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Nicolas Penneteau : « Brûler les habits de Karembeu, c’était sympa »

Avec 711 matchs au compteur, Nicolas Penneteau a une des carrières les plus fournies du football français. Et c’est loin d’être fini. Le gardien de 40 ans qui avait quitté Valenciennes et la Ligue 1 en 2014 revient à Reims pour apporter son expérience, dépanner au cas où, et préparer le futur. Mais avant cela, il se confie sur un passé où il a foutu le feu, peint une voiture et est passé à deux doigts de piéger Juninho.

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À 40 ans, sept ans après avoir quitté Valenciennes, tu pensais retrouver la Ligue 1 ?
Non, pas du tout. Comme je commence à avancer dans l’âge, je ne m’étais jamais imaginé ça. La rencontre en mars avec Mathieu Lacour (directeur général de Reims, NDLR.) est venue un peu de nulle part. Il voulait quelqu’un d’expérience pour encadrer ce jeune groupe et aider les autres anciens pour qu’il y ait une belle alchimie. Ça m’a tout de suite séduit. C’était l’opportunité de me mettre un nouveau challenge et de redécouvrir un peu le championnat, j’ai trouvé ça intéressant.

« La saison dernière, Eiji Kawashima a joué 24 matchs à Strasbourg en étant numéro trois. Et Vincent Planté, un copain, a joué pour Chambly à 40 ans alors qu’il était entraîneur des gardiens ! »

Tu n’avais plus été remplaçant depuis 2000 et tes débuts à Bastia. Ça fait quoi ?
Forcément, je n’ai pas l’habitude. Mais même en étant titulaire dans ma carrière, je me suis toujours dit que j’aurais la même attitude si je devais passer numéro deux, avec l’envie de gagner tous les petits jeux, d’être performant, d’apporter mon dynamisme. Il y a juste le week-end qui change parce que je m’assois en tribunes. Avec l’âge, je m’y fais un peu plus, mais je sais pourquoi je suis venu, je ne suis pas en préretraite. Et puis on ne sait jamais ce qu’il peut se passer avec des blessures ou des suspensions. La saison dernière, Eiji Kawashima a joué 24 matchs à Strasbourg en étant numéro trois. Et Vincent Planté, un copain, a joué pour Chambly à 40 ans, alors qu’il était entraîneur des gardiens !


Dans ton contrat, est-ce qu’il y a une reconversion de prévue ?
Oui, c’est prévu avec le club. C’est moi qui définirai ce qui me plaît le plus, passer les diplômes d’entraîneur des gardiens ou d’entraîneur tout court, parce que les deux m’intéressent. On va définir ça dans les mois et les deux ans qui arrivent. Je vais m’y préparer de plus en plus sérieusement. À 40 ans, il va falloir, quand je vois que je suis dans la dizaine d’âge des entraîneurs, ça commence à être inquiétant. (Rires.) Certains mecs du staff ne sont même pas encore dans la quarantaine !



Tu sais que tu fais partie des dix joueurs encore en activité à avoir joué dans quatre décennies ?
Ouais, c’est assez énorme. (Rires.) On en rigole beaucoup dans le vestiaire avec des jeunes quand je leur dit l’âge auquel j’ai débuté, beaucoup n’étaient pas encore nés. Ça fait plaisir parce que ça montre que j’ai réussi à être performant sur la durée. Et ça fait sourire d’être à côté de noms comme Zlatan Ibrahimović ou Gianluigi Buffon. (Kazuyochi Miura, Roque Santa Cruz, Maxi Rodríguez, Fabio, Shunsuke Nakamura, Yasuhito Endo et Razundara Tjikuzu complètent la liste.)


