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God Blaise you

C'est, au milieu du gloubi-boulga de conclusions hâtives, le seul point noir sur lequel appuyer sa lame avec certitude : Blaise Matuidi loupera le prochain match des Bleus à cause d'un carton jaune de trop. Dur, tant le milieu de terrain a encore ratissé large depuis son aile gauche.

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Un Picasso. Si ce France-Argentine devait être dessiné à la craie sur un tableau d’école, il n’aurait probablement pas plus de sens qu’un cours de trigonométrie ou qu’une œuvre du maître cubique pour une classe de maternelle. Pourtant, au milieu des lignes de fuite, des courses vers l’avant dessinées à la va-vite et des nez de profil, une certitude : Matuidi loupera le quart de finale des Bleus.


L’info est tombée aussi bêtement et soudainement qu’une femme à talons sur une grille d’aération, alors que l’on était encore absorbé par la folie du quatrième but inscrit par Kylian Mbappé. 72e minute. Un contact anodin, un carton jaune. En gros plan, les maxillaires de l’ancien Parisien se crispent dans une moue agacée, son crâne luisant se balançant de gauche à droite. Il sait. Mauvais réflexe.

Petit esquimau sur sol glissant


Il sera difficile, dans les prochains jours, d’analyser à sa juste mesure ce qui s’est passé ce samedi 30 juin. Kazan restera comme le lieu d’une folie hors du temps, d’un choc des extrêmes entre une génération trentenaire déchue (Messi, Mascherano, Agüero, Higuaín), et la prise de pouvoir de gamins à peine majeurs dont la fougue offensive égale parfois les largesses défensives. Mais si la France s’est payé de nouvelles jambes, elle a gardé les mêmes poumons. Blaise Matuidi est aux Bleus ce qu’il était à Paris avant qu’on ne l’en vire (pour des raisons économiques ou autres). Une âme. Un vice-capitaine. Une plaque de stabilité sur une banquise qui se casse la gueule au moindre faux pas, et que lui s’attelle à renforcer à force de rectangles de scotch déchirés avec les dents.


Parfaitement en place sur son aile gauche pour la deuxième fois de la compétition après le Pérou, Blaisou ne présente sur sa feuille de bilan ni la frustration offensive de Dembélé ni ses failles défensives. L’Argentine s’en est d’ailleurs accommodée, préférant largement percer de l’autre côté du terrain – celui de Di María et Tagliafico – en profitant du repli parfois lâche de Mbappé. Pérez ? Pavón ? Transparents, et tous deux sortis avant la fin du match parce qu’il fallait bien tenter autre chose (respectivement à la 66e et 75e). L’objectif était également de contrer l’influence de Messi, qui s’en est sorti avec deux passes décisives (dont celle sur Mercado après avoir débordé... Matuidi), mais sans s'être démarqué par des actions individuelles dangereuses.

« Je n'ai pas compris »


Il y a les virgules artistiques, sportives, celles qui donnent un saut de cœur devant tant de beauté, et puis les virgules littéraires dont la simple présence permet de faire le lien entre deux parties d’une même phrase. Matuidi est de celles-là. Matuidi est une virgule, son corps prenant même parfois de drôles de courbures. Sans être locomotive, il fait partie des wagons ayant amené le second et le quatrième buts français à la suite d’une relance plein axe et d’une contre-attaque foudroyante. Matuidi, Giroud, Mbappé : trois gamins dont on s’amuse à douter de l’efficacité ou de la nécessité de leur présence, c’est au choix.


Toujours est-il que l’absence du premier en quarts de finale contre le Portugal ou l’Uruguay est un coup dur pour l’équipe de France, qui ne dispose pas de profil similaire capable aussi de compenser les montées d’Hernandez (à l’origine de deux buts cet après-midi.) « J’étais en train d’appeler Otamendi et je n’ai pas compris pourquoi il (l’arbitre) m’a mis un carton, a-t-il glissé après la rencontre. Je ne sais pas ce qu’il a pensé. Je suis très déçu par rapport à ça, mais ils vont faire le job. » Rendez-vous en demies, alors.

Par Théo Denmat
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