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Marçal, le nouveau centre

Replacé au cœur d’une défense à trois lors du derby gagné vendredi dernier par l’OL, le latéral gauche brésilien a confirmé ses qualités au poste mercredi, en Ligue des champions, face à Manchester City, malgré un duel perdu sur l’égalisation d’Agüero. Résultat, Bruno Génésio devrait le réinstaller dans l’axe samedi, à Lille. Drôle de transformation.

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Première face. Celle du « citoyen lambda » , du type qui a assez passé sa vie à voyager – sept déménagements en huit ans – pour ne pas avoir la frousse de se glisser dans un nouveau décor. Mise en situation : le 16 octobre 2016, Fernando Marçal de Oliveira est à Bédée (Ille-et-Vilaine), à la Fête de la soupe. Alors qu’il se balade en famille, au lendemain d’un Guingamp-Lille transformé en succès grâce à un but de Sloan Privat, le Brésilien, débarqué dans le coin moins de deux mois auparavant, est arrêté par des inconnus et invité à participer à un concours de tir à l’arc, sommet de la sauterie de village. Résultat ? Marçal plie l’affaire et gagne. Deuxième face. Celle du joueur, du « latéral gauche moderne » qui a tapé un jour dans l’œil du responsable de la cellule de recrutement de l’EAG, Stéphane Carnot, et qui est arrivé en Bretagne en août 2016 à la suite de l’échec du dossier Ermir Lenjani. Un joueur qui a surtout changé de dimension : mercredi soir, face à Manchester City, Marçal a disputé le premier match de Ligue des champions de sa carrière, à vingt-neuf ans. Et, pour l’occasion, il ne s’est pas contenté de se présenter sur la pelouse. Non, il a une nouvelle fois changé de rôle. Stupéfiant.


Cette fois encore, personne ne l’avait vu venir, et il se murmure même que tout le monde avait oublié que Marçal pouvait être encore utile à l’OL, si ce n’est pour dépanner. Son début de saison ? Une misère : des miettes de Ligue 1 (une titularisation contre Nantes fin septembre, deux autres en octobre, face à Nîmes et à Angers), la faute à une vieille blessure au mollet, subie lors de son passage en Turquie, à Gaziantepspor (2015-2016), qu’il n’avait jamais vraiment soignée, faute d’un service médical développé, et qui s’est réveillée durant l’été. De cette période, il parle d’une parenthèse difficile, à regarder ses amis cavaler sur le terrain. « Tu ne peux rien faire, confiait-il récemment sur le site de l’OL, qu’il a rejoint durant l’été 2017. Tu dois juste rester en soins. Ce n’est pas facile dans la tête, mais cette épreuve s’est tout de même bien passée. J’ai été beaucoup de temps hors du groupe. J’ai donc besoin de travailler pour me refaire une place. » Pas simple, surtout quand Ferland Mendy explose de la sorte à son poste.


« Un tel pied gauche ? Je pense n'avoir jamais vu ça ! »


Alors, Marçal a attendu son tour et est devenu une option tactique dans la tête de son coach, Bruno Génésio, avec qui le néo-blond s'était embrouillé en mars dernier et qui a trouvé au fil des semaines le 3-5-2, système qu’il estime comme « le plus adapté à l’effectif et aux qualités des joueurs » . Un schéma tactique qui règle surtout plusieurs problèmes récurrents de l’OL : désormais, Houssem Aouar et Tanguy Ndombele peuvent se focaliser sur la fermeture des lignes de passes intérieures adverses, les latéraux ont davantage de libertés offensives, et la défense à trois permet de soigner la relance. Un secteur précis où on a retrouvé Marçal, vendredi dernier, à l’occasion de la réception de l’AS Saint-Étienne et où le Brésilien a excellé partout (quatre duels aériens gagnés, quatre interceptions, plus de 80% de passes réussies, près de 90 ballons touchés, record de l’équipe sur la soirée, trois fautes subies, huit ballons récupérés, onze duels gagnés, huit dégagements). « La première fois, c’est toujours bizarre, note Stéphane Carnot, attentif à l’évolution du bonhomme. Mais je ne suis pas étonné, même si lorsqu'il est parti de Guingamp, il savait qu’il devrait progresser sur le côté défensif de son jeu. Le reste, il l’avait : c’est quelqu’un de très juteux, dynamique, avec un pied gauche excellent et une qualité de relance rare. Le voir comme ça, c’est étonnant, car chez nous, c’est surtout sa qualité de centre qui éblouissait. Je pense d’ailleurs n’avoir jamais vu ça : il ne se trompait jamais, trouvait toujours le bon partenaire, au bon endroit... Si tous ses centres avaient été concrétisés, il aurait été meilleur passeur de Ligue 1, et de loin. C’est cette qualité qui lui sert aussi dans la relance, qui est le premier des gestes offensifs. »



Une relance que Marçal a rapidement couplé avec une lecture du jeu assez impressionnante pour un puceau au poste. De nouveau installé dans ce rôle face à City, mercredi, le natif de São Paulo a une nouvelle fois rendu une copie plus qu’intéressante aux côtés de Jason Denayer et Marcelo, même s’il a été trop court sur l’égalisation de Sergio Agüero en fin de match. Cette fois encore, il aura été l’un des Lyonnais les plus sollicités (69 ballons, troisième total derrière Ndombele et Aouar), mais aussi l’un des plus impliqués défensivement, sa propreté dans les sorties de balle ayant énormément bonifié les transitions offensives de l’OL. Samedi, à Lille, il devrait une nouvelle fois montrer sa tête dans un plan à trois qui réussit pas mal à Génésio et qui fait ressortir les qualités d’un collectif qui peut maîtriser n’importe quel adversaire lorsqu'il est dans une forme commune. « Une évolution bizarre, mais plus que convaincante, donc à revoir » , glisse Carnot. Rendez-vous à 17h, pour une nouvelle étape de l’évolution.



Par Maxime Brigand Propos de Stéphane Carnot recueillis par MB
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