« Quelques trains sont passés, mais je me dis que si je ne les ai pas pris, c’est que ça devait être comme ça. »
Est-ce que, malgré cette longue carrière, tu as des regrets ?
Quelques trains sont passés, mais je me dis que si je ne les ai pas pris, c’est que ça devait être comme ça. Quand j’étais à Bastia, ils n’ont pas voulu me laisser partir à Paris, qui a pris Letizi, et à Nantes, pour remplacer Landreau. Mais finalement Nantes est descendu, donc c’était un bon choix. À Valenciennes, j’ai eu des contacts avec Toulouse qui jouait la Coupe d’Europe. Mais Antoine Kombouaré venait de partir, et le président Francis Decourrière voulait qu’aucun cadre ne s’en aille la même année que le coach, donc je suis resté.

C’est une de tes plus grandes déceptions ?
Non. Même si j’ai eu les ligaments croisés en 2009, ma plus grosse déception, c’est la descente en 2014. Avec Valenciennes, c’était une énorme tristesse humaine parce que quelque chose n’allait pas dans le groupe. Il y avait trop d’individualisme, pas assez de collectif, qui était une force du club avec l’humilité, l’humain et le travail. On n’a pas réussi à avoir un coach qui permette de faire passer le collectif avant tout. Daniel Sanchez et Ariël Jacobs n’ont pas eu l’impact pour montrer qui était le patron, et le groupe a pris le dessus.

Au contraire, quelle est ta plus grande fierté ?
La plus marquante émotionnellement, c’est avec Valenciennes, quand on obtient notre maintien sur le dernier match contre Nice en 2011, pour la dernière au stade Nungesser. Le sentiment était indescriptible parce que c’était une aventure humaine incroyable. Pour un club comme ça, c’est très fort. C’est comme gagner un titre. On sait aussi que c’est important pour les salariés. Et de voir que le club a réussi à se structurer en s’appuyant là-dessus, avec un très beau stade et un centre de formation, c’est une fierté de se dire qu’on a mis une petite pierre à l’édifice. C’est une fierté d’avoir obtenu plus de maintiens que de descentes, même si j’en ai deux à mon actif. (Rires.)

Est-ce qu’il y a un but encaissé qui te reste en travers de la gorge ?
J’ai fait quelques boulettes quand même, donc ce n’est pas évident. (Rires.) Mais il y en a un qui était assez frustrant, parce que c’est le seul coup franc de Juninho que j’ai pris. Je jouais à Bastia, et on avait mis une tactique au point. Mon défenseur Antar Yahia devait sortir du mur et se placer juste à côté de moi pour que je n’ai pas à gérer tout le but. Juninho fait passer le ballon par-dessus le mur, mais il arrive sur la gauche de Yahia qui était gaucher. Je ne sais pas pourquoi, il veut dégager du pied droit, il loupe le ballon qui rentre dans les cages. C’était une frustration énorme parce qu’on avait fait ce qu’il fallait pour contrer Juninho. J’ai regardé Yahia, il s’est excusé, mais je savais qu’il voulait faire son maximum, le pauvre. Après, j’ai croisé Juninho à la fin du match, il m’a dit : « Tu es le premier gardien à vouloir faire ça et tu as failli m’avoir ! »



« Pauleta et Didier Drogba... Ce sont les deux attaquants où je me suis aperçu qu’à chaque match, ils arrivaient à en mettre un. »
Il y a d’autres adversaires qui t’ont marqué ?
Sincèrement, je pense que j’en ai deux : Pauleta et Didier Drogba. Ce sont les deux attaquants où je me suis aperçu qu’à chaque match, ils arrivaient à en mettre un. L’année où on gagne contre le Marseille de Drogba avec Bastia, on gagne 4-1, mais il marque un penalty. Je pars du bon côté, mais elle tape le poteau et je ne peux pas l’arrêter. Je me dis : « Il a quand même réussi à marquer, ça fait chier. » (Rires.) Pauleta, c’était plus des buts de renard, il a souvent marqué. Mais finalement, ils ont été les bourreaux de beaucoup d’autres gardiens, donc ça va.



