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Franck Haise : « Ces deux mois de pause, ça m'a fait du bien »

CG, à Rennes
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Pas de surprise pour Franck Haise : celui qui connaît bien la région a vécu son premier jour comme entraîneur principal du Stade rennais sous le déluge, entre pluie et grêle. Après avoir rencontré ses nouveaux joueurs et dirigé la séance d’entraînement du matin, le technicien a été présenté à la presse au Roazhon Park, aux côtés du président Arnaud Pouille, du directeur sportif Loïc Désiré, et du président du conseil d’administration Guillaume Cerutti, resté en retrait dans la salle.

Les leçons de Nice

Revoilà donc Haise en Ligue 1, moins de deux mois après son éviction de Nice où il aura connu un automne chaotique. « Il n’y a pas beaucoup de clubs qui auraient pu me faire sortir de ma coupure au Québec, c’était une évidence que je dise oui, a-t-il posé. (Sur son temps de repos) Sur les dernières photos du mois de décembre, vous trouvez qu’il y a un changement ? Deux mois de pause, ça m’est arrivé deux fois dans ma vie de coach en 39 ans. La dernière fois, c’était une période liée au Covid. J’ai eu ces deux mois et ça m’a fait du bien. Je reviens avec beaucoup d’envie, d’énergie et en ayant fait une partie du film en arrière. Ce que j’aurais pu faire mieux, ce que j’aurais dû faire mieux… »

Sur ses erreurs sur la Côte d’Azur, il a accepté de développer un peu : « L’énergie, j’aurais dû la mettre uniquement sur mon groupe. Si j’ai manqué d’énergie positive pour aider l’équipe, c’est que j’en avais gâché un peu trop sur des chose sur lesquelles je n’avais pas de pouvoir, ça m’a permis de réfléchir à ça. Ma mission, c’est de m’occuper des joueurs et du staff. » Un auto-conseil qui pourrait bien lui servir au Stade rennais, où certains entraîneurs avaient fini par se casser les dents et s’épuiser à force de se disperser ou de devoir composer avec les luttes d’influence.

Le Stade rennais, une maison qu’il connaît bien

Sur les bords de la Vilaine, il retrouve un club qu’il connaît bien, pour y avoir passé six ans à la formation, entre 2006 et 2012. « J’étais revenu au stade en tant qu’adversaire, mais je n’étais pas repassé à la Piverdière depuis quelques années, a-t-il confié. J’avais du mal à retrouver mes repères, c’est un club qui a continué d’avancer. » Lui essaiera de contribuer à cette évolution avec ses deux adjoints de confiance, Lilian Nalis et Johann Ramaré, en plus de Pierre-Alexandre Lelièvre, qui monte de la réserve pour renforcer le staff pro et apporter sa connaissance et une autre dynamique pour certains joueurs lors des séances. « Il n’y a pas de magicien, tempère-t-il quand même. Il y a de la volonté, de l’énergie et des convictions. »

À la formation, je n’ai pas une seule fois joué à 3 ou 5, je ne suis pas un dogmatique.

Franck Haise

D’entrée se pose une interrogation tactique pour celui qui a suivi la victoire de sa nouvelle équipe contre le PSG « au fin fond des Laurentides, au Québec, sur un ordinateur » : un système avec une base de trois ou cinq défenseurs, comme à Lens et à Nice, ou la possibilité d’évoluer à quatre ? « À la formation, je n’ai pas une seule fois joué à 3 ou 5, je ne suis pas un dogmatique, répond-il. Aujourd’hui, cet effectif a la qualité pour jouer à 3 quand tout le monde est là, mais aussi à 4. Il y a plein de possibilités. »

Haise a retrouvé Madhi Camara, qu’il « voulait absolument à Nice » et qu’il avait un peu égratigné (« ça a tout de suite été très simple en se retrouvant »), et n’avait rien à redire sur son contrat court jusqu’en 2027, puisqu’il « a eu des contrats beaucoup plus longs qui ne sont pas allés au bout, ça fait partie du métier ». Il y a le foot et la vie en Bretagne, une région appréciée par le coach et sa famille. « Je suis Normand, mais j’ai de la famille en Bretagne. C’est très ressourçant, mais j’y vais avec d’autres missions, pas pour passer un week-end à Dinard », a-t-il souri. L’objectif ? La Coupe d’Europe en fin de saison, « une pression légitime et positive ». Avec un peu de chance, il verra même un peu de soleil dans les prochaines semaines.

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CG, à Rennes

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