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L’OL n’a plus que ses yeux pour rêver

Par Enzo Leanni, au Groupama Stadium
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L’OL n’a plus que ses yeux pour rêver

À onze comme à dix, la bande de Paulo Fonseca n’a été que l’ombre d’elle-même contre le Celta de Vigo. Une élimination en huitièmes de Ligue Europa fait toujours tache dans une saison lyonnaise, même lorsque celle-ci a commencé en Ligue 2, dans un été chaotique. Si la frustration est encore plus grande, c’est justement parce que l’OL a cru qu’il pouvait le faire.

Le vent qui souffle en ce moment sur l’Hexagone renvoie inlassablement vers l’arrière, alors il serait de bon ton de faire un bond de neuf ans dans le passé. Si loin, si proche. Jean-Michel Aulas ne briguait pas la mairie de Lyon, Corentin Tolisso ne terminait pas la soirée au bord des larmes et l’OL se croyait encore invité chez les grands d’Europe au moment d’éliminer l’AS Roma en huitièmes de Ligue Europa 2016-2017. L’heure est désormais aux illusions perdues. Quelques minutes avant le coup d’envoi du retour contre le Celta de Vigo, les rares fidèles à avoir pris leur après-midi de congé pour venir à Décines-Charpieu débattaient des ultimes espoirs de l’ancien boss pour le second tour des municipales, de ce « trépané de Deschamps qui ne prend pas Coco », et du tableau de C3 largement ouvert.

Certains hésitaient même à prendre leur billet pour Istanbul en vue de la finale, jusqu’à ce que la réalité ne les rattrape par le col. Ce soir, JMA s’affichait en compagnie de Sonny Anderson pour sauver ce qu’il reste de sa campagne électorale, Tolisso a confirmé que ses derniers mois lui pesaient dans les jambes et c’est tout un club qui a compris que ses rêves sont partis en fumée. Le carton rouge de Moussa Niakhaté – dont la semaine a carrément viré au cauchemar après le trophée de la CAN donné au Maroc – n’a rien arrangé à une situation mal embarquée depuis plusieurs semaines. Les 13 victoires consécutives ont laissé place à 7 matchs de suite sans succès, entraînant au passage un arrêt net en Ligue 1, une élimination en Coupe de France et, désormais, en Ligue Europa.

Mieux vaut une saison tranquille ou des montagnes russes ?

Il n’y a pas si longtemps, cet OL jouait sur tous les tableaux et avait un appétit gargantuesque. Il y a à peine plus de temps, le club était temporairement envoyé en Ligue 2, devait se séparer du pompier pyromane qui lui servait de président et avait coché le maintien tranquille comme principal objectif. Un simple regard en arrière permet-il d’atténuer la frustration du résultat ? Non, puisque toucher du doigt cet espoir rend l’incapacité de le concrétiser encore plus amère. Un temps en quête de leur premier titre depuis 2012, les Rhodaniens s’en voudraient presque d’avoir été trop naïfs, comme s’il avait été préférable de se faire une petite saison tranquille dans le ventre mou plutôt que d’avoir eu l’estomac retourné par les montagnes russes.

Encore une déconvenue pour Fonseca.
Encore une déconvenue pour Fonseca.

Paulo Fonseca, lui, est habitué à ces secousses. Un peu moins d’un an après avoir rêvé de faire tomber Manchester United en quarts de la compétition, l’entraîneur portugais se retrouve au cœur d’une bien mauvaise passe. Son travail depuis son arrivée à Lyon devrait suffire à ne pas le mettre en danger d’ici la fin de saison, mais l’enchaînement de gros rendez-vous ratés (à Marseille en championnat, contre Lens, en Coupe, et le Celta à domicile) confirme qu’il n’arrive toujours pas à faire basculer la situation du bon côté quand cela compte double, à l’instar des dérapages incontrôlés dans les lignes droites de fin de saison avec le LOSC. Son effectif est effectivement sur les rotules, avec des cadres à l’infirmerie, tout juste de retour ou qui n’attendent que la trêve internationale pour se mettre au frais, et la joie communicative de l’hiver pourrait désormais être remplacée par une longue agonie jusqu’à l’été. Heureusement, les Lyonnais peuvent dormir paisiblement, penser à la réception de Monaco, dimanche, et croiser les doigts pour aller chercher une qualification en Ligue des champions. Après tout, ça n’a jamais tué personne de rêver, pas même Jean-Michel Aulas.

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