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L’Atlético et Arsenal se neutralisent sans folie

Par Clément Gavard
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L’Atlético et Arsenal se neutralisent sans folie

Comme prévu, cela n’aura pas été la même soirée que la veille en Ligue des champions. Dans l’autre demi-finale aller, l’Atlético de Madrid et Arsenal sont restés collés l’un à l’autre, avec un penalty chacun (1-1). Là aussi, la place en finale se jouera au retour, dans six jours.

Atlético de Madrid 1-1 Arsenal

Buts : Álvarez (56e SP) pour les Colchoneros // Gyökeres (44e SP) pour les Gunners

Ce ne pouvait pas être le même vertige, le même sommet et la même folie que la veille. Le divertissement ultime proposé par le PSG et le Bayern Munich était encore dans les têtes, ce mercredi soir, au moment de se poser devant la deuxième demi-finale de Ligue des champions de la semaine, entre l’Atlético de Madrid et Arsenal. La promesse n’était de toute façon pas la même, à la base. Dans le décor d’un Metropolitano en fusion, entre les décibels et les rouleaux de papiers toilette pour donner un air d’Amérique du Sud, les deux rêveurs d’une première coupe aux grandes oreilles n’ont pas réussi à se départager (1-1), avec un penalty chacun à croquer et la perspective d’un match retour sous tension, pour une place en finale, la semaine prochaine à Londres.

Il ne faut pas se mentir, la soirée a commencé avec une pointe de regret en pensant à celle de mardi. L’Atlético souhaitait ressembler à un tourbillon dès l’entame, mais la volonté de contrôle et de rigueur d’Arsenal a pris le dessus sur le rythme, dans une première période scolaire entre deux formations organisées et pas suffisamment créatives. Les hésitations de Piero Hincapié n’ont pas permis à Julian Álvarez de se mettre en confiance (1re), l’attaquant argentin tombant aussi sur David Raya (14e), avant de voir Martin Ødegaard buter sur Johnny Cardoso (15e). Deux blocs face à face, avec des éclairs trop rares : un pétard de Noni Madueke ici (30e), une passe géniale d’Antoine Griezmann là (41e) et surtout une défense londonienne trop costaude pour être prise à défaut.

Un penalty pour l’un, un penalty pour l’autre

Celle de l’Atlético résistait à peu près jusqu’à ce que Viktor Gyökeres, la lèvre en sang quelques minutes plus tôt, ne se retrouve bousculé dans la surface par David Hancko, paniqué devant le jeu en une touche des Gunners. Bingo pour le Suédois, qui s’est occupé de transformer le péno lui-même, Jan Oblak partant du bon côté sans toucher la chique (0-1, 44e). Le supporter du Metropolitano habitué à concocter ses meilleurs sandwichs à la pause ne s’est pas posé la question du changement proposé par Diego Simeone au retour des vestiaires (Robin Le Normand à la place de son fils Giuliano), et il avait raison.

Les Espagnols sont revenus avec un autre plan, consistant à trouver leurs offensifs dans des positions plus axiales pour faire plier Arsenal, méconnaissable et dépassé. L’actuel leader de Premier League aurait pu flancher plus vite, Álvarez faisant frissonner son public sur un coup franc malin et le duo Lookman-Griezmann se créant une double occasion énorme (53e). Ce n’était pas un soir de folie, mais un match de penaltys : la mimine de Ben White a traîné sur une reprise de Marcos Llorente, poussant l’arbitre à filer devant l’écran au bord du terrain et à offrir l’égalisation à Álvarez, Raya préférant rester planté au milieu de sa cage (1-1, 56e). L’Atlético avait pris le dessus, à tous les niveaux, et Griezmann aurait pu marquer les esprits pour sa dernière en Ligue des champions dans cet écrin, le Français trouvant la barre sur un tir en rupture (63e) avant de retenter sa chance avec une reprise contrée.

Il y avait déjà des regrets pour les Colchoneros, il y en a eu un peu plus quand Ademola Lookman a décidé qu’il n’était pas d’humeur clinique. Les Gunners ont également eu le droit à leur petite frustration, pensant pouvoir repasser devant grâce à… un penalty, d’abord accordé pour un contact entre le pied de Hancko (encore lui…) et celui d’Eberechi Eze dans la surface, puis annulé par l’arbitre après avoir passé un temps devant l’écran (78e). Arsenal a dû attendre quelques minutes de plus pour signer son premier tir de la seconde période (oui, oui), en finissant bien mieux face à un Atlético lessivé et privé d’Álvarez, sorti touché dans le dernier quart d’heure. Ce n’est pas une bonne nouvelle en vue du retour, à l’Emirates Stadium, où les deux équipes auront mieux à faire que penser au Bayern-PSG du lendemain.


Atlético (4-4-2) : Oblak – Llorente, Pubill, Hancko, Ruggeri – Simeone (Le Normand, 46e), Koke, Cardoso (Molina, 88e), Lookman – Griezmann, Álvarez (Baena, 77e). Entraîneur : Diego Simeone.

Arsenal (4-3-3) : Raya – White (Mosquera, 86e), Saliba, Gabriel, Hincapié – Ødegaard (Eze, 58e), Zubimendi, Rice – Madueke (Trossard, 68e), Gyökeres (Jesus, 68e), Martinelli (Saka, 68e). Entraîneur : Mikel Arteta.

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