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M.Lacen : «Face au Barça, on n’a qu’une envie, que ça se termine»

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M.Lacen : «Face au Barça, on n’a qu’une envie, que ça se termine»

Depuis un an, le Barça a filé un sacré paquet de déculottées. Le Racing Santander est la dernière équipe à s'être fait fesser (1-4). Mehdi Lacen, son milieu défensif, ne cache pas le désarroi qu'engendre la supériorité manifeste des hommes de Guardiola.

Comment avez-vous abordé la rencontre face au Barça ?

On était confiants. On venait de ramener quatre points en deux matchs à l’extérieur, alors on pensait pouvoir les mettre en difficulté. Notre stratégie était de placer deux attaquants devant, de défendre à huit, et d’exploser à la récupération pour les prendre en contre. Mais de la mise en place à la pratique…

Pourquoi cela n’a-t-il pas fonctionné ?

Ils ont confisqué le ballon et les rares ballons qu’on récupérait, on les perdait en quelques secondes. Leur pressing fort et haut nous a fait paniquer. Et puis ils n’ont pas besoin de beaucoup d’occasions pour marquer.

Une fois menés 3-0, dans quel état d’esprit traverse-t-on le match ?

Déjà, on sait qu’on n’a aucune chance de revenir. Que même si on parvenait à réduire le score, ils nous en mettrait deux derrière. En fait, on a l’impression qu’ils décident quand ils vont marquer et quand ils nous laissent jouer. On n’a qu’une envie c’est que ça se termine. On court tout le temps après le ballon, c’est usant.

Pensez-vous que Santander pouvait mieux faire ?

Oui, l’an dernier, on menait 1-0 à la 60e minute, et puis Messi est entré… La solution, c’est d’exercer un très bon pressing car ils ne paniquent jamais avec le ballon. Les supporters ont eu l’impression qu’on ne s’était pas battus. Les journaux ont dit qu’on avait l’impression de voir des adultes jouer contre des enfants. Et ce n’est pas faux. On savait qu’ils étaient meilleurs que nous techniquement, mais là ils sautaient plus haut, couraient plus vite, on sent qu’ils sont habités par une confiance inébranlable. On avait l’impression qu’on ne pouvait rivaliser dans aucun domaine.

Vous les avez trouvés plus forts que l’an dernier ?

Apparemment, Guardiola se plaint du jeu de son équipe, moi je les ai trouvés impressionnants. Ils sont largement au-dessus du Real. Pour nous, jouer contre des équipes comme le Barça ou le Real, c’est une chance. On joue contre des Ronaldo, des Kaka, des Messi, des Xavi… Ça nous motive, mais on sait très bien que s’ils font leur match, on n’a aucune chance.

Non, Gianni Infantino, cette Coupe du monde était loin d’être parfaite

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