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Non, cette Ligue des champions n'est pas un titre au rabais

Alors que l'UEFA a modifié les règles du jeu pour permettre à cette édition de Ligue des champions d'aller à son terme, des voix se sont levées pour discréditer le futur vainqueur de la compétition. Sous prétexte que celui-ci serait un gagnant au rabais, alors que c'est totalement faux.

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C’est un débat qui dépasse la Ligue des champions. Qui dépasse même le football. En raison de la pandémie du coronavirus qui a mis à l’arrêt le sport mondial – à l’exception des irréductibles Biélorusses – et fait modifier les règles de certaines compétitions, le vainqueur d’un trophée doit-il avoir un astérisque à côté de son nom ? En d’autres termes, celui-ci est-il un vainqueur au rabais ? Sur la scène nationale, il n'y a parfois aucun débat : Liverpool ou le Bayern Munich, par exemple, sont des gagnants « normaux » puisqu'ils avaient déjà 30 points d’avance avant la pause du Covid. En revanche, le débat se porte sur la C1. Mais aussi sur la NBA, en basket-ball. Deux compétitions qui ont modifié leurs règles, afin d’aller au bout de l’exercice en cours.


Pour certains, comme le légendaire pivot Shaquille O’Neal, le « futur champion ne sera pas respecté » comme il l’a expliqué dans USA Today : « N’importe quelle équipe peut gagner le titre cette année, donc il y a un astérisque. » Sauf que, mis à part les férus de la grosse balle orange, qui se souvient qu’il y a eu un lock-out lors des saisons 1998-1999 et 2011-2012, réduisant ainsi le nombre de matchs de saison régulière ? Personne. Pourtant, à l’époque, beaucoup estimaient qu’il y avait un astérisque sur le titre des Spurs et du Heat. Un astérisque vite envolé, comme celui accolé au nom du futur vainqueur de cette édition de Ligue des champions.

Un format digne d’une Coupe du monde


Oui, le format de cette Ligue des champions a été totalement bousculé avec notamment la suppression des matchs aller-retour en quarts et en demies ou le choix d'un lieu unique pour y disputer le Final 8. Mais les équipes ne vont pas non plus s’affronter sur un pile ou face, un pierre-feuille-ciseaux ou un Time’s up. Non, le format dégainé par l’UEFA est finalement celui qu’on retrouve dans la plus prestigieuse compétition de football : la Coupe du monde. Et si ce format permet effectivement plus de surprises, le mondial nous prouve que le vainqueur ne sort pas de nulle part à la fin. Que c’est finalement souvent le meilleur qui gagne, n’en déplaise à la Belgique. Le RB Leipzig et l’Atalanta, forcément avantagés par ce nouveau format, vont tout de même devoir cravacher pour tenter de créer l’exploit. S’ils y parviennent, il s'agira d'un exploit monumental à reconnaître à sa juste valeur.



Reste tout de même le point des supporters. C’est une réalité, le fait de devoir jouer une finale à huis clos et soulever la coupe aux grandes oreilles devant quinze ramasseurs de balle discrédite légèrement le futur vainqueur. Même si là encore, ce moment de la remise du trophée restera surtout comme une photographie de cette période si particulière où les matchs se jouaient à huis clos en raison d’une pandémie mondiale plutôt qu’une photographie d’un vainqueur sans prestige. Surtout, rien ne dit qu’il ne pourra pas y avoir quelques supporters présents à l'Estádio da Luz le 23 août prochain pour assister à la finale. En tout cas, le président de l’UEFA Aleksander Čeferin a envie d’y croire comme il l’a laissé entendre en conférence de presse post-comité exécutif : « Nous ne savons toujours pas s’il sera possible de jouer uniquement avec le public local, avec des supporters qui voyagent depuis d’autres villes ou à huis clos. Aujourd’hui, je dirais qu’ils seront joués sans public. Mais nous devons attendre, car la situation change chaque jour, nous prendrons une décision en juillet. » Si celle-ci est positive, le futur vainqueur en sortira forcément grandi.

Les vainqueurs écrivent l’histoire


Finalement, cette histoire d’astérisque ou de vainqueur au rabais n’est qu’une expression qui sera utilisée par les supporters du camp des vaincus pour tenter de sous-estimer la performance du gagnant. À l’image des supporters parisiens ou lyonnais qui critiquent la Ligue des champions remportée par l’OM en 1993 sous prétexte que les Marseillais ont écarté Glentoran, le Dinamo Bucarest, le CSKA Moscou, les Rangers et le FC Bruges avant d’affronter l’AC Milan en finale... sans vraiment savoir ce que représentait chaque club, à cette époque-là. De leurs côtés, les supporters de l’OM se moquent bien de ce parcours et préfèrent répondre avec la punchline de Booba : « Les vainqueurs l'écrivent, les vaincus racontent l'histoire. »


Ce qui vaut pour l’OM vaut pour tous les autres vainqueurs d’une compétition, que ce soit l’Argentine de 1978 qui remporte le mondial chez elle en plein milieu de la dictature du général Videla ou Barcelone qui glane la Ligue des champions en 2009 après une demi-finale plus que contestée face à Chelsea. Autant d’exemples qui montrent qu’à ce moment précis, le sacre de ces équipes était pointé du doigt. Des années plus tard, ceci reste une anecdote, et tout le monde ne retient que le vainqueur. Peu importe si celui-ci n’a pas pratiqué un beau football, comme le Portugal à l’Euro 2016, ou qu’il a bénéficié de quelques erreurs d’arbitrage pour parvenir à ses fins. Pour les supporters du futur vainqueur, cette Ligue des champions 2019-2020 aura la même saveur que n’importe quelle C1. Et ce, même s’ils devront porter un masque et ne pourront pas se prendre dans les bras pour fêter le sacre.

Par Steven Oliveira
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