon possible. Nous sommes dans cet état d’esprit en ce moment. » Pablo Sarabia, lui, a voulu rassurer son monde dans les coursives du Groupama Stadium après la demi-finale remportée contre l’OL (1-5) : « L’équipe monte en puissance. Nous sommes meilleurs tactiquement et défensivement aujourd’hui. Même lorsqu'on subit la pression. C’est bien avant ce match de Dortmund qui est fondamental pour nous. Si nous n’avons pas confiance en nous, personne ne l’aura. » Toujours les mêmes promesses, toujours les mêmes discours et toujours le même constat : le Paris Saint-Germain ne sait plus comment faire pour préparer sereinement une double confrontation décisive en Ligue des champions.

Revenir au foot

La faute à la poisse ? Un peu. Il faut dire que personne ne pouvait anticiper une telle crise sanitaire. La faute, aussi, au fonctionnement d’un club devenu spécialiste en matière de sabordage à l’approche des grandes échéances. Leonardo, très discret depuis trois semaines, peut accuser les médias de « négativité » , mais la panique est surtout devenue une marque de fabrique en interne au PSG. Au point de transformer une courte défaite 2-1 à l’extérieur dans un huitième de finale aller de C1 en véritable catastrophe, accentuée par des sorties hasardeuses devant la presse, une soirée d’anniversaire arrosée 48 heures après le « drame » ou l’enchaînement des psychoses à chaque petit bobo chez un joueur parisien. Résultat, Thiago Silva, Neymar et Cavani devraient bien être de la partie, alors que Mbappé doit se battre contre une angine depuis dimanche. « Est-ce qu'un joueur est à 100% s'il ne s'entraîne pas pendant trois jours ? Kylian a un peu de fièvre, mais pas trop, a brièvement précisé Tuchel au micro du privilégié RMC Sport. Peut-être qu'il pourra s'entraîner un peu aujourd'hui (mardi) et qu'on pourra le laisser jouer demain, mais c'est trop tôt pour parler de ça. » Une incertitude de plus, pour changer.


Et le foot dans tout ça ? Dans une enceinte vide, sans la pression du public, ni la ferveur des supporters, Tuchel a l'occasion de se racheter après l'échec du match aller. Entre ses deux grands rendez-vous contre Dortmund, le champion de France s'est imposé contre Bordeaux (4-3), Dijon (4-0) et à Lyon (1-5), sans vraiment se rassurer, ni gagner en certitudes. Mais en posant une base : le technicien allemand devrait lâcher son 3-4-3 de l'aller - qui n'a pas vraiment convaincu le vestiaire, ni l'actionnaire à Doha, selon L'Équipe - pour rester dans un 4-4-2 travaillé depuis trois mois en Ligue 1. L'idée ? Imposer son style, ses idées et ne pas sombrer une nouvelle fois collectivement face à la bande de Lucien Favre. Surtout qu'en face, le Borussia n'a pas vraiment perdu en confiance, enchaînant également trois succès en championnat (contre le Werder, Fribourg et Gladbach) et comptant seulement deux absents majeurs (Reus et Delaney) pour cette deuxième manche. Avec ou sans Mbappé, le PSG le sait, il doit inverser le rapport de force. Même si Hummels a voulu annoncer la couleur ce week-end : « À Paris, nous pouvons également perdre 7-6 et nous serons quand même qualifiés. » Un nouveau scénario rocambolesque dont le PSG pourrait bien se passer.



Par Clément Gavard Propos de Keylor Navas tirés de PSG TV
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