Les 75 ans du club, le retour d’Anthony Lopes, l’arrivée du beaujolais nouveau, le dernier match de suspension de Paulo Fonseca : il y avait de quoi fêter, pour l’OL ce dimanche soir, et le FC Nantes, comme souvent cette saison, n’a pas osé enfiler un autre rôle que celui de figurant, dans un Groupama Stadium soudain trop grand pour lui. En supériorité numérique pendant plus de 45 minutes, Lyon a retrouvé le succès en Ligue 1, balayant les Canaris dans la joie et la bonne humeur (3-0) grâce notamment à un doublé deMartín Satriano – clairement un évènement. Il fallait au moins ça pour oublier la mauvaise série en championnat – aucune victoire dans les quatre dernières rencontres – et boucler une superbe semaine à neuf buts – le Maccabi Tel Aviv en avait déjà pris six, jeudi.
On pourrait résumer le match nantais à ces dix premières minutes intéressantes et ces deux ballons envoyés vers Matthis Abline, trop tendre au finish (5e, 9e). Gênés par les permutations de Lyonnais disposés dans un 3-4-2-1 novateur, les visiteurs n’auront plus fait grand-chose par la suite (Cozza a vendangé, 45e+1), sans sombrer tout de suite pour autant. Lorsque Junior Mwanga a vu rouge pour un geste dangereux sur Hans Hateboer (43e), l’OL n’avait pas encore vraiment secoué Anthony Lopes, mis à part avec Pavel Šulc (25e). C’est d’ailleurs ce dernier qui, à la reprise, a envoyé Tyler Morton toucher le poteau, avant qu’Abner Vinícius ne finisse, au bout, du pied droit, (1-0, 51e).
La suite appartient à Satriano, avec ce doublé, alors que l’Uruguayen n’avait plus marqué en Ligue 1 depuis plus d’un an et demi : un retourné de chien galeux, sur un pas, après sur une remise de Morton (2-0, 70e), et une déviation supersonique, après un déplacement modèle, sur le déboulé de l’entrant Afonso Moreira (3-0, 77e). Entre les deux, Kelvin Amian s’était opposé à Corentin Tolisso, in extremis (73e). En deuxième, on aura donc moins vu les Nantais que le strip-tease d’Abdelatif Kherradji – pour régler un problème de transmission avec le camion VAR – ou les fumigènes descendus des travées en guise de bougies d’anniversaire. Du moins, jusqu’à la 86e et ce but remarquable du jeune Bahmed Deuff, refusé pour une faute de Johan Lepenant au début de l’action. Le pire, dans tout ça ? Anthony Lopes a réalisé un super match pour son retour à la maison, notamment en toute fin de partie (90e+4, 90e+8). Ça n’empêchera pas Nantes de figurer à la 16e place, lundi matin.
« C’est la première date du calendrier que j’avais coché ☑️ »
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