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Giannelli Imbula : « Je ne suis pas grillé du tout »

Après plusieurs mois d’entraînement en réserve à Guingamp, Giannelli Imbula a quitté l’En Avant pour un essai finalement non concluant à Nantes début janvier. Résultat des courses, l’ancien Marseillais, au chômage depuis son départ de Sotchi en juin dernier, s’entraîne aujourd’hui seul en banlieue parisienne, à Argenteuil, où il reçoit pour évoquer sa galère.

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Alors que le soleil se couche, la gare du Val d’Argenteuil avale le flux d’usagers pressés de rentrer à l’approche du couvre-feu. Scène classique d’une fin de journée en banlieue parisienne. À quelques mètres, des jeunes profitent des dernières minutes de liberté pour se rêver en star de NBA sur un city goudronné. Sur le terrain voisin, une grande silhouette vêtue de noir s’entraîne seule sur l’annexe du stade du Coudray. Affûté, l’homme multiplie les courses à haute intensité. « J’arrive à me pousser dans mes retranchements, même si les encouragements du staff manquent parfois » , reconnaît Giannelli Imbula, qui affiche toujours son grand sourire. La technique aussi est toujours là pour l’ancien milieu de l’OM, qui se balade entre les plots. Celui qui fut le chouchou de Marcelo Bielsa en son temps est aujourd’hui au chômage à 28 ans et contraint de s’entraîner seul, chez lui, à Argenteuil. « C’est ma ville. Si je ne reviens pas chez moi, où je vais ? C’est logique de rentrer chez soi » , explique-t-il. Logique, mais surprenant.

Bielsa, Sotchi et coupelles


Pour comprendre comment Giannelli Imbula s’est retrouvé sur ce terrain d’Argenteuil, il faut remonter plusieurs années en arrière, et reprendre le fil d’une carrière de plus en plus décousue. D’abord, il y a eu la révélation à Guingamp. « J’étais aussi fort qu’à l’OM, mais ce n’était pas autant médiatisé. Gourvennec, c’est un coach qui est très tacticien, très fin » , se souvient Imbula. La suite : un transfert à Marseille, et deux saisons pleines, notamment la seconde, sous les ordres de Marcelo Bielsa, un entraîneur « humain, qui a une approche du football différente. C’est un passionné. Il parle beaucoup à ses joueurs. Il sait bien s’adapter aux caractères. » Mais comme pour son mentor argentin, l’histoire marseillaise d’Imbula s’arrête à l’été 2015, et plus tôt que prévu : « À Marseille j’étais bien, mais à la fin de la saison, on m’a gentiment demandé de partir parce que j’avais une belle valeur marchande. Je n’avais pas l’intention de partir. J’étais jeune, frustré quand on m’a dit ça. J’ai dit ok, je pars » , regrette-t-il aujourd’hui. Résultat, après six petits mois à Porto, Imbula décolle pour Stoke City. Le début des ennuis.

« À Marseille j’étais bien, mais à la fin de la saison, on m’a gentiment demandé de partir parce que j’avais une belle valeur marchande. Je n’avais pas l’intention de partir. »

Après sa bonne demi-saison en Premier League, plusieurs clubs se penchent sur son cas. Mais Stoke lui ferme la porte. La machine s’enraye : « Ça m’a mis un coup au moral et je me suis moins bien entraîné. C’était dur. C’est à partir de là que j'ai su que je ne voulais pas rester à Stoke. » Après une saison de galère et un temps de jeu famélique, l’heure du rebond à Toulouse a sonné. Mais ce prêt se révèle peu convaincant, de l’aveu même de Giannelli : « Sincèrement, je n’ai pas fait une bonne saison au TFC, et en plus, je traînais une réputation pas facile. Les gens pensent que quand tu ne parles pas, c’est que tu es arrogant. Mais c’est faux. Si tous les gens qui parlent peu sont arrogants, ça fait beaucoup, non ? » Une réputation trompeuse qui en prend un coup lorsque l’on voit le grand gaillard poser ses plots lui-même sur son petit bout de terrain, sans perdre sa bonne humeur. « Je vais finir préparateur physique tu vas voir, je m’entraîne déjà, là, en fait. (Rires.)  » Heureusement, le football rattrape Giannelli Imbula lors de son prêt au Rayo Vallecano.



En Espagne, il se régale avant une fracture de la main qui pourrit sa fin de saison. Le Rayo ne renouvelle pas le prêt, et le Français rejoint son cinquième pays : l’Italie, et le promu de l’US Lecce. Il y disputera 4 matchs. « C’était un mauvais choix parce que ça s’est mal passé. Ça arrive » , préfère-t-il relativiser. En février 2020, après avoir résilié son prêt en Italie, et été libéré de son contrat par Stoke, il file en Russie chez l’ambitieux Sotchi d’Adil Rami. Mais à peine le temps de jouer un match que la Covid déboule. « Je n’ai pas été payé pendant trois mois et demi, en plus c’était pendant le confinement, et moi, j’étais seul sans ma famille ni mes amis. Je vais voir le directeur sportif, il me répond qu’on ne me paye pas parce que mon salaire est trop élevé. » Salaire baissé et finalement payé en juin, Imbula plie bagage. En octobre 2020, Guingamp, son club formateur, lui ouvre les portes de la réserve. « Je suis reconnaissant. Ils m’ont fait une proposition orale. J’ai dit que je ne pouvais pas m’avancer parce que je n’étais pas prêt physiquement, donc je ne voulais pas m’engager. C’est une question d’honnêteté » , assure le joueur. Fin décembre, il l’est, mais pas le club, malgré un intérêt affiché.

