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Le carnet tactique de la neuvième journée de Ligue 1

Cette saison, So Foot revient après chaque journée de Ligue 1 sur trois points tactiques. Cette semaine, coup d'œil sur le retour dans l'axe de Martin Terrier, la nouvelle excellente copie rendue par Jonathan Bamba et les 30 bonnes premières minutes du FC Metz à Nîmes.

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➩ Terrier dans l’axe : plus tu le mets, plus t’en as


Pour la deuxième attaque du pays, c’est franchement la honte. Samedi, face à Brest, le Stade rennais a écrit l’une des pages de son histoire moderne : pour la première fois depuis qu’Opta analyse la Ligue 1, le club breton a tiré dix fois au but sans cadrer la moindre frappe en première période. Du jamais-vu. Pire : la bande à Stéphan a réussi cette exploit une semaine pile poil après s’être inclinée à domicile contre Angers (1-2) au terme d’une rencontre à un tir cadré sur onze tentés. Mais, miracle, aujourd’hui, tout le monde s’en fiche, puisque les Rennais, longtemps sans jus, ont quand même réussi à faire sauter deux fois le verrou brestois grâce à deux couteaux sortis sur coups de pied arrêtés. Le premier l’a été par Damien Da Silva, bien placé au second poteau pour smasher un coup franc de Del Castillo, le second a été dégainé par Nayef Aguerd à la retombée d’un corner de Bourigeaud. Ainsi l’actuel troisième de Ligue 1 a retourné le Stade brestois en quatre minutes grâce à ses deux meilleurs buteurs (oui, c’est aussi ses deux centraux), et Julien Stéphan a réussi à économiser une boîte de Doliprane, tout en soulignant : « On a des pieds, des joueurs qui se lancent bien, de bons réflexes qui ont été trouvés. Ça fait partie intégrante du jeu, mais notre match a été bien plus riche que ça. » Ah oui ?


Alors, que retenir de ce Rennes-Brest ? Peut-être avant tout que les hommes de Stéphan se sont de nouveau cassé les dents sur un bloc compact et ont peiné à varier leurs circuits offensifs. Prévisible et au ralenti, le Stade rennais a dû attendre la 24e minute de jeu pour réellement surprendre son invité du jour : après une énième sortie balle au pied de Damien Da Silva, qui a touché 129 ballons samedi, là où Aguerd en a tripoté 146 et Nzonzi 131, Hamari Traoré a alors enfin lancé un appel dans l’interligne droit et non le long de la ligne, ce qui a forcé Perraud à sortir et donc à ouvrir un espace pour Del Castillo. Au bout du mouvement, Martin Terrier a été trouvé en retrait et a envoyé le ballon embrasser la barre de Gautier Larsonneur. Stéphan, toujours : « Déséquilibrer des blocs aussi compacts, ça demande beaucoup de justesse technique, de vivacité dans les petits espaces, de la présence dans la surface de réparation... » Tout ce que lui a apporté un Terrier replacé dans l’axe et souvent seul dans sa bataille lors de cette rencontre. Déjà très bon face à Krasnodar en Ligue des champions, l’ancien Lyonnais a ressorti une nouvelle copie presque impeccable, en partie grâce à son repositionnement au sommet d’un 4-4-2 aux côtés de Guirassy et non à la gauche d’un 4-3-3.


En phase de construction, Martin Terrier, suivi de près par Belkebla, est venu se placer à gauche de Léa-Siliki. Son premier rôle a alors été assez simple.


Souvent positionné entre les deux milieux centraux brestois, Terrier a été un appui pour la sortie de balle, soit pour Nzonzi, soit pour Da Silva, soit pour Aguerd, formant avec les trois relanceurs rennais un triangle.


Plus haut sur le terrain, il a également eu ce rôle, histoire d’assurer la circulation du ballon.


Ici, Terrier attire deux joueurs sur lui et déclenche au bon moment vers un Doku libre. Un geste très gourcuffien.


Dans un match fermé, son rôle a surtout été de faire exploser les lignes soit par des courses, soit par la passe. Ici, il se retourne et va prendre le meilleur sur le milieu brestois avant de trouver Guirassy.


Autre situation : face au jeu, Terrier anticipe la sortie de Chardonnet et trouve Guirassy. Malheureusement, l’ancien Amiénois ne rejouera pas en profondeur en première intention.


À plusieurs reprises, Terrier va cependant être suivi dans ses intentions : ici, il enclenche face au jeu avec Guirassy et va ensuite écarter côté droit.


Trouvé sur le côté, Del Castillo centre au premier poteau et Terrier va prendre à côté.


Ici, l’action de la barre transversale.


Terrier n’a également pas hésité à prendre la profondeur comme sur cette séquence, qui va déboucher sur un centre vers Guirassy.

