Plombé par une entame catastrophique et l’expulsion de Moussa Niakhaté, l’OL a fini par craquer contre le Celta (0-2). Après la Coupe de France, Lyon quitte la Ligue Europa et poursuit sa mauvaise série, avec un septième match sans gagner toutes compétitions confondues. Vite, le printemps.
Lyon 0-2 Celta
Buts : Rueda (61e) et Jutglà (90e+2) pour le Celta
Expulsions : Niakhaté (19e) et Tagliafico (90e+6) à l’OL
Tout perdre, ou presque, en l’espace de 15 jours : un mode d’emploi fourni par l’Olympique lyonnais. Deux semaines plus tôt, les Gones étaient encore sur trois tableaux et pouvaient rêver d’un printemps excitant. La saison des bourgeons n’a pas débuté que les voilà éjectés des deux coupes, de France et d’Europe, au milieu d’une série de sept matchs sans victoire toutes compétitions confondues, après la défaite du soir contre le Celta (0-2) après avoir passé une grande partie de la rencontre à un joueur de moins. L’aventure en Ligue Europa s’arrête en huitièmes de finale pour l’OL, qui n’a plus que le championnat pour se consoler et vibrer.
L’OL et Niakhaté à l’envers, Greif à l’endroit
Les supporters étaient encore dans les bouchons ou avaient préféré rester à la maison quand, dans un stade assez peu garni au coup d’envoi, les Lyonnais ont décidé de se compliquer la soirée. En retard sur tous les ballons et dans les duels, l’OL aurait pu payer son entame catastrophique dès les premières secondes de la partie, Nicolas Tagliafico laissant traîner son pied sur Javier Rueda dans la surface (2e). Au micro, Stéphane Guy avait beau parler de cinéma ou remettre en cause l’honnêteté de l’Espagnol, cela aurait pu faire penalty pour le Celta. La VAR n’a pas bronché, mais il faut croire que ce Rueda était imprenable ce jeudi et c’est Moussa Niakhaté qui a posé ses crampons sur la cheville du beau gosse pour récolter un carton rouge immédiatement brandi par l’arbitre (19e). Il ne pouvait pas en être autrement pour cet Olympique lyonnais à l’envers et à peine réveillé par un caviar du Shadok Endrick pour Roman Yaremchuk (13e), qui a également touché le poteau après une position de hors-jeu (15e).
Coup dur pour l'OL qui se retrouve à 10 après 19 minutes suite à ce carton rouge pour Moussa Niakhaté 🔴
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Une semaine après avoir galéré en supériorité numérique en Galice, l’OL devait réfléchir à comment tenir plus d’une heure, au minimum, à 10 contre 11. Corentin Tolisso a dû se mettre à terre pour laisser ses copains aller chercher les consignes auprès de Paulo Fonseca, qui n’avait peut-être pas prévu de voir les visiteurs presser haut pour déstabiliser sa bande. Le plan parfait du Celta qui aurait pu l’être un peu plus sans un grand Dominik Greif, sauveur de sa patrie devant Rueda (26e), Williot Swedberg (29e), Fer Lopez (36e) ou Sergio Carreira (56e). Les tribunes sonnaient un peu moins creuses quand, à la pause, Fonseca a sorti le grand Yaremchuk pour renforcer son bloc avec Tanner Tessmann pendant que le Celta bougeait aussi ses hommes et les lignes.
L’OL à la rue, le Celta a Rueda
Être à 0-0 à l’heure de jeu tenait presque du miracle pour l’OL, sur un fil face aux offensives espagnoles, dont celles contrées par Noah Nartey et Clinton Mata en catastrophe dans la surface rhodanienne. Un coup franc gâché par Endrick plus tard (54e), le Celta a trouvé la clé d’un verrou qui n’en était pas vraiment un. Hugo Álvarez et Carreira ont pu s’amuser sur le côté gauche, le premier s’incrustant dans la surface pour centrer fort et offrir un but tout fait au poison Rueda (0-1, 61e).
Le copain de Stéphane Guy aurait même pu claquer le deuxième s’il n’avait pas voulu être trop altruiste (73e), quand la seule satisfaction lyonnaise du soir aura été de revoir Afonso Moreira, Pavel Šulc et Malick Fofana gambader au Groupama Stadium. Une pauvre tête d’un Tolisso à la peine en guise de seul tir cadré de la rencontre ne pouvait pas aider l’OL à tout renverser, surtout que Ferran Jutglà a éteint le Groupama Stadium en se montrant clinique devant Greif (0-2, 90e+2) dans le temps additionnel, au cours duquel Tagliafico a réussi à se faire expulser (90e+6). Ce n’est pas un match à oublier, c’est un mois entier.
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