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Marius Trésor : « Si tu te fais chier sur le terrain, pas la peine de choisir ce sport »

Ancien défenseur, capitaine de l’équipe de France, joueur d’Ajaccio, Marseille et Bordeaux, Marius Trésor travaille désormais avec la réserve des Girondins comme adjoint de Patrick Battiston. Le grand Marius nous parle football, société, cinéma et évoque quelques souvenirs de son grand ami Jean-Pierre Adams avec qui il formait la célèbre Garde noire des Bleus dans les années 70.

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Jeune, vous aimiez les films avec Delon, Bronson, Belmondo...
Ils ne jouent plus, mais je les aime toujours.
« Les films cultes que je regarde très souvent sont ceux de Bruce Lee. Lorsque Opération Dragon est sorti, je suis arrivé au cinéma à 13h30. Je suis ressorti du cinéma, il était minuit et demi. Je suis resté les quatre séances à la suite ! »
Les films cultes que j’ai et que je regarde très souvent sont ceux de Bruce Lee, même s’il est mort en 1973. Je me régale et je vais vous dire, lorsque Opération Dragon est sorti, et je le dis sur la tête de mes enfants, je suis arrivé au cinéma à 13h30, ça faisait un quart d’heure que la séance avait débuté. On était au début du film quand il disait au revoir à sa mère sur sa tombe ! Je suis ressorti du cinéma, il était minuit et demi. Je suis resté les quatre séances à la suite ! Je trouvais sa vitesse d’exécution fantastique. À l’époque où je jouais à l’Olympique de Marseille, on avait un président qui s’appelait Fernand Meric, c’est à lui qu’appartenait le cinéma. Il nous donnait des cartes pour y aller. Ces derniers temps, il y a un film que j’ai aimé : Jack Reacher avec Tom Cruise, magnifique. J’ai aussi bien aimé le film Logan, le dernier X-Men ! Si un film est trop mou, je m’endors. Il faut que ça dépote !

Mission Impossible ou James Bond ?
J’ai tous les Mission Impossible et tous les James Bond. C’est un choix difficile, mais je prendrais quand même les James Bond.

Pour ce qui est du film de votre vie, vos débuts dans le foot commencent en Guadeloupe.
J’ai commencé à jouer assez tôt, mais d’une manière tranquille. Mon frère faisait du vélo. Moi, j’ai toujours voulu m’amuser avec mes amis. Le vélo n’était pas un sport où je prenais du plaisir. En plus, quand je voyais l’état dans lequel revenait mon frère ou mes oncles après une chute... Et puis, j’avais la plage de Sainte-Anne où on était très souvent avec mes copains en train de jouer. Je pense que ce sont ces conditions qui m’ont permis d’être physiquement bien pour affronter le sport en Guadeloupe, puis en Métropole un peu plus tard. J’ai fait aussi de l’athlétisme et ça m’a beaucoup aidé.

Hors foot, le petit Marius a fait des bêtises ?
En remontant dans mes souvenirs, je crois que ma mère ne m’a mis une rouste qu’une seule fois. La fois où elle m’a tapé, je le méritais. J’ai pris ça comme un avertissement et à partir de là, j’ai fait moins de conneries qu’avant. Je pense avoir reçu une très bonne éducation de la part de mes parents et c’est ce que j’essaie de mettre en pratique avec mes enfants.

Le motif de cette rouste ?
J’étais avec des amis et j’avais pris cinq francs chez une tante, aujourd’hui ça ne représente pas grand-chose. C’était pour aller acheter des conneries. Ma mère a su que c’était moi, donc elle m’a remis à ma place par une bonne volée. Mes parents m’ont inculqué le respect des aînés, le fait de toujours bien se comporter, ne pas faire le con, respecter les gens, ne pas se laisser aller. Ce sont des principes que j’ai toujours essayé de garder et ça m’a réussi.

Si on comparait la Guadeloupe dans laquelle vous êtes né et celle d’aujourd’hui ?
À mon époque, il n’y avait pas cette invasion des Dominicains, Haïtiens, Jamaïcains... Ils venaient en Guadeloupe, mais c’était vraiment tranquille. Après, il a commencé à y avoir la drogue, des trucs comme ça. Je n’ai pas vraiment connu cette période, mais j’ai un petit neveu qui malheureusement est complètement hors du temps maintenant. Il allait régulièrement sur la plage de Sainte-Anne et les gens l’ont fait fumer et là, il est comme un mort-vivant. Ça fait très mal de voir ça. Moi, tout le temps que j’ai passé sur cette plage, c’était seulement pour jouer au football. À cette époque-là, la plage était immense. On pouvait faire un 11 contre 11 sans empêcher les touristes de bronzer. L’étendue de plage était magnifique. Au fur et à mesure du temps, avec les océans qui montent, on a un peu moins de place pour jouer.

