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- Fiorentina-Naples (1-1)
Naples et Fiorentina lâchent des points

Au terme d’un match intense, le Napoli et la Fiorentina ont fini par se partager les points (1-1). Grâce et à cause de Marcos Alonso, héros et gaffeur de la Fiorentina.
ACF Fiorentina 1-1 SSC Napoli ![]()
Buts : Marcos Alonso (5e) pour la Fiorentina // Higuaín (6e) pour le Napoli
David Bowie a chanté qu’on pouvait être des héros juste pour un jour. Marcos Alonso a prouvé qu’on pouvait même l’être pendant une minute. Le latéral de la Fiorentina est passé, en 67 secondes, de l’ouverture du score à la boulette qui a coûté l’égalisation à son équipe. Du statut de héros à celui de pestiféré. Dur pour lui. Surtout que ça a atteint, pour le reste de la partie, le mental de tous ses coéquipiers. Même en prenant le jeu à son compte, en se créant les occasions les plus chaudes, la Fio n’a jamais réussi à faire chavirer le Napoli. Et dans la course au titre, ce match nul n’arrange personne. Surtout pas les hommes de Maurizio Sarri, maintenant à trois points de la Juve.
Marcos ascenseur émotionnel
Tout s’est donc déroulé en à peine 67 secondes, entre la 5e et la 6e minute. Un laps de temps durant lequel Marcos Alonso a connu le meilleur et le pire du football. Buteur de la tête à la 5e minute, au milieu de deux coéquipiers, à la retombée d’un bon corner de Borja Valero. Et puis, gaffeur sur le coup d’envoi du Napoli. Le latéral de la Viola rate son dégagement, alors que son gardien, Tătăruşanu, sort de sa cage et lui hurle dessus qu’il peut laisser passer le ballon. Higuaín ne se fait pas prier. 1-1.
Nih proses golnya Gonzalo Higuaín tadi. #SerieA pic.twitter.com/5ByC4Iriw7
— Indonesia Medio Club (@MedioClub) 29 février 2016
Le football est cruel et n’épargne personne. Cet ascenseur émotionnel a d’ailleurs une influence non négligeable sur le reste de la rencontre. Ensuite, les deux équipes calment le jeu et privilégient la concentration à l’excitation. Non pas qu’on s’emmerde. Au contraire. Simplement que le Napoli et la Fiorentina se montrent plus patients et que les occasions de but se font plus rares. Au moins jusqu’à la demi-heure de jeu. Le moment choisi par Kalinić pour se faire remarquer. Bien lancé dans la profondeur, il trouve la barre de Reina. Tout comme Tello dix minutes plus tard qui, après un cassage de rein monstre sur Ghoulam, n’enroule pas assez son ballon. Hamšík et Vecino auront également leur occasion, sans plus de succès. À la mi-temps, la Fio peut clairement s’en vouloir. Tout l’inverse des téléspectateurs qui, eux, se régalent du spectacle offert.
L’exception Tătăruşanu
Et cette intensité ne quitte pas la pelouse pas en seconde période. Les joueurs de Paulo Sousa sont bien en place, entreprenants, enthousiastes, mais trop maladroits. Comme si la boulette de Marcos Alonso hantait encore leur volonté de marquer. Seul Tătăruşanu semble encore avoir les yeux en face des trous. Et quand à l’heure de jeu, Callejón et Higuaín ont l’occasion de prendre l’avantage, il sort un double arrêt de grande classe.
Quality double save from Tatarusanu #FiorentinaNapoli pic.twitter.com/pTRHbXyodl
— Serie A News (@TransfersCalcio) 29 février 2016
Le reste de la partie peut se résumer en attaques placées et tentatives de coaching, Bernardeschi prend la place de Mati Fernandez, David López celle d’Allan, Mertens celle de Callejón, sans que cela n’apporte de véritables frissons. Quelques frappes par-ci, par-là, un but logiquement refusé d’Higuaín, une énorme faute et un geste défensif plutôt bien senti de Koulibaly (coucou Deschamps), une ultime frappe excentrée d’Insigne, mais sinon, rien de bien fou. Il faut dire que la cinquième minute du match a déjà rempli presque intégralement cette fonction.
Résultats et classement de Serie A Retrouvez toute l’actualité de la Serie A Naples enchaîne en battant la FiorentinaPar Ugo Bocchi