Préparateur physique 3.0


Après Noël, Imbula apprend dans la presse qu’il doit reprendre avec les pros : « Sauf que moi, on ne m’avait rien dit. Le lendemain, le directeur sportif m’appelle pour me dire que c’est vrai. » Le joueur se dirige alors dans le bureau du président, qui lui parle d’un contrat depuis la mi-décembre, sans entrer dans le concret : « J’ai vu le président de Guingamp, parce qu’il avait entendu parler de la proposition d’essai à Nantes. Il m’a dit des mots, mais on n’a pas parlé contrat. Il n’y a rien eu de concret, il n’a pas fait en sorte de me retenir. Ils ne m’ont rien proposé. » Fixé, Imbula part donc à Nantes, où Raymond Domenech, à peine intronisé, veut le relancer. « Pendant une semaine, les entraînements se sont bien passés. Mais on n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente, sans entrer dans les détails. Je n’ai pas trop envie d’en parler » , balaye le joueur, visiblement marqué. Plus qu’une solution : direction Argenteuil, où le club local lui ouvre les portes du stade pour sa remise en forme. « Ici c’est chez moi, j’ai grandi dans ces tours là-bas, et j’étais au collège juste à côté du terrain » , dit-il en pointant du doigt l’établissement.



Derrière la main courante, quelques-uns de ses proches sont là, pour le soutenir. « Ils n’ont même pas besoin de trop parler, juste leur présence suffit. J’ai déjà été entouré par des parasites, parce que j’ai côtoyé le haut niveau, mais aujourd’hui je sais qui est qui. » Sous leurs regards, Imbula enchaîne les ateliers, seul. « Je suis quelqu’un de solitaire, je m’entraîne seul, ça me va. Ce qui manque, c’est la vie de club : être sur un terrain, dans un vestiaire, jouer. » Téléphone en main, il applique les consignes de son préparateur physique. « Il m’envoie les séances sur WhatsApp. Je l’ai rencontré après mon essai à Nantes, via mon père. Il s’est déjà occupé de joueurs au chômage. » Et à l’heure d’entamer la séance, la nonchalance naturelle d’Imbula est vite balayée par son implication et son engagement. Comme si, depuis le début de la journée, il économisait son énergie pour tout donner sur son petit bout de synthétique.



Pour sa quatrième semaine à Argenteuil, l’international congolais a pris le rythme, motivé par ses objectifs, assez simples : « Je veux jouer. » Mais pas n’importe où, dans un club où il sentira qu’on lui fait confiance : « Ce qui compte, c’est l’humain. Il faut que je sente la confiance du coach. Ces dernières années, ça a été difficile. J’ai des sollicitations, mais ce n’est pas toujours ce que l’on souhaite. Ce n’est pas une question de niveau. Je ne suis pas hyper exigeant aujourd’hui, je veux juste trouver un bon club avec un projet sympa où j’aurais un rôle et de la confiance, pour retrouver la passion. » D’ici là, Imbula prend son mal en patience et enchaîne les positions de gainage, rythmées par le rap joué par son téléphone. Pour relativiser, il s’appuie notamment sur le soutien de son pote Yaya Sanogo : « Il est aussi sans club depuis l’année dernière. Ça fait du bien de pouvoir en parler avec un pote qui vit la même situation. Parfois, on en rigole même. Et puis, je me dis que si lui et moi n'avons pas trouvé de club, la Covid y est peut-être pour quelque chose. »

« Sotchi a fini par me payer. J’ai ce qu’il faut pour vivre. Ce n’est pas une source de stress. Ce qui me stresse, c’est que je suis sans club. »

Ensemble, les deux hommes plaisantent souvent sur leur absence de salaires depuis plusieurs mois. Mais, heureusement pour lui, cela reste une vanne pour Giannelli : « Sotchi a fini par me payer. En soi, ici j’ai mon appartement, j’ai payé une maison à mes parents et j’ai fait quelques investissements, donc je n’ai besoin de rien aujourd’hui. J’ai ce qu’il faut pour vivre. Ce n’est pas une source de stress. Ce qui me stresse c’est que je suis sans club. » Une situation temporaire, il le sait : « Si Guingamp a voulu me garder en décembre, c’est que je ne suis pas grillé du tout. C’est normal d’avoir des doutes quand on voit ma carrière en ce moment, mais à Guingamp, j’ai répondu sur le terrain. » À 28 ans, Giannelli Imbula semble effectivement en pleine possession de ses moyens, bien que ce soit difficile de le juger sur 1h30 d’entraînement seul, sur l’annexe du stade d’Argenteuil. Cela suffit en revanche à saisir la détermination du gaillard. « Je veux prouver que je peux encore faire des choses, à moi, et aux supporters même s’ils ne sont pas au stade en ce moment. D’ailleurs, j’espère que je reviendrai avant eux, quand même. (Rires.)  » Une dernière blague, et l’heure de ramasser les coupelles est venue. Le soleil s’est couché sur Argenteuil.



Par Adrien Hémard, à Argenteuil
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