Pourquoi la Guadeloupe a-t-elle autant changé ?
Vous savez, c’est une île. Il n’y a pas beaucoup de possibilité d’emploi. Le taux de chômage y est conséquent. À partir de là, il y a de la délinquance. C’est terrible de voir où on en est alors qu’à mon époque, c’était la joie de vivre. On vivait beaucoup mieux. Maintenant le soir, tu ne peux pas te balader dans certains quartiers de Pointe-à-Pitre. Les gens ont peur. On ne peut plus laisser sa maison ouverte. Des connaissances se sont fait braquer en mangeant chez eux. En 1969, j’avais une belle et sympathique île, enfin elle l’est toujours.

Comment améliorer les choses ?
Faire en sorte que les gens aient un travail. Le taux de chômage est élevé. À partir de là, ils sont capables de faire n’importe quoi.

Vidéo

Avez-vous eu peur au moment de quitter la Guadeloupe ?
Bien sûr que j’ai eu peur.
« Si je n’étais pas tombé dans un endroit aussi merveilleux que la Corse, jamais on aurait entendu parler de Marius Trésor. »
Je quittais un endroit que je connaissais par cœur, mais le fait d’arriver sur une île m’a facilité les choses. Les Corses ne m’ont pas considéré comme un étranger, mais comme un îlien comme eux. J’ai toujours dit que si je n’étais pas tombé dans un endroit aussi merveilleux que la Corse, jamais on aurait entendu parler de Marius Trésor.

On parle beaucoup du racisme sur les terrains corses. Vous n’en avez jamais été victime ?
Non. La seule fois où on m’a parlé de ma couleur de peau sur un terrain de foot, c’était lors d’un match à Angoulême avec Ajaccio en 70-71. L’attaquant adverse a fait une allusion à la couleur de ma peau, mais je lui ai répondu : « Je sais que je suis noir, je suis né comme ça et tes insinuations ne me font rien.  » J’ai joué plusieurs fois à Bastia, je n’ai jamais eu de problème, c’est peut-être parce que j’avais joué à Ajaccio. J’y suis revenu avec Marseille et Bordeaux et en sortant du terrain, je discutais avec les gens, je n’ai jamais entendu de « sale nègre » ou ce genre de truc. Certains joueurs avaient peur de venir jouer en Corse. Ceux-là peuvent dire n’importe quoi. Moi, ça ne m’est jamais arrivé, donc je ne vais pas inventer. En plus, je ne suis pas le seul noir à avoir joué là-bas, regardez l’histoire du football corse : Roger Milla, Jacques Zimako et même dans l’équipe actuelle avec Saint-Maximin... S’ils jouent en Corse, c’est qu’ils y sont bien et n’ont pas de problèmes de racisme. Et il faut aussi savoir se comporter, que ce soit en Corse ou aux Antilles. Parfois, les gens pensent qu’ils arrivent en pays conquis et croient pouvoir faire ce qu’ils veulent. Il faut respecter les us et coutumes des Corses. Après, peut-être que mon intégration a été facilitée parce que j’étais joueur et que les Corses aiment le football. Mes années en Corse, je ne les oublierai jamais.

Georges Boulogne, ancien entraîneur de l’équipe de France, vous décrivait comme un joueur de classe. Quel était votre style ?
Je taclais beaucoup, mais lorsque je le faisais, ce n’était que pour récupérer le ballon, pas pour faire mal ou blesser l’adversaire. L’athlétisme m’a donné la capacité d’aller assez vite, ça m’a beaucoup aidé. Je suis arrivé en équipe de France après deux ans passés dans le football français. Je pense que ce que m’a demandé Georges Boulogne, j’ai réussi à l’apporter à l’équipe de France. J’ai toujours considéré le football comme un jeu. Si tu ne prends pas de plaisir, si tu te fais chier sur le terrain, ce n’est pas la peine de choisir ce sport. Même dans les mauvais moments, j’ai pris du plaisir parce que le football me permettait de me défouler.

