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Bukayo Saka, pour un nouveau frisson

Par Thomas Morlec
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Bukayo Saka, pour un nouveau frisson

Vous l’aviez peut-être déjà enterré, mais il est de retour. En difficulté cette saison, Bukayo Saka revient en forme au meilleur des moments et rappelle à tout le monde qu’il est l’un des joueurs les plus talentueux d’Arsenal, capable de guider les Gunners vers une nouvelle finale de Ligue des champions.

Si Arsenal est en course pour soulever son premier trophée de champion d’Angleterre depuis 2004 et connaître une première finale de Ligue des champions depuis 2006, ce n’est pas grâce à Bukayo Saka. Bien loin de ses standards habituels et de sa saison flamboyante en 2023-2024, celui qui a prolongé son contrat avec les Gunners jusqu’en 2031 a eu du mal à peser dans le jeu de son équipe et a été gêné par de nombreuses blessures (ischio-jambiers, hanche, tendon d’Achille). En revanche, si Arsenal a des raisons de croire qu’il peut enfin aller au bout de ses rêves, c’est aussi parce que le même Bukayo Saka revient en forme au meilleur des moments. Ses 45 minutes samedi lors du large succès face à Fulham (3-0) ont fait taire les critiques des supporters qui l’adulaient il y a encore quelques semaines, et laissent espérer que l’ailier droit anglais de 24 ans puisse enfin confirmer tout le bien qu’on lui promettait.

Plus d’un tour dans son Saka

Dans le football actuel, où l’instantanéité prime, six mois de méforme peuvent suffire à faire oublier le talent des footballeurs. Devenu, samedi, le quatrième plus jeune joueur de l’histoire de la Premier League à atteindre les 200 titularisations, Saka n’a eu besoin que d’une mi-temps pour éblouir son monde. L’international anglais a commencé par faire tomber Raúl Jiménez sur les fesses avant d’adresser une passe décisive à Viktor Gyökeres pour dérider la rencontre, avant de doubler la mise d’une frappe puissante au premier poteau avant la fin du premier acte. C’est la première fois de la saison que Saka parvient à marquer et à délivrer une passe décisive dans le même match.

Forcément, Mikel Arteta n’a eu que des mots doux pour son joyau en conférence de presse d’après-match. «  Bukayo Saka a clairement fait la différence, a déclaré le coach espagnol. Il a fait deux actions qui ont décidé du sort du match. Nous savons de quoi il est capable. Il revient dans la période la plus importante de la saison et maintenant il est frais, son esprit est au clair. Il est au maximum de sa motivation. »

Arsenal a besoin de son canonnier

Déjà impliqué dans 150 buts sous le maillot des Gunners (80 buts, 70 passes décisives) à seulement 24 ans, l’ailier, qui porte ces couleurs depuis ses 7 piges, semble revenir en forme au meilleur des moments. Sorti à la mi-temps pour être préservé avant la demi-finale retour de Ligue des champions contre l’Atlético, l’international anglais a démontré qu’il n’avait rien perdu de sa superbe. « Dès que Saka entre en jeu, tout prend tout son sens, a posé Jamie Carragher au micro de Sky Sports. Le rythme, le timing, la prise de décision : il ne gaspille pas le moindre instant sur le terrain. Il est dangereux à chaque fois qu’il touche le ballon. But, passe décisive, toujours en combinaison, toujours avec une longueur d’avance. Ce n’est pas seulement du talent, c’est une compréhension du jeu au plus haut niveau. C’est ce que font les meilleurs joueurs : ils donnent l’impression que c’est simple parce qu’ils sont décisifs. »

Ce mardi, Saka a l’opportunité de faire oublier cette saison moyenne et son entrée insipide de l’aller, en envoyant son équipe en finale de la Ligue des champions, 20 ans après la dernière. Si les doutes restent nombreux, notamment sur son état de forme, cet éclair face aux Cottagers a le mérite d’avoir rallumé la flamme dans le cœur de son entraîneur : « Je pense qu’il avait besoin d’une performance comme celle-là pour affecter l’équipe. C’est une bonne base pour mardi. […] Aujourd’hui, il s’est senti libre, détendu, et je pense que nous avons retrouvé le Bukayo que nous connaissons.  » Espérons que le technicien espagnol a raison.

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Par Thomas Morlec

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