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Le top des flops de la saison de Ligue 1

La saison 2025-2026 de Ligue 1, c’est fini. Une bonne occasion de faire le top des flops d’une édition qui aura vu un champion sacré comme si c’était une équipe de CM2 dans la cour d’école, les clubs azuréens faire n’importe quoi et la multipropriété vertueuse de Strasbourg se vautrer. On prend.
→ La Côte d’Azur
On pourrait parler en longueur de la capitale de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais l’OM n’a plus rien à prouver à personne à propos du niveau de n’importe quoi de sa saison. À un peu plus de deux heures en bagnole du Vieux-Port, les deux voisins Nice et Monaco ont fait en sorte de rivaliser à leur manière. Le Gym s’attend à vivre deux semaines étouffantes, entre une finale de Coupe de France qui ressemble à un grand écart face à Lens et une double confrontation stressante à souhait contre Saint-Étienne pour ne pas sombrer en deuxième division pour la première fois depuis le début du siècle (2001-2002, pour les plus vieux). Et 1997, ça vous dit quelque chose ?
Les Monégasques n’ont même pas trop envie de se moquer du voisin niçois : la saison de l’ASM aura été insignifiante et, comme d’habitude, tout le monde s’en fout. Les amoureux de la Principauté seront encore un peu plus à fond contre Nice vendredi soir pour espérer voir Lens leur offrir la Ligue Conférence en guise de consolante la saison prochaine. Reste que cette année sera à oublier et qu’on se demande bien à quoi pourrait bien ressembler l’équipe de Sébastien Pocognoli, si le Belge ne bouge pas. Au moins, c’est la fin du feuilleton hebdomadaire autour du point santé de Paul Pogba.

→ La « multipropriété vertueuse » de Strasbourg
On allait voir ce qu’on allait voir, le Racing allait nous montrer ce qu’était la bonne et vertueuse multipropriété, celle que personne n’osait imaginer, celle qui devait inspirer le monde entier. Après avoir claqué près de 130 millions d’euros l’été dernier, en toute tranquillité, Strasbourg s’est pointé sur la ligne d’arrivée sans finale de Coupe de France, sans finale de Ligue Conférence et sans Coupe d’Europe la saison prochaine. Sans Liam Rosenior, aussi, puisque le génie anglais avait mis les voiles pour Chelsea cet hiver (d’où il a été viré, évidemment). L’équipe alsacienne a parfois proposé du foot, comme ce dimanche pour finir, et elle a eu le mérite de nous faire découvrir l’adorable Joaquín Panichelli, mais à la fin de l’histoire, c’est un échec. Et c’est peut-être mieux comme ça.
→ Les penaltys
Onze mètres. C’est ce qui sépare la ligne de but du point de penalty. Un jeu d’enfants pour des personnes dont le football est la profession et le pain quotidien, non ? Tout le monde le sait : non. Cette saison en Ligue 1, nos artistes préférés ont raté… 33 penaltys, soit quasiment un loupé par journée en moyenne. Un record sur la dernière décennie, quand on tourne généralement plus autour des 24 penaltoches manqués sur un championnat entier. La Palme d’or des moins adroits ? Elle peut être partagée entre Mason Greenwood, Romain Del Castillo et Issa Soumaré, qui ont tous les trois foiré trois tentatives. Il est aussi peut-être l’heure de saluer le travail des gardiens.

→ Les Kita pour l’ensemble de leur œuvre
Clap de fin pour le Kita Circus en Ligue 1. Trois entraîneurs, cinq petites victoires en 33 matchs, et une relégation que personne n’a vraiment pu empêcher, même pas Vahid Halilhodžić. En guise de bouquet final, Vahid s’accroche avec les supporters lors de l’envahissement du terrain contre Toulouse, et les Kita sont aux abonnés absents pour le dernier match de l’ère Ligue 1. Classe jusqu’au bout. Quatre ans que les Canaris frôlaient le gouffre. Cette fois, ils ont sauté dedans. Une saison sans le moindre semblant d’espoir, avec des joueurs pris en étau entre une direction complètement dépassée et des tribunes à bout de nerfs. Le tout pour atterrir sur la pire saison de l’histoire du club en matière de points. La troisième descente en Ligue 2 du FCN, et sans doute la plus prévisible de toutes. Là aussi, les Jaune et Vert n’auront même pas le cœur de se moquer des Rennais qui ont, encore une fois, raté la marche pour le podium après avoir distribué des gros salaires à foison. Chacun ses galères.
→ La remise du trophée de Ligue 1
Trois minutes. C’est le temps qu’il a fallu pour célébrer toute une saison de Ligue 1. Trois petites minutes, comme si soulever un titre de champion de France était devenu aussi anodin qu’une remise de diplôme de fin de CM2. Pour le PSG, c’est presque vrai : gagner le championnat est désormais aussi surprenant que le soleil qui se lève à l’est. Mais quand même, organiser ça au stade Jean-Bouin, à dix mètres à vol de mouche du Parc des Princes, c’est le genre de décision qui laisse songeur sur l’état de la LFP, qui a d’ailleurs torpillé la course au titre en déplaçant le Lens-PSG de la 29e journée. Bravo et merci pour tout.
Revivez le multiplex de l’avant-dernière journée de Ligue 1Par Evan Margerin























































