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Nuits-Saint-Georges, un mauvais cru pour le foot

Le Tour de France met le cap sur la Bourgogne et un des hauts lieux de la production viticole. Si un bon Nuits-Saint-Georges se partage et se déguste, tout le monde ne peut pas y tremper les lèvres, le foot étant banni de la cité. Voyage dans un pays où vin et football ne font pas bon mélange.

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Du cyclisme, du rugby, du tir, de la boule lyonnaise, de la pêche à la carpe, de la plongée, du dressage canin, de la chasse... Il y a de quoi s’occuper les mercredis après-midi du côté de Nuits-Saint-Georges. Pourtant, la bouteille semble bouchonnée quand on se rend compte qu’il n’y a ni club ni terrain de foot dans ce chef-lieu de canton à la renommée mondiale. Une rareté pour un bourg de 5 578 âmes, quand on sait que l’Hexagone compte plus de 15 000 clubs répartis dans les 35 000 communes (dont la moitié recense moins de 5 000 habitants). La principale raison à ce manque vient du fait que « Nuits-Saint-Georges est une terre de rugby depuis toujours » , comme le scande Alain Cartron, le maire de la ville.

Le Club Sportif Nuiton a célébré cette année ses 90 ans avec une montée en Fédérale 2 et compte une réserve de 500 licenciés et une école de rugby. Un poids lourd dans une région rurale. « Comme dans le Sud-ouest, les vignerons et les agriculteurs se retrouvent plus dans la pratique du rugby, estime l’élu nuiton. Ce sont des gens costauds qui aiment le défi physique que propose ce sport. Vous voyez Didier Retière, qui était dans le staff du XV de France ? Eh bien, il a joué chez nous. Ça donne une idée du genre de beaux bébés que l’on trouve dans nos vignes. »

Celui qui boit est celui qui ne joue pas


Mais au pays des cuves, difficile d’entendre qu’il n’y a de la place que pour les packs de huit. « Cette préférence a été appuyée par la volonté de la commune, puisque M. Bernard Barbier, sénateur-maire de 1969 à 1995 et grand fan de ballon ovale, a toujours refusé d’installer un club de football ici, resitue Rémi Cornot, le président de l’Office municipal des sports. Ses arguments étaient qu’il n’y avait pas la place pour installer un terrain de football et que les trois ou quatre clubs aux alentours suffisaient pour la pratique du foot. » En plus d’être entourée de vignes qui fournissent la principale activité économique du coin, Nuits-Saint-Georges est cernée par quatre clubs qui se partagent ceux qui utilisent leurs pieds pour autre chose que presser les grains de raisin.

L’ASI Vougeot au nord, le FC Hautes Côtes à l’ouest, le FC Corgoloin/Ladoix et le FC Argilly au sud, évoluant dans les divisions de district, sont implantés dans un rayon de dix kilomètres dans la vallée de la Saône. Patrick Aucaigne, président du club de Vougeot, déplore cette anomalie. « La municipalité a décidé de laisser le foot aux alentours et de permettre au rugby de régner seul à Nuits. C’est super pour eux, ils ont des résultats, mais c’est dommage pour les autres. Je prêche pour ma chapelle, mais si vous interrogez les handballeurs ou les basketteurs, ils vous diront la même chose. »

Qui paye sa tournée ?


En soi, l’absence de concurrence d’une agglomération, qui aurait pu vampiriser tous les licenciés potentiels, devrait être une bonne chose pour les présidents des petits clubs. « C’est un échange qui se fait, les jeunes de Nuits qui veulent jouer au foot se déplacent dans les villages et ceux des villages viennent à Nuits pour jouer au rugby » , abonde M. le maire. « On compte environ 60% de Nuitons dans nos effectifs, surtout chez les jeunes » , compte Patrick Aucaigne, qui n'arrive pourtant pas à aligner des équipes dans toutes les catégories. « Il y a eu des ententes ponctuelles entre les clubs, mais on est géographiquement opposés : il faut à chaque fois traverser Nuits pour passer d’un terrain à l’autre. Pour bien faire, il faudrait un terrain central à ce canton. Et puis, en étant autant éclatés, on a du mal à suivre financièrement. » Logique, puisque les petits patelins, même regroupés, ont forcément moins de subventions à allouer qu’une commune aussi riche que Nuits-Saint-Georges.


Du côté de l’hôtel de ville, on ne partage pas du tout ce constat. Alain Cartron assure que la ville contribue également au budget de ses clubs. « Notre stratégie est claire : on veut laisser de l’attractivité aux villages alentours pour assurer l’équilibre et la solidarité dans le territoire » , explique-t-il. Plusieurs initiatives ont été prises par les clubs locaux pour infiltrer le ballon rond à « NSG » , comme l’organisation d’un tournoi international de futsal dans le gymnase de la commune. « On a fêté les cinquante ans du club l’année dernière et on avait fait un événement à Nuits avec Bruno Génésio, Gérald Baticle, David Linarès et Éric Carrière. On a eu du mal à remplir le gymnase, soupire le président vougeotin. Malgré le fait que le foot soit le sport le plus populaire au monde, celui avec le plus de licenciés en France, eh bien à Nuits, la dynamique s’est inversée. » De quoi mettre un peu d'eau dans son vin.



Par Mathieu Rollinger Tous les propos recueillis par MR.
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