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L’OM s’arrache

Par Léo Ruiz
3' 3 minutes
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L’OM s’arrache

Longtemps inefficace et mené 2-0 à dix minutes du terme, l’OM repart finalement d’Istanbul avec un beau match nul (2-2). Barton a joué une grosse heure et Valbuena a été décisif.

Fenerbahçe/OM : 2-2Buts : Caner et Alex pour le Fener. Valbuena et Ayew pour l’OM.

Fenerbahçe contre l’OM, ça avait, sur le papier, des airs de Ligue des champions. Deux habitués des joutes européennes, 27 titres de champion, un stade chaud bouillant et deux équipes ambitieuses dans cette Europa League. Toutes les conditions étaient réunies pour un beau match de football à Istanbul. Et il a eu lieu. Globalement supérieurs à leurs adversaires, mais longtemps maladroits et malchanceux dans le dernier geste, les Marseillais sont allés chercher le nul dans les toutes dernières secondes, après avoir été menés 2 à 0 jusqu’à dix minutes de la fin (2-2).

Première pour Barton

Une stat pour faire baisser la pression du Şükrü-Saracoğlu : la dernière fois que le Fener’ a gagné chez lui en Coupe d’Europe, c’était il y a presque trois ans. Contre le Sheriff Tiraspol. La sensation, c’est la première titularisation de Joey Barton, numéro 6 dans le dos, à la place de Cheyrou. Autres nouveautés, Leyti N’Diaye derrière et Rémy devant. En face, Kuyt et Krasić sont absents, mais la crête de Meireles est bien là. Pas impressionnés, les Marseillais commencent tambour battant. Première minute de jeu, et déjà Rémy trouve la barre de Volkan d’un beau coup de caboche. Les Turcs répliquent par un centre dévié par le dos de Morel que Mandanda sauve de justesse sur sa ligne. Le match est ouvert, plaisant. Au milieu, Barton, discret et efficace, joue les M. Propre. L’OM est bien en place, mais se fait surprendre par un une-deux entre Kaldırım et Caner, ce dernier, pourtant dans un angle fermé, glissant le ballon entre les jambes de Mandanda (1-0). Les Phocéens repartent à l’abordage, mais ni Barton ni Valbuena ne cadrent leur frappe. Amalfitano et « Petit Vélo » sont percutants, Rémy et « double A » beaucoup plus brouillons. Deuxième mauvaise nouvelle, N’Diaye se blesse (encore) et doit sortir. Il est remplacé par Cheyrou, censé se reposer, Kaboré passant arrière droit.

Finish exceptionnel

Dès la reprise, les Marseillais mettent une grosse densité autour de la surface adverse, Valbuena et Ayew, de la tête, se créant les deux premières occases de la deuxième mi-temps. Quand Alex a de l’espace au milieu, la précision de son pied gauche pose beaucoup de problèmes à la défense olympienne. C’est en fait de la tête, seul aux six mètres, que le Brésilien crucifie Mandanda (2-0). Ça se complique sérieusement pour l’OM. Du coup, Élie Baup lance Gignac, sa meilleure arme du début de saison. APG remplace un Loïc Rémy encore loin de son niveau de la saison dernière. Sous l’impulsion d’un très bon Valbuena, les visiteurs insistent, se créent des occasions franches, mais ne concluent pas. Kaboré voit sa reprise détournée sur la ligne et Volkan sort une tête d’Ayew, rejoint par son frère sur la pelouse. C’est Barton, épuisé, qui laisse sa place. Physiquement, l’OM prend clairement le dessus. Sans Alex et Sow, sortis, les Turcs subissent, mais le portier de Fenerbahçe détourne encore une frappe d’Amalfitano. « Petit Vélo » prend à nouveau les choses en main. L’international tricolore percute, s’appuie sur André Ayew et ajuste Volkan, enfin (2-1). Les Turcs sont à l’agonie en cette fin de match, et c’est l’ainé des Ayew qui vient arracher du boulard le point du match nul dans les arrêts de jeu, sur un corner de Valbuena (2-2). Plus que mérité.

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Par Léo Ruiz

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