Hyperactif (quatre tirs, deux passes-clés, quelques bons centres, plusieurs une-deux réussis devant la surface, des bons services dans la surface), Terrier a été la menace la plus convaincante du week-end côté rennais et a prouvé que ce rôle axial pouvait être une bonne solution face à un bloc aussi compact. Les ingrédients : une grosse intelligence situationnelle, une agilité dans les petits espaces, une capacité à créer des occasions et à varier les approches, mais aussi une grosse générosité défensive sur certaines séquences. Dans l’enchaînement des matchs et dans un onze qui peine de plus en plus à se montrer créatif, c’est une arme de plus à la disposition de Stéphan, et en ce moment, elle n’est pas forcément de trop.




➩ Et ça fait Bamba cafew


On n’avait pas vu Christophe Galtier aussi rouge depuis un paquet de semaines. Dimanche soir, le choc entre le LOSC et l’OL a d’abord été spectaculaire, rythmé, imbibé d’intentions offensives, puis ce sommet a vrillé après l’expulsion de Marcelo à quarante minutes du terme. Résultat, on a vu l’actuel dauphin du PSG passer sa deuxième période à tourner autour de la surface lyonnaise, empiler les frappes (dix tentées, trois cadrées lors la seconde mi-temps), mais aussi s’enfoncer dans une drôle de frustration. En sortant de scène, Benjamin André a résumé l’affaire : « En deuxième période, on n’a pas fait ce qu’il fallait dans la vitesse de passe, dans les prises de risque... On aurait pu faire des décalages, mais ils ont bien défendu, c’était compliqué. Contre un bloc bas, c’est différent d’attaquer. Nous, notre plan de jeu, ce sont des attaques rapides, donc c’est plus compliqué. On doit plus en vouloir, plus centrer, mettre plus de pression... C’est ce qu’on n’a pas su faire. » Galtier, de son côté, a également insisté sur une « qualité de centre moyenne » (les Lillois n’ont que trop rarement centré en première intention, notamment Reinildo) et a appuyé sur le faible caractère affiché par son équipe. « On n’était pas à la bagarre » , a-t-il soufflé, dépité, en conférence de presse. Info quand même : après neuf journées, le LOSC, qui va devoir apprendre à se faire des chemins dans des trous de souris, reste la seule équipe de Ligue 1 invaincue. Deuxième info : Christophe Galtier possède avec Jonathan Bamba une arme délirante.


Car dimanche, c’est de nouveau lui qui a été le meilleur joueur de son équipe et l’animateur offensif principal du LOSC. Timide à l’approche des surfaces adverses la saison dernière (un but, quatre passes décisives), Bamba, qui a déjà sorti quatre passes décisives en neuf matchs, est aujourd’hui le pion le plus décisif de son gang et a planté face à l’OL son quatrième but de la saison, mais pas que : l’ancien stéphanois a été une menace constante dans la profondeur, n’a quasiment jamais cessé de danser entre les lignes lyonnaises et a été une bête défensive (trois tacles, cinq interceptions, quatre ballons récupérés dont deux dans le camp adverse). Son match est à enfermer précieusement dans une boîte.


Placé à la gauche du 4-4-2 lillois, qui se transforme souvent en 2-2-6 en phase offensive, Jonathan Bamba a eu plusieurs visages. Son premier rôle, à la construction, a été d’être un relais pour Reinildo. Trouvé ici sur le côté, Bamba va temporiser...


... puis, lancer son latéral gauche dans le dos de Dubois.


Autre situation, même rôle : Bamba s’enferme le long de la ligne et laisse Reinildo prendre l’intérieur avant de lui glisser à l’aveugle un super ballon de contre.


Second rôle du soir : l’arme en profondeur, le LOSC ayant principalement appuyé sur cette faiblesse lyonnaise lors de la première période. Sur cette ouverture de Reinildo, Bamba va être trop juste pour frapper.


Sur cette belle occasion, Araujo va faire le mauvais choix. Au lieu de chercher Bamba entre Mendes et Diomandé, il va prendre son coéquipier à contre-pied. Heureusement, il redressera la situation, et Yılmaz pourra frapper à l’arrivée.


Troisième rôle : la flèche. Sur cette situation, Yılmaz bande l’arc lillois en attirant sur lui tous les regards et cinq joueurs lyonnais. Aucun d’entre eux ne vient surveiller Bamba, seul en retrait et qui va pouvoir tromper Lopes.


Quatorze minutes plus tard, Bamba est de nouveau trouvé en retrait, cette fois par Çelik. Il ne cadrera pas sa frappe.


Quatrième rôle : celui de facilitateur. En infériorité numérique face au 4-3-3 lyonnais, le LOSC a parfois eu des difficultés à sortir le ballon. Alors, Bamba est parfois venu à l’intérieur pour équilibrer numériquement et combiner entre les lignes lyonnaises. Comme ici.


Ou ici.


Enfin, cinquième rôle : Bamba a été précieux dans son repli défensif, comme ici sur ce décalage de Paqueta vers Dubois.

