Six jours après leur succès au Parc des Princes, les champions d’Europe parisiens n’ont jamais douté face aux Blues de Chelsea et poursuivent leur chemin vers Budapest et l’espoir d’un doublé.
Chelsea 0-3 PSG
Buts : Kvaratskhelia (6e), Barcola (14e) et Mayulu (63e) pour les champions d’Europe
Des Parisiens vêtus de rouge à Stamford Bridge un soir de huitièmes de finale de Ligue des champions retours en mars, ça vous dit forcément quelque chose. Il y a onze ans, Thiago Silva, Zlatan Ibrahimović (pendant une demi-heure), Marco Verratti ou encore… Marquinhos arrachaient une qualification au bout d’une prolongation d’un match fou à l’époque où les buts à l’extérieur comptaient pour un peu plus qu’aujourd’hui (2-2). Ce mardi, seul le dernier était encore là parmi les 22 titulaires de 2015. Et le PSG n’a même pas eu besoin de jouer plus de 90 minutes pour valider son festival offensif du match aller contre Chelsea, qui n’a jamais été en mesure d’inquiéter les champions d’Europe.
Après un week-end au repos, Luis Enrique avait décidé d’aligner d’entrée l’homme de l’aller – et du retour – Khvicha Kvaratskhelia à la place de Désiré Doué. Pour le récompenser de ses 20 flamboyantes minutes au Parc des Princes mercredi ? Une chose est sûre, le Géorgien lui a bien rendu. Après seulement 6 minutes, il a parfaitement conclu dans les buts de Robert Sánchez sur un long dégagement de Matveï Safonov (0-1, 6e). Après une course de 70 mètres, Bradley Barcola n’a pas attendu la fin du premier quart d’heure pour lui emboîter le pas, et pas n’importe comment : un pointu dans la lucarne à l’entrée de la surface (0-2, 14e). Qu’elle semble loin, la disette de l’international français, déjà buteur à l’aller après 17 matchs européens sans marquer…
Olé, olé, olé
Et qu’elle semble révolue, l’époque où Paris rimait avec remontada. Deux, trois, quatre buts d’avance, personne mieux que les Parisiens ne sait qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. À Londres, les hommes de Luis Enrique n’ont pas eu le temps de douter. Et les supporters des Blues d’espérer. L’entraîneur Luis Enrique s’est même offert le luxe de faire souffler João Neves dès la mi-temps. Son remplaçant Senny Mayulu est venu enfoncer un peu plus la cartouche dans le dos de la bête blessée peu après l’heure de jeu avec une lourde frappe du gauche sur un centre en retrait de « Kvara », manqué par Hakimi mais pas par le buteur du 5-0 contre l’Inter (0-3, 63e).
De quoi achever les espoirs – ou achever tout court les supporters anglais, filmés en train de quitter les tribunes de Stamford Bridge, bien moins amusés qu’à la demi-heure lorsqu’ils se moquaient de leurs joueurs avec des « olé » sur chaque touche de balle pour imiter les ultras parisiens.
Non vous ne rêvez pas : le PSG fait tourner Chelsea en bourrique et les supporters parisiens lancent des "OLÉ" depuis les tribunes 😭#CFCPSG | #UCLpic.twitter.com/9hUEz7wAOq
La défense parisienne suscitait des inquiétudes ? Elles ont été balayées, au moins jusqu’au prochain match. Comme Gianluigi Donnarumma qui lançait Paris vers la route du sacre l’an passé contre les Reds de Liverpool, Safonov n’a pas commis de faute de main cette fois. Au contraire, le gardien russe a maintenu les cages parisiennes inviolées avec pas moins de neuf arrêts. Et même lorsqu’il a raté sa relance directement sur Marc Cucurella, João Pedro n’a pas su en profiter (56e).
La soirée restera tout de même peut-être entachée pour Paris par la semelle subie par Barcola, qui s’est tordu de douleur puis a boité quelques minutes avant de céder sa place et de rentrer directement aux vestiaires (59e). Le chasseur parisien attend maintenant de connaître sa prochaine cible, les Turcs de Galatarasay ou le Liverpool d’Arne Slot pour se rappeler de bons souvenirs de l’an passé et poursuivre dans sa lignée de clubs anglais à écarter.
Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode
Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode
En septembre 2019, quatorze marins se retrouvaient, en plein océan Atlantique, au milieu de l’ouragan du siècle. Cinq ans plus tard, nous retraçons leur histoire, digne des plus grands films d’aventure.