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Claude Puel, un accent trop prononcé ?

Deux saisons en Angleterre, dans deux clubs différents, et un même constat pour Claude Puel : le Tarnais se heurte à une approche locale du football moins patiente, moins aventurière et forcément moins tolérante que celle qu'il connaissait en Ligue 1.

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Après quatre années passées à l’OGC Nice, parfois délicates puis récompensées par une dernière saison aboutie en Ligue 1, Claude Puel s’est laissé séduire par le challenge de l'étranger. L'homme qui n'avait jamais quitté la France de toute sa carrière de joueur, puis d'entraîneur, voulait prouver qu’il est possible d'exporter ses méthodes en Angleterre. Le même été, les CV plus fournis de Pep Guardiola et d’Antonio Conte étaient également retenus par des clubs anglais en proie au changement. Si l’Italien a rapidement intégré les exigences locales, lançant Chelsea sur la voie du titre, l’Espagnol n’a pas échappé aux critiques qui suivirent l’échec relatif de sa première saison à City. La deuxième fut la bonne pour Guardiola, qui a tracé à son tour une autoroute vers le titre.

« Boring Puel »

La première année, à Southampton, Claude Puel, lui, roulait plutôt sur une départementale, avec les limites qui vont avec. « Ici, le long terme n’existe pas. Vous n’existez qu’à travers le résultat, et vous sentez très vite la situation se tendre dès lors que vous enchaînez quelques résultats négatifs » , explique Pascal Plancque, qui accompagne Claude Puel depuis le début de son aventure anglaise. Indépendamment du paramètre extrasportif, un temps évoqué pour expliquer son éviction de Southampton, le jeu proposé laissait souvent perplexes les suiveurs des Saints. Un jeu basé sur la possession, le contrôle du ballon, la répétition de circuits de passes. Un jeu peut-être trop attentiste, trop passif pour des amateurs d’un football direct, où l’engagement total et l’intensité sont essentiels au spectacle de la marque Premier League. Ainsi est né dans les travées de St Mary's le surnom de « Boring Puel » .

Réussir, vite, très vite

Stoppé net par Southampton l'été dernier, Puel est remonté en voiture en octobre 2017 à Leicester. Il a remis du gaz dans une machine en panne à l'automne, en s’appuyant d’abord sur les bases posées par Claudio Ranieri (le prédécesseur de Craig Shakespeare), avant d’imposer peu à peu ses méthodes. « Claude est un homme de convictions, qui fait jouer son équipe avec ses convictions, et rien ne l’en fera sortir. Si les dirigeants de Leicester l’ont engagé, c’est aussi parce qu’il a cette volonté de faire jouer son équipe. Ils voulaient quelqu’un qui puisse donner une identité différente au club » , renchérit Pascal Plancque. Avec Puel, le défenseur central Harry Maguire a passé un cap dans l’anticipation et les phases de relance. Au point d’être récompensé par des sélections en équipe d’Angleterre. Mais ces méthodes de travail, qui s’inscrivent dans le temps, se retrouvent toujours confrontées à la réalité du résultat. « Claude sait comment ça marche, il a déjà vécu l’expérience à Southampton l’année dernière. Il sait qu’en Angleterre, tout est possible et tout peut aller très vite. Il sait que c’est du court terme, du très court terme, et qu’il a un impératif de résultats qui est beaucoup plus important qu’ailleurs » , poursuit son adjoint, qui l’avait déjà côtoyé une saison à Lille.

« Dès que tu commences à perdre... »

Cet impératif freine trop souvent l’initiative d’un entraîneur qui accorde beaucoup d’importance à la formation. « À Southampton, ça plaisait énormément qu’on lance des jeunes joueurs dans le monde professionnel, mais seulement tant qu’on remportait des matchs. Dès que tu commences à perdre, tu te prends des réflexions du type "Mais pourquoi vous mettez des jeunes ? " » , illustre Plancque. Même son de cloche concernant le turnover : « C’est culturel, c’est un truc qu’ils ne peuvent pas concevoir, qu’il s’agisse des supporters ou des médias. Même lorsque vous affrontez une équipe de cinquième division en Coupe, on te tombe dessus et on te demande pourquoi tu as procédé à autant de changements. »


L'an passé, lorsqu'il évoquait l’importance de construire un projet, Claude Puel pointait le fait que trop peu d'entraîneurs prennent le temps de s'investir dans leur club afin de développer une identité de jeu. C’est précisément cette contrainte qui se dresse face à lui désormais : la pression du résultat. « Je ne suis pas venu pour seulement quelques matchs et essayer de sauver le club de la relégation. Je veux travailler pour développer le jeu et l'équipe » , a-t-il déclaré ce samedi en conférence de presse. En venant à bout d'Arsenal (3-1), mercredi dernier, Claude Puel s'est donné un peu de répit, à la suite d'une série de cinq matchs sans le moindre succès. Avant le dernier déplacement de la saison à Wembley, face à Tottenham, Leicester est 9e. Reste à savoir si les dirigeants de Leicester vont lui maintenir cet été leur confiance, lui qui est sous contrat jusqu'en 2020.

Par Jérémie Richalet
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Une saison qui s'achève en Premier League




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