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Oui, Arsenal va soulever la Premier League !

Battu par Manchester City (2-1) dans un match crucial pour la couronne d’Angleterre, Arsenal a des raisons d’avoir la gueule de bois ce lundi. Pourtant, on vous le dit : les Gunners ne vont pas s’écrouler et vont soulever pour la 14e fois le trophée de la Premier League. Voici les raisons d’y croire.
En tombant sur la pelouse de l’Etihad Stadium (2-1) ce dimanche, Arsenal a encore perdu des plumes dans la course au titre et a permis à son concurrent direct, Manchester City, qui compte un match en moins, de revenir provisoirement à trois points de son trône de leader. Mentalement, le coup est rude, mais les Gunners sont toujours maîtres de leur destin, et il y a fort à parier qu’ils peuvent mettre le dernier coup de collier pour décrocher ce titre de champion, 22 ans après le dernier.
Sur le papier, les Cityzens sont dans une forme étincelante depuis qu’ils ont été éjectés de la Ligue des champions avec quatre succès consécutifs, dont deux face aux hommes d’Arteta, un succès face à Chelsea et une victoire face à Liverpool. Un bilan bien plus réjouissant que celui d’Arsenal, qui n’a remporté qu’une seule de ses six dernières rencontres. Une formidable raison de sabrer le champagne pour les supporters des Skyblues, qui ont déployé dimanche une banderole où l’on pouvait lire « Panic on the streets of London », un clin d’œil à une chanson des Smiths, l’un des plus célèbres groupes de rock de Manchester.
Des retours précieux qui peuvent faire la différence
Pour autant, à y regarder de plus près, le contenu du match des Londoniens a été tout sauf mauvais. La troupe d’Arteta a été valeureuse et aurait pu bien mieux s’en sortir dans cette partie, notamment en seconde mi-temps, si le poteau d’Eberechi Eze (61e) puis celui de Gabriel (73e) avaient terminé au fond des filets. Les fameux petits détails qui font la différence mais qui peuvent toujours être contrebalancés.
Au rayon des bonnes nouvelles, le retour tant attendu du capitaine et maître à jouer Martin Ødegaard, absent lors des quatre derniers matchs à cause d’une blessure au genou. Son match a été plus qu’abouti avec une forte influence dans le jeu de son équipe : joueur ayant tenté le plus de passes (41), créé le plus d’occasions (4) et fait le plus grand nombre de récupérations (7). Il faut également espérer pour le leader du championnat anglais que Bukayo Saka, touché depuis plus d’un mois au tendon d’Achille, revienne sur les pelouses au plus vite pour aider son club de toujours, où il a prolongé jusqu’en 2031, à atteindre ses objectifs. Autre motif de satisfaction en cette fin de saison, la montée en puissance de Kai Havertz. Auteur d’un très bon pressing sur la bourde de Gianluigi Donnarumma amenant le but de l’égalisation, l’Allemand, qui doit encore régler la mire et être plus tueur, a démontré à son entraîneur, notamment par sa complémentarité technique avec ses coéquipiers, qu’il était une option bien plus fiable au poste de faux neuf que l’avant-centre Viktor Gyökeres, sagement assis sur le banc jusqu’à la 85e minute. Le trio Ødegaard-Havertz-Saka n’a pas commencé un match ensemble depuis décembre 2024. Sûrement une piste que pourrait exploiter l’entraîneur des Gunners pour cette fin de saison haletante, si on lui en donne l’occasion.
7 - Arsenal have suffered seven defeats in 55 matches this season, in all competitions First 49 matches : 3 defeats Last 6 matches : 4 defeats Panic. pic.twitter.com/0VdYpARJsn
— OptaJoe (@OptaJoe) April 19, 2026
À cinq journées de la fin du championnat, l’entraîneur basque, logiquement très déçu par l’issue du match, reste convaincu que les siens peuvent le faire. « Je le crois aujourd’hui, je le croyais mercredi, il y a une semaine, car je vois mes joueurs tous les jours et je connais notre niveau, a martelé le technicien espagnol en conférence d’après-match. Mais aujourd’hui, s’ils avaient besoin d’être davantage convaincus, je pense qu’ils le sont désormais. […] C’est un nouveau championnat maintenant. City a un match en retard. Nous avons trois points d’avance et cinq matchs à jouer. Donc tout reste à jouer. Nous n’allons pas nous arrêter et nous allons repartir de plus belle, c’est certain. » Un bel exercice d’autopersuasion ? Peut-être, mais il y a tout de même des signaux positifs dans cette défaite, où Arsenal a montré bien plus de sérénité que les dernières semaines balle au pied et prouvé, malgré le score, qu’il ne fallait pas les enterrer.
Un calendrier bien plus clément et une C1 dans le viseur
Contrairement à City, les Gunners sont encore en Ligue des champions et joueront pour la deuxième saison consécutive une demi-finale dans cette compétition. Si la double confrontation face à l’Atlético de Madrid peut rajouter du stress et de la fatigue à l’effectif du leader de Premier League, c’est aussi une formidable occasion pour retrouver de la confiance et un second souffle avant un sprint final qui s’annonce plutôt clément pour Arsenal. Les protégés d’Arteta recevront à l’Emirates Stadium Newcastle (14e), Fulham (12e) et Burnley, 19e et déjà condamné, et se déplaceront à West Ham, à la lutte pour le maintien (17e) et Crystal Palace (13e), qui n’a plus rien à jouer. Rien d’insurmontable alors que les Skyblues croiseront le fer avec trois clubs qui se battent pour se qualifier pour les compétitions européennes : Brentford (7e), Bournemouth (8e) ou encore Aston Villa (4e).
Alors oui, la lose colle à la peau d’Arsenal ces dernières saisons, avec des échecs dans le money time comme en 2002-2003 dans le mano a mano avec Manchester United ou en 2022-2023 après avoir passé 27 journées en tête, mais c’est justement dans ces ratés cuisants que l’on construit les succès futurs. Arteta, par le pragmatisme de son jeu cette saison, a compris qu’il ne fallait pas être le plus beau pour l’emporter. Cette claque reçue dimanche doit impérativement être un électrochoc pour les Gunners, et cela commence dès ce week-end avec la réception des Magpies, qui restent sur quatre revers consécutifs. Pour ceux qui en doutent encore, non « ce n’est pas terminé ».
This title race is going down to the wire. 👊 pic.twitter.com/XHITjrssy9
— Premier League (@premierleague) April 19, 2026
Par Thomas Morlec


























