Lorsque l’OL a été réduit à dix, Bamba a continué à être quasiment le seul à ouvrir des brèches, toujours de l’extérieur de la surface, et a même poussé Anthony Lopes à un arrêt élastique à l’heure de jeu. Offensivement, c’est certainement son match le plus plein de la saison avec cinq tirs et trois passes-clés. Et globalement, c’est surtout une confirmation : le Jonathan Bamba de la saison 2018-2019 est bien de retour.




➩ Metz, qu’est-ce qui se passe ?


D’un côté, Jérôme Arpinon qui tire la tronche : « On a raté notre match. C’était un match triste, pas un bon match de Ligue 1. Je n’ai pas reconnu le Nîmes Olympique. Il y a des joueurs à qui le ballon brûle les pieds. Parfois, tu engueules tes enfants, mais tu les aimes quand même, là, c’est pareil. Là, il y a des joueurs qui se chient dessus quand ils ont ballon dans les pieds. » De l’autre, Frédéric Antonetti qui respire : « Globalement, dans la solidarité, l’abnégation, la volonté, la force de caractère, on a fait, à dix contre onze, du bon travail, même si on a subi et eu du mal à ressortir les ballons. C’est notre premier succès en voyage, mais on a encore des progrès à faire. À l’avenir, il faudra faire durant 90 minutes ce que l’on a fait durant notre première demi-heure. » Oui, on peut gagner en trente minutes un match de quatre-vingt-dix : c’est ce qu’a prouvé dimanche le FC Metz, septième et assis sur une série de six rencontres sans défaite. La recette de cette demi-heure, la voilà : une défense parfaitement disciplinée, intraitable dans sa gestion de la profondeur, protagoniste (dix tacles réussis, six interceptions) et des vagues intelligentes envoyées dans le dos d’un milieu nîmois aux fraises.


Défensivement, le FC Metz a d’abord été comme depuis le début de saison : très discipliné. On voit ici que le plan est assez simple : Boulaya vient s’occuper de Deaux, Angban se charge de Fomba, Tchimbembé cadre Burner, alors que Nguette surveille une potentielle passe en retrait vers Briançon.


Cette séquence permet d’encore mieux voir ce plan.


L’idée centrale est d’empêcher Nîmes de pénétrer l’intérieur, mais aussi de forcer la paire Briançon-Martinez à allonger.


Sur attaque placée, même chose : fermeture de l’intérieur avec un 5-4-1 très clair.

Certains chiffres ne trompent pas : Metz possède la troisième meilleure défense de Ligue 1 (sept buts encaissés), est la troisième équipe du championnat en matière de tacles tentés par match (19,7), est celle qui intercepte le plus de ballons (17,9/match), mais est aussi quatrième en matière de dribbles réussis par match (12,7). Si Antonetti serre les mailles de son équipe défensivement, il lui demande aussi de se projeter le plus rapidement possible. Face à une équipe aussi déséquilibrée que Nîmes, Metz a d’abord eu des boulevards.


Offensivement, le FC Metz s’est déployé en 4-1-4-1 avec un Maïga intraitable dans son rôle de sentinelle (cinq tacles réussis, cinq interceptions, quatre ballons récupérés) et une ligne Gueye-Angban-Boulaya-Tchimbembé très mouvante.


À plusieurs reprises, le milieu du NO a pris l’eau dans les transitions.


Cela s’explique d’abord par le fait que Nîmes a défendu à la parisienne : en 4+2 et en laissant des distances énormes.


Preuve de la distance énorme laissée.


Metz a ainsi pu combiner facilement entre les lignes comme sur cette séquence.


En une touche, il a souvent été possible de percer le milieu nîmois.


Résultat, au quart d’heure de jeu, après avoir résisté au pressing de Fomba et de Roux, Habib Maïga a profité d’un espace énorme plein axe pour servir Gueye en profondeur... Au bout, le but du 0-1.


Le boulevard offert à Maïga, rien que ça.


Autre preuve du mauvais maillage nîmois : cette balle de 0-2 croquée par Gueye. Fomba est encore trop loin.

Alors oui, Metz n’a pas tenu plus de trente minutes ce rythme et a dû s’adapter après l’expulsion d'Udol juste avant la pause. Tout a ensuite été plus compliqué, Nîmes a eu des balles pour tromper Oukidja, mais les Messins ont résisté et ont quand même arraché le scalp d’un concurrent direct. Joli coup.




➩ On a aussi vu...


Jean-Louis Gasset replonger, à Monaco, après la défaite de son Bordeaux (4-0) : « C’est un naufrage collectif. Le problème est global. On estimait qu’on avait une défense solide. On a explosé. Dès qu’il y a un grain de sable, on abandonne. On fait des fautes techniques de débutants. Moi, je vous le dis : Bordeaux est mauvais. »

Par Maxime Brigand
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