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Le Real Madrid peut-il malgré tout gâcher la fête à Barcelone ?

Kylian Mbappé en escapade en Italie, Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde qui en viennent furieusement aux mains et caprices personnels en tous genres : rien ne va plus au Real Madrid. Alors, quel sont les motifs d'espoir avant un Clásico qui pourrait sacrer le FC Barcelone ?
C’est un événement d’une grande rareté au sein d’un club comme le Real Madrid, du genre qui ne survient qu’une ou deux fois par décennie et provoque forcément d’importants remous. Pour la première fois depuis la saison 2020-2021, la Casa Blanca va en effet achever une campagne sans nouveau trophée à ajouter dans la vitrine. Et que l’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas ce Clásico sur la pelouse d’un Barça qui n’attend que l’officialisation pour célébrer son sacre national qui pourra changer ce triste constat. Une victoire – ou même un nul – face au rival honni permettrait en effet aux Blaugrana de fêter ce 29e sacre de la meilleure des manières, sous les yeux humides des hommes de la capitale. Une humiliation en 4K que les Merengues seraient bien inspirés de s’éviter après une semaine aussi éprouvante.
Orgueil et préjugés
Si personne n’imagine les Madrilènes capables de combler les onze points qui les séparent des Catalans en quatre journées, gâcher la fête tant attendue par tout le Camp Nou aurait déjà un petit goût de friandise. Une deuxième victoire cette saison en Liga face au Barça en guise de placebo ? Elle pourrait en tout cas démontrer un certain orgueil de la part de Jude Bellingham et sa bande, battus cinq fois sur leurs six dernières prises de bec avec les champions d’Espagne en titre. Et surtout annoncés perdants d’avance après une semaine marquée par autant de polémiques. Cela permettrait au moins à Álvaro Arbeloa d’être (légèrement) plus crédible au moment d’affirmer que le vestiaire est prêt à tourner la page. « Valverde et Tchouaméni méritent qu’on passe à autre chose, qu’on leur donne une chance de continuer à se battre pour ce club, a clamé le pompier de service face à la presse. Je ne les crucifierai pas publiquement, car ils ne le méritent pas. »
Une manière bien étrange d’aborder un tel événement. Au point de déconcentrer le camp d’en face ? « Ce sont des choses qui arrivent partout, pas seulement au Real, s’est appliqué Hansi Flick, auteur d’un dégagement en touche digne de Matveï Safonov. Mais je ne veux pas en parler, ce n’est pas mon équipe, ce n’est pas mon club. Si l’ego est la cause de tout ça ? Je ne veux pas parler du Real Madrid car ce n’est pas mon équipe. » L’amour-propre, justement, devra être au cœur de l’équation pour faire dérailler un Barça qui a bien plus peur de l’autre équipe de Madrid, ces temps-ci. Mais qui pourrait être tenté de tomber dans le calcul, face à une bête blessée qui n’a plus rien à perdre.
Mbappé, un dernier coup d’éclat ?
Si le retour de Thibaut Courtois semble acté pour ce choc, la présence de Kylian Mbappé reste en revanche incertaine. Mais comment imaginer que le meilleur buteur de Liga (titre qu’il n’est pas assuré de conserver) n’ait pas une brûlante envie de démontrer que cette escapade italienne lui a fait le plus grand bien ? S’il ne vit que pour les stats, voici au moins une scène sur laquelle il a pris l’habitude de noircir la feuille. Avec douze buts en dix rencontres face aux Blaugrana, le Bondynois s’est trouvé un adversaire à martyriser chaque saison ou presque depuis son époque parisienne. Son meilleur défenseur face aux doutes qui l’entourent se trouve d’ailleurs peut-être en Catalogne, en la personne d’un Hansi Flick pas vraiment rassuré : « C’est l’un des meilleurs joueurs du monde, s’il vous plaît. Il est incroyablement doué sur le terrain. Il est dangereux dans toutes les situations. Devant le but, c’est le meilleur au monde. »
Loin des débats sur la qualité de son jeu collectif sans lui, ce Real Madrid ne dirait pas non à un dernier grand soir de son atout numéro un, avant qu’il ne s’envole pour la Coupe du monde. Un dernier coup d’éclat pour se consoler de voir son titre de Soulier d’or très certainement tomber dans l’escarcelle de Harry Kane cette saison (33 buts pour l’Anglais contre 24 pour le Français, également devancé par les 26 d’Erling Haaland). En attendant de se poser les questions qui fâchent à propos de son style de jeu, de l’incompatibilité supposée de ses stars, du tacticien à même de faire tourner tout ça à peu près rond ou même de comment retrouver un fonds de jeu potable, les Merengues n’ont pas d’autre choix que de s’en remettre à l’une de leurs rares forces de l’instant. C’est à cela que tient l’espoir de ne pas rajouter une nouvelle couche à une saison jonchée d’humiliations.
Szczęsny et Lewandowski font semblant de se battre à l’entraînementPar Tom Binet























































