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Dominique Farrugia : « Je ne suis pas du tout fan de Cavani »

Dominique Faruggia n'a pas attendu Sous le Même Toit, son dernier film sorti le 19 avril, pour prouver qu'il aimait le football.

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Votre passion pour le cinéma vient de l’enfance. Quand est-ce que vient le foot ?
J’aime le foot parce que j’y joue dans la cour, et parce que je suis né en 1962, à temps pour deux épopées géniales : celle des Verts alors que j’ai une dizaine d’années, et une génération de joueurs fabuleux qui arrivent derrière entre 1978 et 1986, la génération Platini. Moi, je suis un gamin qui regarde le foot à la télé, avec ses potes, et on était en plein dedans !

Vous êtes supporter du Paris Saint-Germain. Vous vous souvenez de la création du club ?
Non, mais j’avais un copain dont le père avait un abonnement au stade. Ça doit être en 1975/1976 : j’ai 14 ans et je ne me souviens même plus vraiment des joueurs, en dehors de Mustapha Dahleb, évidemment... C’est pas du tout à la mode d’aimer le foot, à l’époque ! Jusqu’en 1986 compris, on passe un peu pour des ringards avec Thierry Roland et Jean-Michel Larqué, tout ça... S’ils sont dans Delphine 1 Ivan 0, c’est parce que Michel Hazanavicius et moi, qui avons écrit le film, on est tarés de ces deux mecs. C’étaient des méga stars à l’époque : la demi-finale de 1982 avec Schumacher, le gardien allemand, c’est aussi eux !

C’est LE match que vous retiendriez de cette époque-là ou de votre passion pour le foot en général ?
Ce match est une référence, et il est gravé dans ma mémoire à cause de l’incrédulité des Français autant que pour la capacité des Allemands à avancer et taper là où il fallait pour gagner. J’aime beaucoup 1998 aussi, même si la France ne joue pas son meilleur football : j’étais au stade pour France-Croatie et on se chiait dessus à la mi-temps, très honnêtement... Pour moi 2006, France-Brésil, c’est peut-être le sommet. On nous donnait pour morts avant le match, comme pour France-Espagne, mais Zidane sort le match le plus extraordinaire de sa vie et on gagne 1-0 sur le fil... C’est magique ! C’est d’ailleurs un maillot porté par Willy Sagnol lors de ce match-là que j’ai encadré et accroché dans mon bureau (il pointe un cadre à gauche de son bureau, ndlr). C’est ça qui me plaît dans le foot.

Et ça vous plaît toujours ? Vous ne vous en lassez pas ?
Pas du tout ! Moi, je ne peux pas m’empêcher d’acheter L’Équipe tous les jours, même si je ne vais en lire qu’un bout le soir... Je lis trois journaux : Le Parisien, L’Équipe, Le Monde. Quand je n'ai pas le temps, je rattrape les papiers que j’ai loupé le week-end, sur iPad.

Et toujours le PSG, donc ?
Je continue à suivre le PSG, oui. J’ai connu des années formidables à l’époque où Michel Denisot dirigeait parce que c’était Canal et que c’étaient mes potes. Je n’ai jamais voulu accéder au vestiaire, en revanche, parce que ça fait partie du mythe. J’avais trop de respect pour l’équipe, pour le jeu. Il y a des gens qui sont tout de même devenus des copains comme Ginola par exemple. On ne se fait pas chier à l’époque comme on a pu se faire chier entre 2000 et l’arrivée des Qataris, où on rêvait une semaine pour se faire chier pendant 90 minutes, prendre une raclée contre Guingamp et repartir la queue basse... C’était un enfer, cette période...

Un pire souvenir, de cette période-là ?
Je crois que le pire, c’est 2007/2008, il se passait vraiment rien. On jouait avec Pancrate, c’était bien bien chiant, même si on a acheté Hoarau au mercato d’hiver...
« Je crois que le pire, c’est 2007/2008, il se passait vraiment rien. On jouait avec Pancrate, c’était bien bien chiant, même si on a acheté Hoarau au mercato d’hiver... »
Quand les Qataris sont arrivés, ils ont ramené un peu de joie de vivre là-dedans, même s’ils l’ont fait à coups de millions. Zlatan, c’est un joueur qui m’a vraiment éclaté, qui m’a vraiment fait vibrer. La saison dernière, on a vu des matchs sublimes. Maintenant, je me demanderai toute ma vie comment on peut ne pas remplacer un joueur qui met 45 pions par an, et pourquoi on va chercher un mec qui a gagné trois fois la Ligue Europa...