À l’inverse, tu gardes en mémoire certains coéquipiers en particulier ?
J’en ai plein. À Bastia déjà, il y a Mickaël Essien. J’ai passé de super années avec le duo Lilian Laslandes - Florian Maurice et Christophe Galtier en entraîneur adjoint. Il y avait aussi Jocelyn Gourvennec en numéro dix et Laurent Batlles. Quand je vois qu’ils sont tous entraîneurs dans des clubs, ça ne me rajeunit pas. (Rires.) Comment passer à côté de Steve Savidan qui a marqué son passage à Valenciennes... On s’entendait très bien parce qu’il m’en mettait plein la gueule à chaque entraînement, et de temps en temps, je le frustrais un peu aussi. Et puis à Charleroi, il y a eu Victor Osimhen que tout le monde connaît maintenant. Il est arrivé un peu de nulle part en prêt de Wolfsburg, et dès les premiers entraînements, on s’est dit : « Oula, lui, c’est un joueur à part. »



Quel est le moment le plus dingue que tu aies vécu ?
Il y a une grosse rivalité entre Charleroi et le Standard de Liège. Au stade de Charleroi, les supporters adverses sont derrière un but. Lors d’un derby, on mène au score, sauf que j’ai 2000 personnes derrière moi et je m’en prends plein la gueule : pétards, briquets, fumigènes... Le match est interrompu une ou deux fois, et on perd 3-2. Il y avait beaucoup de frustration, et comme j’avais été chambré sur le troisième but par Anthony Knockaert, quand je le croise à la fin du match, je le prends par le cou. Étant donné que j’ai une très bonne relation avec le kop de Charleroi, quand on a rejoué le Standard il y a deux ans, ils ont fait un tifo avec moi dessus où je prends Knockaert à la gorge. Mais c’était immense, il prenait toute la tribune. (Rires.) J’étais partagé parce qu’il y avait beaucoup de fierté, ce geste d’amour du kop m’a beaucoup touché. Mais de l’autre côté, c’est un acte un peu violent, on ne doit pas faire ces choses-là...

« David Sauget m’a coupé les chaussettes, mais a dit que c’était Jean-Louis Leca. Donc ce que j’ai fait, c’est que j’ai peint la voiture de Jean-Louis, pare-brise compris, il ne pouvait plus conduire et voir la route, il était emmerdé. »
Et ton souvenir le plus marrant ?
À Bastia, on était un groupe de quelques joueurs avec Jean-Louis Leca, Christian Karembeu, Stéphane Ziani et David Sauget. J’étais plutôt discret, mais eux aimaient bien se faire des crasses. Deux fois ils ont essayé de me faire un coup, mais je leur avais dit que je répondrai au centuple. Parce que moi, je n’emmerde personne, mais si on me fait un truc, je réponds. David Sauget m’a coupé les chaussettes, mais a dit que c’était Jean-Louis Leca. Donc ce que j’ai fait, c’est que j’ai peint la voiture de Jean-Louis, pare-brise compris, il ne pouvait plus conduire et voir la route, il était emmerdé. (Rires.) Et comme David Sauget m’avait menti, je lui ai coupé toutes ses chaussures. Il ne pouvait plus s’entraîner. Plus tard, Karembeu et Ziani ont mis mon T-shirt trempé au congélateur. Quand j’ai voulu le récupérer, c’était une brique. Plus tard, j’étais blessé dans le vestiaire pendant qu’eux étaient sur le terrain et j’ai vu que Karembeu et Ziani aimaient bien s’habiller avec de belles marques. J’ai pris leurs affaires, je les ai mis dans une grosse poubelle noire, avec de l’alcool à brûler. Je suis allé sur le terrain, j’ai allumé et puis j’ai versé leurs affaires cramées encore en train de brûler sur la pelouse. Ça, c’était sympa. (Rires.)

Propos recueillis par Emile Gillet
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