S’abonner au mag
  • C1
  • Finale
  • PSG-Arsenal

PSG-Arsenal : il était une deuxième fois

Par Ulysse Llamas
5' 5 minutes
42 Réactions
PSG-Arsenal : il était une deuxième fois

Enfin devenu un grand club la saison dernière, le PSG peut entrer dans le cercle fermé des doubles vainqueurs de Ligue des champions et continuer d’écrire l’histoire du football français. Avant, il lui faut battre un Arsenal invaincu cette saison en Europe. Ce samedi de Budapest s’annonce épique.

Les plus ambitieux attendent ce samedi depuis un an tout pile. Les plus réalistes ne pensaient pas être à Budapest mais se prélasser à la plage, en week-end ou devant Roland-Garros. Voir un club français fin mai en finale de Ligue des champions, c’est rare. Tous ces ambitieux et réalistes se réveillent heureux. Ils n’ont pas dormi, ont trimbalé leur oreiller entre leur face A et leur face B. Ce 30 mai est là, devant nous et devant l’histoire du football français. Devant trônent également Arsenal, son réalisme et ses vingt ans de vacances, expiés après sa victoire récente en Premier League. Les Parisiens et Budapestois espèrent qu’il n’y aura pas besoin d’oreiller ce soir. Sur les coups de 20 heures, le PSG espère broder sa deuxième étoile. La journée est capitale.

À la revoyure

Le PSG se retrouve devant son obsession, cette névrose inassouvie malgré son statut de champion en titre. Il fait face à l’avant-dernière marche de sa folle saison dernière. Luis Enrique et ses séminaristes ont envie de le refaire. « Une fois que tu y as goûté… », rêvait Marquinhos en conférence de presse, aussi addict que ces enfants qui regarderont la finale. Son équipe est parvenue où elle ambitionne d’être depuis 15 ans. Là où elle était la saison dernière. Depuis août, Luis Enrique a ménagé ses stars, a quelque peu délaissé la Ligue 1 et est monté en puissance. Ses probables onze titulaires du soir n’ont disputé que sept minutes ensemble. Le rouleau compresseur de la saison dernière a muté. Il est devenu un gestionnaire parfois aussi froid qu’un DRH pour changer ses dates, passé par un chas au cœur de l’hiver, contre Monaco. Malgré ça, il demeure emballant quand il le veut.

L’orgie de foot contre le Bayern est plus en mémoire que les mauvais choix, les achats délirants et les échecs surréalistes du PSG des années 2010. Le club de la capitale est entré dans une nouvelle ère en mai dernier. Ses supporters le préfèrent ici que défait deux fois en huitièmes de finale. Ils ont envie de revoir et de s’habituer à leurs champions, surtout quand ils sont aussi attachants que João Neves et Ousmane Dembélé. « Vous savez la motivation que c’est de gagner une deuxième Ligue des champions de suite ? Elle est encore plus forte  », pose Luis Enrique. « On a un groupe jeune qui a vraiment beaucoup d’ambitions. On ne veut pas s’arrêter là. Ça peut être quelque chose d’historique », a renchéri Ousmane Dembélé.

Revoir le PSG en finale n’est pas une habitude. C’est un goût plaisant, qui fait vibrer les plus jeunes Parisiens et rappelle aux plus vieux que le plaisir est le fruit du contraste, car un club ne gagne pas toujours. Ce soir, le PSG peut intégrer le cercle des clubs plusieurs fois vainqueurs de la C1. Il peut rejoindre le Real Madrid, l’Ajax Amsterdam, le Bayern Munich, Barcelone, Milan. Ce serait beau d’y être, sans oublier que ce parcours consacre plutôt un accomplissement logique (économique et sportif) d’un club programmé pour cela. Luis Enrique connaît ces altitudes : « Il faut profiter de ce type de match parce que tu ne sais jamais quand tu vas rejouer une finale de Ligue des champions. »

Arsenal a la recette

Avant de se projeter, il faut se souvenir de Manchester City, de la galère de Monaco, et avant des tirs au but contre Liverpool et des échecs successifs contre Barcelone, Manchester United et les autres. Et affronter Arsenal. La fraîcheur physique, les défenseurs centraux des Gunners, leurs coups de pied arrêtés, tout cela a été analysé. Il s’agira de jouer, sans faire affronter la beauté parisienne et le pragmatisme anglais, la fougue et la froideur, ces deux modèles de football, et de vie. Il ne faudra pas non plus ressusciter Azincourt et d’autres batailles franco-anglaises. « Nous avons des idées qui se ressemblent avec des schémas différents », a posé Luis Enrique, bon ami.

Il ne faut pas trop le chercher.
Il ne faut pas trop le chercher.

Les deux capitales contrôlent leurs sujets européens, mais ont affiché quelques paradoxes. Paris est l’équipe qui a eu le plus la balle cette saison mais a beaucoup marqué en contres, face à Chelsea ou au Bayern Munich. Arsenal est un docteur ès CPA, mais Paris a inscrit plus de buts que lui sur corners. Outre cela, les Anglais n’ont pas encore perdu en Ligue des champions. Mieux : ils n’ont encaissé que six buts et n’ont même pas été menés une mi-temps, face à Leverkusen. En 14 matchs, ça fixe un monstre.

Tous ces chiffres dessinent un scénario, dessinent un horizon d’attente, une manière d’aborder ce samedi, qu’on soit à Paris, à Budapest ou ailleurs, mais la demi-finale de la saison dernière a surpris et le foot surprend toujours. L’heure n’est plus aux souvenirs, elle est au plaisir. Le soleil est à Paris comme il était à Munich la saison dernière. Les fans du PSG ont la chance immense de le revivre. L’horloge est en place, et le cadran donne toujours deux fois la bonne heure. Ce soir, c’est à 18 heures.

En direct : PSG-Arsenal (0-0)

Par Ulysse Llamas

À lire aussi
Les grands récits de Society: L'affaire Yvon Gérard - Le notaire a disparu
  • Grand Récit
Les grands récits de Society: L'affaire Yvon Gérard - Le notaire a disparu

Les grands récits de Society: L'affaire Yvon Gérard - Le notaire a disparu

Le 17 août 2022, Yvon Gérard saluait sa famille, sortait de chez lui et s'évaporait dans la nature. Depuis, il n'est pas réapparu. Que s'est-il passé?

Les grands récits de Society: L'affaire Yvon Gérard - Le notaire a disparu
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

C'est une putain de bonne question !

Qui va ramener la Ligue des champions à la maison ?

Le PSG
Arsenal
Fin Dans 9h
128
35
41
Revivez Nice - Saint-Étienne (4-1)
Revivez Nice - Saint-Étienne (4-1)

Revivez Nice - Saint-Étienne (4-1)

Revivez Nice - Saint-Étienne (4-1)

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.