Vous êtes donc dans le camp des anti-Emery ?
Je ne comprends pas son coaching... Je ne comprends pas qu’il puisse mettre Lucas Moura, un joueur sans tête, qui jouait moins avec Blanc. On fait venir Di María, et on fait jouer Lucas Moura au retour contre le Barça... Pourquoi les faire jouer si bas ? Je ne comprendrai jamais.

C’est aussi par effet de contraste avec le match aller, non ?
Le match aller était génial oui, même si je n’étais pas au stade, mais chez moi, devant ma télé. C’était formidable parce qu’ils reviennent en deuxième mi-temps avec les mêmes intentions qu’en première, avec Draxler qui est un joueur formidable. Je pensais qu’on avait trouvé l’attaquant gauche à mettre à côté de Di María, mais au retour... Je me souviens de me dire « à 5-1 ils sont qualifiés » , mais c’est pas possible, c’est pas possible d’attendre autant. J’ai entendu que Thiago Silva avait lui-même pris l’initiative de faire défendre le bloc, et j’en suis à me réjouir parfois quand il est blessé, Thiago Silva.

Vous prenez autant de plaisir avec cette équipe-là qu’avec celle de l’époque Canal ?
Pas loin... Prenez le match contre Lyon par exemple : c’est un peu laborieux, mais les deux buts sont magiques. Deux coups de Pastore, qui est un génie. Cet entraîneur trouve son milieu à trois mi-mars : Pastore à gauche parce qu’il est super bon quand il rentre dans l’axe, Rabiot et Verratti. Pastore a été beaucoup blessé, mais bon... Il fallait le mettre avant ! Toujours contre Lyon, Emery fait sortir Draxler à la 54e minute... Je ne comprends pas son coaching, même si au fond, ça ne regarde que lui.

Vous pensez que Blanc aurait continué à faire progresser l’équipe malgré le départ de Zlatan ?
Je pense qu’ils auraient dû garder Zlatan, déjà, parce que je ne suis pas du tout fan de Cavani. Je le trouve irrégulier, maladroit techniquement : il tire partout, il en met partout, donc il y en a toujours un qui finit par rentrer. Il est dans les meilleurs buteurs d’Europe, mais j’aimerais mieux qu’on ait un des deux avants-centres de Monaco, Mbappé ou Falcao.

Il y a un joueur que vous voudriez au PSG cet été ?
Je dois répondre Mbappé, forcément, parce qu’il a 18 ans et qu’il est super fort... Mais j’aime qu’on ait une équipe jeune, qu’on aille chercher Draxler qui a 23 ans, qui peut passer cinq ans ici sans être cramé. C’est con d’aller chercher des joueurs en fin de carrière. Mbappé c’est une tornade, il a un toucher de balle magnifique... Reste à savoir si Paris peut faire venir ce joueur-là. Ça m’étonnerait. Qui on pourrait faire venir d’Angleterre ? Il n’y a pas un buteur qui me fasse rêver, moi. Le top, c’est une équipe comme Barcelone il y a deux ou trois ans, avec trois attaquants qui combinaient super bien ensemble. Quand ils jouent bien, c’est magnifique. Barcelone a des joueurs au-delà du réel, comme Zidane à une époque.

Vous pensez quoi des nouvelles ambitions d’autres clubs de Ligue 1 comme Marseille ?
C’est super !
« J'étais très content du 9-0 à Troyes, cette humiliation horrible me faisait marrer. »
Il y a Marseille qui devrait y arriver, Lille aussi, Monaco et Lyon qui sont déjà bien. Avec quatre ou cinq équipes, on serait bien. Quand le PSG survole et gagne le championnat le 15 mars, tout le monde se fait chier, moi y compris. Et en même temps, j’étais très content du 9-0 à Troyes, cette humiliation horrible me faisait marrer.