Aujourd’hui, on a l’impression que tacler, salir son short, c’est limite dégradant pour un défenseur.
Ceux qui pensent ça ne sont pas de vrais défenseurs, mais nous ne taclions pas à tout-va. C’est en dernier recours, quand tu ne peux plus faire autrement, c’est un geste noble. Des tacles, j’en ai fait des milliers et je n’ai jamais blessé quelqu’un. Il y a tellement de tricherie maintenant. Tu ne touches même pas l’attaquant, il gueule et les arbitres qui n’ont pour la plupart jamais joué au football sifflent alors qu’il n’y a rien.

Vous avez joué attaquant, stoppeur puis libéro, un poste quasi disparu. Expliquez-nous les spécificités du rôle.
À cette époque, on jouait avec un arrière droit, un arrière gauche, un libéro et un stoppeur. Le libéro était un défenseur libre qui était là pour couvrir les trois autres. Quand il prenait le ballon, il était aussi capable d’apporter cette supériorité numérique par ses montées, chose qu’on ne voit plus chez un défenseur central. Les latéraux montaient peu. La plupart du temps, c’était le stoppeur et le libéro qui sortaient. Aujourd’hui, les latéraux apportent le surnombre, débordent et centrent. J’ai regardé jouer le Paris Saint-Germain à plusieurs reprises, quand je vois un joueur comme Thiago Silva, il ne franchit la ligne que pour les coups de pied arrêtés. Le dernier défenseur que j’ai vu sortir pour aller mettre le feu dans la défense adverse, c’est Souleymane Diawara. Bordeaux mène 2-0 à Marseille. À l’arrivée, on fait 2-2 et on a failli perdre dans les dernières minutes parce que dès qu’il prenait le ballon, il percutait, apportait cette supériorité numérique.

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On connaît vos talents de footballeur... mais aussi de chanteur. D’où vient la chanson Sacré Marius ?
C’est la faute de Julien Clerc. J’étais en stage avec l’Olympique de Marseille et je reçois un coup de fil de son secrétaire. Il était invité sur l’émission Le Grand Échiquier. Je crois que sa grand-mère était d’origine antillaise, il voulait que je participe à cette émission. Puis Julien me demande : « Est-ce que tu veux fredonner une petite chanson ? » Je lui réponds : « Je suis un footballeur professionnel, mais un piètre chanteur. » Je me retrouve sur le plateau et il lance : « Il m’avait dit qu’il ne voulait pas chanter, mais il ne va pas refuser de fredonner une petite chanson antillaise avec moi.  » On a chanté Adieu foulard, adieu madras. Lorsque je retourne sur Marseille, deux gars viennent me voir en disant : « On a regardé Le Grand Échiquier, tu sais que tu as une voix extraordinaire... on peut faire quelque chose. » J’ai refusé. Et puis l’équipe de France gagne face à la Bulgarie 3-1. On est qualifié pour le Mondial 78 en Argentine. Dans l’euphorie générale, j’ai accepté, on a fait un 33 tours.

Pour revenir au terrain, qu’avez-vous ressenti au moment de soulever la Coupe de France, votre seul titre obtenu avec Marseille ?
Énormément de plaisir. On avait fait un championnat assez moyen. Je crois qu’on avait terminé 10es, donc pour nous, c’était une façon de sauver cette saison. Le seul garçon qui avait déjà gagné plusieurs Coupes de France était Georges Bereta. Il nous a déridés un peu.

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Vous auriez aimé jouer au Bayern...

Oui, c’était lors de la saison 79-80. Au mois de décembre, je reçois une proposition du Bayern. Je monte à Munich, j’y passe la visite médicale, tout est OK. Il me restait six mois de contrat, il ne manquait que l’accord entre Marseille et le Bayern. Une personne du club a demandé une somme astronomique et ça a capoté. Ça m’aurait permis de connaître autre chose. C’était un challenge assez élevé puisqu'il fallait remplacer Franz Beckenbauer. Ce n’était pas n’importe qui ! J’avais 30 ans, je m’étais dit pourquoi pas.

