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Pourquoi appelle-t-on les remplaçants des « coiffeurs » ?

Une coupe américaine, s’il vous plaît. Si la France a terminé la dernière finale de Coupe du monde avec Axel Disasi, Randal Kolo Muani et a remporté la précédente avec Steven Nzonzi, un mot a été trouvé pour qualifier les remplaçants des Bleus : les « coiffeurs ».
Ambiance Tunisie-France, comme en 2022
Cette expression est beaucoup ressortie ce dimanche, car Didier Deschamps a choisi de faire une large revue d’effectif contre la Colombie, en match amical. D’ordinaire, elle est plus souvent employée lors d’une grande compétition, lorsqu’une équipe est qualifiée et aligne ses habituels remplaçants, comme c’était le cas des Français contre la Tunisie en 2022.
Ce dimanche, à Landover (Maryland), le sélectionneur les titularise, de Lucas Hernandez à Warren Zaïre-Emery, en passant par Maghnes Akliouche ou encore Maxence Lacroix. Si les profils divergent, entre les néophytes, les confirmés et ceux qui doivent encore gagner leur place, tous se rassemblent sur un point : il y a peu de chances qu’ils soient titulaires lors de la prochaine Coupe du monde. Et il est très peu probable que Lucas Hernandez soit un spécialiste du cuir chevelu.
Non, selon Le Monde, l’expression des « coiffeurs » trouverait son origine lors de la Coupe du monde 1958. En Suède, la France ne fait jouer que 15 de ses 22 joueurs, les 7 autres passant leur temps à squatter le banc mais aussi à couper les tifs de leurs coéquipiers. Plus tard, Luis Fernandez a évoqué le « brushing » des remplaçants lors du Mondial 1986, pour signifier qu’ils restaient impeccablement brossés. Logique : ils ne jouaient pas. Enfin, coiffer est un synonyme de battre, et il est donc logique de voir que les remplaçants coiffeurs essayent de « coiffer » les titulaires, c’est-à-dire tentent de prendre leur place.
Le plus important restant la coupe, bien sûr.
UL













































