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Pourquoi la C3 et C4 vont faire vibrer le foot européen

Par Adrien Radulovic
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Pourquoi la C3 et C4 vont faire vibrer le foot européen

Laissez la Ligue des champions aux puristes. Ici se mélangent mythologie grecque, contes pour enfants et remontada de folie. Bienvenue dans le football européen du jeudi soir, avec les belles C3 et C4.

→ AZ Alkmaar – Shakhtar Donetsk (0-3)

Une domination au match aller, trois pions d’avance : le Shakhtar Donetsk aborde ce match sans pression. Oui, les Ukrainiens peuvent faire figure de favoris malgré le conflit avec la Russie. En témoigne la volonté du gardien emblématique du club, Andriy Pyatov : « Nous essayons de donner le meilleur de nous-mêmes pour aider le pays à travers nos performances sur le terrain. Nous voulons aller le plus loin possible afin de replacer le club là où il mérite d’être. Nous voulons également reconquérir le titre de champion », racontait-il dans un entretien à So Foot. Rien ne pourra les empêcher d’aller décrocher un second titre européen après celui de la Coupe de l’UEFA en 2009. La formation, qui compte pas moins de douze Brésiliens dans ses rangs, est bien partie pour passer le prochain tour de la compétition. Le Ginga de l’Europe.

→ AEK Athènes – Rayo Vallecano (0-3)

La cité d’Athènes a connu bien des guerres plus terrifiantes que celle à mener contre le Rayo Vallecano. Ce jeudi soir, les dieux de l’Olympe auront les yeux rivés sur l’Alwyn Arena. Dans ses rangs, l’AEK dispose de nombreux guerriers qui ont longtemps terrifié les terrains d’Europe. João Mário, le deuxième chauve le plus connu du Portugal, devra faire parler sa technique pour lancer le tonnerre de Zeus. Le dieu des dieux pourrait en tout cas se nommer Luka Jović. Le Serbe aurait pu avoir une carrière de légende après son passage au Real Madrid en 2019, mais la vie, et son manque de finition, en ont décidé autrement. À défaut de bronzer sous le soleil de la Méditerranée, l’heure de porter sa cité vers la remontada a sonné. Il ne manque plus que le très chevelu Domagoj Vida pour lancer les hostilités. En espérant, pour les fans de l’AEK, que leur défenseur se transforme en Poséidon pour submerger l’attaque du Rayo. Les Espagnols ont intérêt à bien réviser leur culture sur la mythologie grecque pour tenir le match.

→ RC Strasbourg – Mayence (0-2)

Une team de jeunes avec un exploit en tête. Après avoir été subjuguée par l’ambiance de la Mewa Arena, à tel point que les défenseurs allemands pouvaient se balader sans marquage dans la surface sur corner, la bande de Gary O’Neil devra compter sur une ambiance des grands soirs du côté de la Meinau pour réaliser la remontée. Mais bon, allez, on vous spoile le match : si l’on suit le cycle de la vie de BlueCo, Mayence va s’imposer à la Meinau, puis Chelsea va recruter la pépite de Mayence pour ensuite la prêter à Strasbourg la saison suivante. Pratique et clinique, merci la multipropriété. De rien !

→ Fiorentina – Crystal Palace (0-3) /  Aston Villa – Bologna (3-1)

Pour ces deux confrontations, l’enjeu est exactement le même. Deux équipes anglaises, très joueuses avec le ballon, se déplacent en terres italiennes pour terminer le travail amorcé au match aller. Des Anglais en confiance, mais de l’autre côté du ring se trouvent deux bêtes blessées. La Fiorentina, mal classée en championnat, doit s’en remettre à son attaquant en difficulté cette saison, encore plus depuis son élimination avec la Nazionale. Pour Moise Kean, l’heure de la rédemption, c’est maintenant ou jamais. Un triplé de sa part, rien que ça, lui permettrait de faire oublier à une partie des supporters le malheur d’être italiens et d’aimer le foot. Bologne et son entraîneur Vincenzo Italiano auront à cœur de renverser la formation des Villans. À eux d’endosser le rôle du méchant mafieux italien. Avec les éliminations des clubs italiens en C1, les derniers espoirs du football transalpin reposent désormais sur la Fiorentina et Bologne.

→ Celta – Fribourg (0-3)

Après avoir tout cassé chez eux avec un 3-0 clinique, les supporters de Fribourg auront-ils à cœur de casser, littéralement, la ville de Vigo pour suivre la triste série des attaques de supporters. Attendons de savoir si le Celta de Vigo est capable d’un exploit contre la formation allemande. Avec la présence de Matthias Ginter en défense, c’est mal parti pour les Espagnols. Mais bon, le dernier espoir du Celta dans cette bataille serait de faire entrer en jeu la nouvelle recrue : Chiño, la mouette. Lancée dans les airs, la mascotte du club survolera facilement la défense. À moins que des goélands soient dans les parages.

→ Nottingham Forest – Porto (1-1)

La voilà, la magie de la coupe : Nottingham Forest joue le maintien en Premier League et s’apprête à recevoir le leader du championnat portugais. Deux équipes au coude-à-coude lors du match aller, et tout reste à faire. Et si les hommes de Vítor Pereira espèrent accrocher une qualification historique, ils pourraient compter sur le soutien inconditionnel d’une légende de contes pour enfants. Eh oui, l’homme qui volait les riches pour donner aux pauvres nous vient tout droit de Nottingham. La mémoire de Robin des Bois continue de vivre dans la cité anglaise. Alors, peut-être, d’une façon ou d’une autre, la magie du bonhomme vert mènera les Tricky Trees vers une qualification en demi-finales.

→ Real Betis – Braga (1-1)

Deux équipes fringantes sur le papier, toutes deux sur les dernières marches du podium dans leur championnat : le Real Betis et le Sporting Braga se sont quittés sur un score vierge. Un nul frustrant que les Béticos connaissent bien, puisque l’équipe de l’homme au combo moustache – mulet, Héctor Bellerín, affiche un bilan de treize matchs nuls en championnat. Soit le deuxième total le plus élevé parmi les cinq grands championnats européens. Tu peux faire un nul treize fois, mais pas quatorze. Verdict ce jeudi.

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Par Adrien Radulovic

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