Vous avez un maillot du Real encadré dans votre bureau. C’est un autre club que vous suivez ?
C’est un maillot du Real, mais signé par Zidane. C’est mon héros, Zidane. J’ai deux chances : avoir vu jouer Zidane avec l’équipe de France, et avoir participé à des dîners organisés par Lescure avec Michel Platini, qui nous racontait plein de choses sur 1982 et 1986. Plein de choses qui devront rester au dîner. Zidane, je l’ai croisé plusieurs fois, mais je connais mieux Platini. J’ai de la chance de les avoir vus en vrai. J’étais à la demi-finale de 1998, mais j’ai raté la finale alors que j’avais des places, parce que je me suis cassé la cheville en tombant dans les escaliers, en vacances. Super souvenir du coup, mais à quatre dans la piaule de la maison de vacances, à hurler qu’on avait gagné dans un désert total !

Vous disiez que le foot était un peu ringard, loin du cinéma. Delphine 1 Ivan 0 montre notamment qu’on peut être un « intello » et se servir des codes du foot.
Canal amène le foot à tout le monde et le met en avant. Entre 1984 et 1996, l’année où sort le film, beaucoup de choses avaient changé. Ce qui nous plaisait avec Michel Hazanavicius, c’était d’avoir le choc d’une histoire d’amour commentée par Thierry Roland et Jean-Michel Larqué.

Comment est-ce qu’on écrit pour Thierry Roland et Jean-Michel Larqué ?
L’écriture, franchement, je ne m’en souviens pas très bien. On les connaissait bien, mais ils étaient très trouillards et pas très bons : ils n’avaient pas l’habitude du prompteur, ils ne connaissaient pas leur texte... Mais ils étaient contents d’être dans un film, ils étaient sympathiques et finalement assez mignons.

Vous avez eu l’impression de rendre une légitimité au foot avec Canal ?
Nous, non. Canal l’a très bien fait tout seul, sans nous. Moi, j’aimais le foot, mais mes camarades n'aimaient pas ça. Alain (Chabat) ne s’intéresse pas du tout au foot, il n’y connaît rien. Il a dû se renseigner quand il a fait Didier : il a appelé Denisot, il a appelé des gens. Moi, dans Didier, je joue un supporter du Paris Saint-Germain qui porte une cravate du club et vient avec sa télé au stade parce qu’il n’y a pas d’écran géant : c’était une blague, mais pendant longtemps, on s’en plaignait, de ne pas pouvoir revoir les actions. Pendant les Nuls, je n'ai jamais fait chier personne pour regarder les matchs, mais j’allais au stade, c’est tout.

Vous croisiez les gens du sport, quand vous étiez chez Canal ?
Non, très peu, même si je connaissais bien Biétry, les animateurs et Thierry Gilardi, qui était un mec vachement bien. J’aimais beaucoup quand lui ou Denisot présentaient la Ligue des champions avec Michel Platini, c’était super.

Il est question de foot, dans Sous le Même Toit, non ?
C’est l’histoire d’un couple qui divorce, mais qui n’a pas les moyens de trouver deux appartements, et va donc devoir vivre ensemble, sous le même toit. La référence au foot, c’est que lui a passé sa licence d’agent de joueurs à Clairefontaine et veut donc devenir agent. Son meilleur ami, Manu Payet, est président d’un petit club de grande banlieue parisienne avec un joueur qui est repéré par plusieurs recruteurs, et lui, Ivan, veut en profiter pour faire signer ce joueur et monter son écurie. Avec Laurent Turner, mon co-auteur, on a beaucoup tourné autour du boulot du mec, parce qu’on voulait que ce soit vrai, mais fantasmé en même temps. Le mec vit dans la maison de sa femme dans le 19e, il ne bouge pas son cul et il dit « je bosse » quand il lit France Football ou L’Équipe. Avant ça, il a fabriqué des tapis marocains en France pour les vendre au Maroc, il a écrit des livres érotiques pour ados... C’est un mec qui a tenté cinquante mille trucs un peu foireux, mais les a toujours ratés, en disant « cette fois-ci, je vais faire un gros coup » .

Propos recueillis par David Alexander Cassan
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