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On était à Bruges-Manchester United

Par Maxime Delcourt
3' 3 minutes
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On était à Bruges-Manchester United

Après une année sans Coupe d'Europe, les hommes de Louis van Gaal, victorieux 3-1 à l'aller, étaient presque assurés de retrouver la Ligue des champions avant de se déplacer à Bruges. Ce qui ne les a pas empêchés de déployer un football offensif, maîtrisé et souvent séduisant. On y était, on vous raconte.

Quiconque est déjà allé en Belgique connaît l’étrangeté de certains de leurs panneaux de signalisation. Visiblement, au FC Bruges, c’est pareil, tant retirer son invitation semble être une épreuve encore plus difficile qu’un 10 kilomètres un lendemain de Nouvel An. Porte 4 ? Impossible à trouver. On nous conseille le coin VIP : « Non, il faut se rendre à la tribune sud » . Une fois sur place : barrage, les services de police ayant visiblement reçu l’ordre de ne laisser passer personne sans présentation de son ticket. Problème ? Il faut se rendre au coin presse pour pouvoir le récupérer. « Impossible » , nous dit l’un des hommes en bleu. Pratique, tout ça.

De la Jupi et des supporters sans place

Du coup, avec ces contretemps, on rate les 25 premières minutes, le You Never Walk Alone entonné par le stade et l’ouverture du score de Rooney. C’est con. Qu’à cela ne tienne, on en a profité pour voir d’autres choses. Des choses auxquelles seuls des stades de foot permettent d’assister : des personnes de 60 ans dans un état d’ébriété avancé, des supporters avec de la Jupiler en canette, des mecs sans place qui tentent quand même d’assister au match en zieutant le peu de terrain visible à l’extérieur des tribunes.

On voit aussi des ultras anglais et belges en plein fou rire, toujours des supporters avec de la « Jupi » , et des Mancuniens parqués comme si le football anglais était resté bloqué dans les années 1990, période faste du hooliganisme. L’un d’entre eux, Ian, la trentaine, vêtu comme de nombreux supporters du Nord de l’Angleterre – veste Adidas, jean 501 et runnings, les vrais savent – découvre l’enceinte en même temps que nous : « Ça fait cher le déplacement pour à peine une heure de match » , regrette-t-il.

La vague rouge

Qu’importent les aléas, on y est enfin. Et c’est tant mieux. Car, si la fin de la première mi-temps ne réserve que peu de sensations, si ce n’est cette occasion presque immanquable de De Sutter face à Romero, la seconde période commence sous de joyeux hospices pour Manchester, qui, grâce au doublé de Rooney à la 49e minute, anéanti définitivement tous les espoirs belges. Le pire, c’est que la galère des Brugeois n’est même pas finie : sept minutes plus tard, sur une accélération et un décalage de Juan Mata, très bon hier soir, Rooney, décidément en réussite, réalise un hat-trick, son premier depuis onze ans. Les trente dernières minutes ne seront qu’une longue et interminable attente du coup de sifflet final pour les supporters belges, qui voient leur équipe sombrer encore davantage (quatrième but d’Herrera à la 63e, barre de Vanacken).

Ils n’ont comme maigre consolation que les différents ratés des Red Devils, à l’image du penalty manqué de Chicharito à la 81e minute, rassuré par Van Gaal d’une tape dans le dos, qui ravive quelque peu l’ambiance dans le stade. Car, hormis ce supporter anglais assez fou pour entonner des dizaines de chants à la gloire de Man. U et de Ryan Giggs (un connaisseur, donc) au milieu des supporters brugeois, les supporters locaux continuent jusqu’à l’ultime seconde d’encourager avec véhémence leur équipe. Un peu comme s’ils avaient conscience que le handicap du match aller était de toute façon insurmontable. Un peu comme s’ils pouvaient déjà s’estimer heureux d’avoir vu un tel adversaire avant de rentrer chez eux. Étrangement, à la fin de la rencontre, sortir du stade a paru extrêmement plus simple que d’y entrer…

Un Panichelli vous manque, et tout est dépeuplé

Par Maxime Delcourt

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