Vous avez subi des blessures qui vous freineront beaucoup par la suite, mais vous signez à Bordeaux avec un contrat assez révolutionnaire.
Quand j’arrive à Bordeaux en 1980, c’est un challenge. Pour la majorité et on l’a lu dans les journaux, ils considéraient que le football était terminé pour moi. Claude Bez, le président, m’a dit : « On va faire un deal. Tant que nous sommes dans les cinq premiers, aux portes de l’Europe, tu auras quelque chose. En revanche, au départ, 10 000 francs par mois et c’est à toi d’aller chercher le reste.  » Les quatre années où je suis resté à Bordeaux, on a toujours côtoyé les places européennes.

Vous avez vécu une deuxième jeunesse à Bordeaux. Qu’est-ce qui vous plaît tant ici ?
« Je suis venu à Bordeaux en 1980 pour un an et en 2017, j’y suis toujours. »
Quand on s’installe quelque part, il faut aimer la région et elle est magnifique. Ma femme adore la neige. Elle n’est qu’à deux heures, et la mer n’est pas loin non plus. Je suis venu à Bordeaux en 1980 pour un an et en 2017, j’y suis toujours.

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Revenons brièvement sur France-Allemagne 82 où vous marquez cette fameuse volée. Vous avez dit avoir fermé les yeux, c’est vrai ?
Non, je rigole ! Mon ami Patrick Battiston n’arrête pas de me chambrer en disant : « Il voulait dégager, il s’est juste trompé de côté. » Il m’est arrivé de marquer des buts dans d’autres circonstances et dans d’autres matchs. J’ai joué attaquant, il y a des choses qu’on sent, qu’on retient.

Après la Coupe du monde, vous vous retrouvez à l’aéroport, la délégation allemande discute avec l’arbitre. Jean Tigana veut en découdre et vous le retenez.
C’est l’attitude de Monsieur Corver qui était vraiment déplacée. Il nous regardait, discutait avec les Allemands, rigolait. On a été obligés de retenir Jean Tigana qui était furieux, mais l’arbitre n’avait pas à avoir ce comportement.

Et selon vous, pourquoi l’avait-il ?
Avec tout ce qu’il se passait à la FIFA, on peut se demander s’il n’y a pas des choses arrangées, parce que Monsieur Corver avait été très bien en première mi-temps. Le voir passer à côté et complètement disjoncter en seconde et pour le reste du match, tu te demandes si... l’Italie était déjà qualifiée. À cette époque, s’il y avait eu un Italie-France en finale, ça aurait été moins huppé qu’un Italie-Allemagne. On se demande si en haut lieu, il n’y a pas eu des choses qui se sont passées et qu’on ne connaît pas. Je ne comprends toujours pas.

À vos débuts en équipe de France, vous formiez une sacrée paire avec Jean-Pierre Adams, plongé dans un profond coma depuis trente-trois ans après une erreur d’anesthésie.
Vous savez, la première fois que j’ai rencontré Jean-Pierre Adams, on était adversaires, c’était la fois où on a fait un 2-2 face à Nîmes avec Ajaccio. Pendant le match, il y a un ballon entre nous deux et j’ai un coéquipier, Réginald Dortomb, qui me crie : « Chope-le ! Je ne sais pas s’il parlait du ballon.  » On s’est arrêté quasiment en même temps avec Jean-Pierre et il lui a dit : « Entre nous, on ne mange pas de ce pain-là.  » On s’est retrouvé à l’hôtel de ville d’Ajaccio où on a discuté un peu, puis lors de la tournée avec l’équipe de France au Brésil en 72. On a vraiment appris à se connaître. Quand on nous voyait jouer, les gens parlaient de la Garde noire. C’était Ștefan Kovács qui nous avait surnommés comme ça après une victoire en Pologne. À cette époque, il n’était pas courant que la France gagne un match à l’extérieur.

Quel genre d’homme était Jean-Pierre Adams ?
C’était un roc. Jouer derrière Jean-Pierre, c’était un régal. Lorsque l’attaquant arrivait à sortir de ses griffes, il ne restait pas grand-chose, donc c’était tout bénef pour moi. On a passé de très bons moments ensemble. Il n’y avait pas d’iphone ni de tablette, donc on jouait souvent aux cartes, au tarot. Même ceux qui ne jouaient pas étaient intéressés. On était toujours en train de discuter. Pour moi, Jean-Pierre était un joueur exceptionnel et ce qui lui est arrivé est vraiment dommage.

Propos recueillis par Flavien Bories
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