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Au Real Madrid, les poings de non-retour

Par Adel Bentaha
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Au Real Madrid, les poings de non-retour

Malgré une fin de saison sans enjeu, le Real Madrid voit son vestiaire imploser, entre tensions, crises d’ego et coups de poing après les épisodes entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde.

En ce printemps 2026, pas besoin de casquer pour voir du mauvais ciné. Ouvrez simplement l’actualité espagnole, et vous vous délecterez des scénarios hollywoodiens proposés par le Real Madrid. Le plus grand club de l’histoire a ainsi respecté sa tradition en donnant du spectacle à qui veut, par le biais d’une crise institutionnelle dont il a le secret. Parmi les derniers faits d’armes madrilènes : une bagarre supposée, et en deux temps, entre Federico Valverde et Aurélien Tchouaméni à l’entraînement.

Débutée mercredi en fin de séance, la chicane se serait poursuivie ce jeudi au même endroit, au même moment, voyant le Français envoyer l’Uruguayen au tapis. Valverde serait même tombé violemment au sol, avant d’être transporté à l’hôpital par mesure de sécurité. Dans la foulée, les dirigeants du club ont convoqué une réunion, afin de statuer sur les mesures disciplinaires à prendre. Une information qui nous a été confirmée par des médias proches du club, mais qui a été démentie par l’Uruguayen de manière hasardeuse sur ses réseaux sociaux : « Dans un vestiaire normal, ce genre de choses arrive et se règle en interne, sans que cela ne devienne public. De toute évidence, quelqu’un tire les ficelles et répand l’histoire à toute vitesse. Aujourd’hui, nous avons eu une autre dispute. Au cours de celle-ci, je me suis cogné la tête contre une table par inadvertance, ce qui m’a causé une petite coupure au front, nécessitant une visite de routine à l’hôpital. » L’idéal pour préparer le Clásico prévu dimanche.

Le déclencheur Alonso

Cet environnement peu flatteur – qui n’est évidemment pas une nouveauté pour un vestiaire de haut niveau – vient alors ponctuer une fin de saison globalement foirée pour ce Real Madrid 2025-2026. Surtout, il met en lumière les dysfonctionnements d’un groupe en quête de stabilité depuis le mois de janvier, et le départ mal fichu de Xabi Alonso. Car oui, tout est parti de là. La veille de son départ acté le 12 janvier dernier, l’entraîneur merengue talonnait tranquillement le FC Barcelone en tête du classement de Liga, et terminait sur le podium du premier tour de Ligue des champions. Mais voilà, deux défaites – contre Manchester City (1-2) et le Barça (3-2, en finale de la Supercoupe d’Espagne) – ont scellé son sort.

Une décision incompréhensible tant ce Madrid d’Alonso fonctionnait, à laquelle ces deux matchs perdus ont servi de prétexte. En effet, les raisons de ce licenciement seraient tout autres. On évoque ainsi un lien rompu entre l’entraîneur et quelques joueurs ou son manque de poigne dans certaines situations chaudes. Quoi qu’il en soit, l’ancien milieu de terrain a tenu six mois. Après lui, l’arrivée du novice Álvaro Arbeloa n’aura été qu’un pansement mouillé. Si sportivement, le Real Madrid s’est montré honorable, sa vie de groupe s’est visiblement étiolée.

Avant le cas Valverde-Tchouaméni, plusieurs situations chaudes, avérées ou non, ont d’ailleurs fuité : désaccords entre Arbeloa et plusieurs joueurs concernant le temps de jeu, des parents se plaignant du même motif pour leurs rejetons, Álvaro Carreras obligé de démentir avoir été giflé par Antonio Rüdiger, sans compter une pelletée de blessures venues un peu plus fragiliser le groupe. La résultante d’une gestion court-termiste qui a logiquement fini par éclater au visage de ses initiateurs, Florentino Pérez en tête.

Surtout, cette parenthèse grise démontre que la responsabilité d’une équipe ne tient jamais en une seule figure, comme beaucoup voudraient le faire croire avec Kylian Mbappé. Meilleur buteur et artisan majeur des succès du club depuis sa signature, le Français est effectivement devenu le bouc émissaire de tout et son contraire à Madrid. Jusqu’à lui reprocher quelques jours de repos pris en Italie, en accord avec le club. Une certaine forme d’acharnement, nourrie de part et d’autre des Pyrénées, sans fondement, ni finalité. Dans ce contexte, le temps d’assainir le Real Madrid est logiquement arrivé, puisque ces tensions étaient prévisibles. Quatre ans durant, la Maison-Blanche a vécu sous la garde paternaliste de Carlo Ancelotti, garant de la câlinothérapie et de la victoire en douceur. Avec son départ, il était assez sensé de voir ce vestiaire repartir de zéro et forcé de retrouver une identité. En attendant José Mourinho ?

Federico Valverde dément toute bagarre avec Aurélien Tchouaméni

Par Adel Bentaha

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