- C1
- 8es
- Chelsea-PSG (0-3)
Barcola et la loi de l’attraction

Après plus d’un an sans marquer en Ligue des champions et une première partie de saison à faire régulièrement soupirer les supporters parisiens pour ses ratés devant la cage, Bradley Barcola a retrouvé l’efficacité contre Chelsea. Et avec la manière, s’il vous plaît. Un état de grâce parti pour durer ?
En ce mercredi matin, allez dire à un supporter de Chelsea que le frêle n°29 parisien n’avait plus marqué depuis 17 matchs en Ligue des champions, soit plus d’un an sans faire trembler les filets. Juste pour la curiosité de voir l’étonnement s’emparer de son visage après avoir observé Bradley Barcola ouvrir le score d’une magnifique volée sous la barre façon Ezequiel Lavezzi lors de la manche aller, puis remettre ça d’un missile sublime ce mardi soir à Stamford Bridge. Talent, spontanéité, finition clinique : tout y est dans ces deux buts de l’ancien Lyonnais, même la note artistique. Surtout la note artistique, saupoudrée d’un zeste de chambrage avec cette reprise de la célébration de Didier Drogba.
OHHHH BRADLEY BARCOLA QUEL BUT 😱😱😱 Le PSG mène 2-0 sur la pelouse de Chelsea après 15 minutes, soit 7-2 au cumulé 🥶#CFCPSG | #UCL pic.twitter.com/5RAI8rjliO
— CANAL+ Foot (@CanalplusFoot) March 17, 2026
Devant un tel spectacle, difficile d’imaginer que le bonhomme traversait jusqu’alors une période de difficultés chroniques au moment de conclure. Malgré un total loin d’être indigent de dix réalisations en Ligue 1 (dont trois lors des trois derniers matchs), Barcola s’est régulièrement illustré par des face-à-face bien mal négociés ces derniers mois. Au point de voir certains se demander si l’on reverrait un jour l’ailier létal de l’automne 2024, lorsqu’il portait l’attaque du PSG chaque week-end ou presque. Les mauvais souvenirs sont d’ailleurs remontés à la surface peu après la demi-heure de jeu à Londres, en le voyant faire danser Jorrel Hato sur un appui, se retourner et appuyer sur l’accélérateur pour filer au but… avant de s’emmêler à nouveau les crayons. Une action finalement bien vite oubliée. Mais qui pose une question : et si Barcola était un meilleur finisseur lorsqu’il n’a pas le temps de réfléchir et que le jeu réclame d’envoyer une praline en première intention sans se poser de question ?
Un caramel et ça repart ?
À l’instar de la volée de Fabián Ruiz contre Arsenal ou du chef-d’œuvre collectif conclu par Désiré Doué quelques semaines plus tard pour envoyer l’Inter par le fond, cette sublime frappe sous la barre de Robert Sánchez pourrait bientôt tenir une place à part dans le catalogue des buts que les fans parisiens se repasseront en boucle, juste pour les frissons. Tout dépendra également de l’issue de cette campagne européenne, puisque tout est toujours plus beau lorsqu’il y a la victoire au bout. Avec de tels talents pour composer sa ligne offensive, tous les rêves sont permis. Car si Khvicha Kvaratskhelia a beaucoup pris la lumière – à juste titre – lors de cette double confrontation face aux Blues, le premier ailier dont Luis Enrique a coché le nom pour accompagner Ousmane Dembélé dans son XI à l’aller comme au retour se nomme Bradley Barcola.
9 - Qualifications pour les quarts de finale de Ligue des Champions depuis l'arrivée de QSI au PSG : 🏅Bayern Munich, Real Madrid (13) 🥉Barcelone (11) 4⃣Paris SG (9) Gotha. pic.twitter.com/d0DUzpvmk9
— OptaJean (@OptaJean) March 17, 2026
Désormais buteur lors de ses cinq derniers matchs, l’international tricolore est l’un des symboles de ce PSG de nouveau clinique face au but ces dernières semaines. Son grand péché mignon par période depuis l’arrivée d’Enrique. Contre Chelsea, les Parisiens ont inscrit huit buts (une grande première pour eux dans une double confrontation de C1) en cumulant à peine deux expected goals et en frappant 17 fois au but en 180 minutes (contre 27 pour les hommes de Liam Rosenior). Par séquence sur la pelouse de Stamford Bridge, on a même retrouvé le Barcola que les Havrais avaient récemment découvert si à l’aise pour dévorer les espaces dans l’axe. « Ce que je peux dire de Bradley, c’est qu’il a eu beaucoup de minutes, beaucoup de matchs, il a très bien joué. Il peut évoluer partout en attaque, l’encensait d’ailleurs son entraîneur quelques jours après qu’il a permis aux siens de rentrer de Normandie avec les trois points. Je suis content de ce que j’ai vu. »
La question qui se pose désormais est de savoir combien de temps cet état de grâce pourra bien durer. À voir l’homme tressé quitter l’ouest de Londres le pied droit dans une botte orthopédique après un mauvais tacle de João Pedro qui l’a obligé à quitter prématurément la pelouse, on pourrait penser que cet état sera de courte durée. Mais pas pour Luis Enrique. « Il faut attendre demain pour savoir exactement. Mais je pense que ce n’est rien d’important », dédramatisait-il en conférence de presse. Si sa nouvelle gâchette pouvait garder quelques balles dans le barillet au moins jusqu’au début du mois d’avril pour faire à nouveau parler la poudre contre Liverpool ou Galatasaray, l’Espagnol ne trouverait rien à redire. Reste plus qu’à savoir lequel de ses compères d’attaque sera le plus à l’aise pour récupérer son costume de supersub.
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