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Il a bon dos William Saliba

Par Théo Juvenet
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Il a bon dos William Saliba

Touché au dos pendant la finale PSG-Arsenal, William Saliba arrive ce mardi à Clairefontaine avec une part d'incertitude. À quatorze jours de l'entrée en lice de l'équipe de France au Mondial, il y a pourtant (très) peu de raisons de s'inquiéter quant à la forme physique de son défenseur. Et voici pourquoi.

Comme avant chaque Coupe du monde, ou plus largement chaque grande compétition internationale, les mystères du foot ont toujours développé une capacité à ramener son lot d’incertitudes de dernière minute. Lamine Yamal avec l’Espagne, Neymar et la Seleção… et maintenant William Saliba avec la France. Pas le type qui fait lever les foules avec des passements de jambes, des coups du foulard et des grosses lucarnes, mais un taulier d’un secteur de jeu indispensable dans l’ascension vers un titre international. Touché au dos avec Arsenal lors de la défaite en finale de Ligue des champions face au PSG, bien qu’il ait joué 120 minutes, le défenseur de 25 ans est devenu la cause des dernières sueurs froides du staff des Bleus, à quatorze jours de l’entrée en lice face au Sénégal.

Ni une, ni deux, panique totale en défense : selon la presse mondiale, Saliba, valeur sûre de la défense française au dernier Euro, serait de nouveau gêné par une blessure qu’il traîne depuis un moment, et son club aurait déjà notifié qu’il devra se priver de son joueur à son retour du Mondial. Pire encore, la short-list des potentiels remplaçants aurait déjà été dressée (Wesley Fofana, Loïc Badé, Pierre Kalulu ou encore Benjamin Pavard)… avant même que le joueur ne soit arrivé à Clairefontaine.

« Il est là, tout va bien »

C’est justement ce mardi que William Saliba est attendu au château. Une arrivée qui doit s’accompagner d’un propos général sur la situation, à savoir qu’il n’y a pas vraiment de souci à se faire quant à la forme du Gunner pour le Mondial. Avec un début de réponse avant même que le problème ne s’ébruite dans la presse. Si la gêne au dos relevait vraiment de l’insupportable, samedi dernier à Budapest, peut-être que Mikel Arteta aurait eu l’humanité de faire sortir son joueur avant les tirs au but (à l’instar de son homologue parisien avec Ousmane Dembélé), ce qu’il n’a pas jugé bon de faire. Un problème dorsal, d’abord récurrent en début de carrière (il avait raté trois mois de compétition à la fin de la saison 2022-2023 avec Arsenal), que le natif de Bondy avait ensuite apprivoisé avec le temps puisqu’il n’a plus manqué de rencontres à cause de ce motif depuis. Alors que la rumeur enflait ce lundi, hasard du calendrier d’un point presse au château, Didier Deschamps a eu l’occasion de rassurer tout le monde : « Il est là, tout va bien », a assuré le sélectionneur des Bleus.

Plus largement, il suffit de regarder ce que l’équipe de France a en magasin pour se rendre compte que William Saliba a justement tout le temps de se remettre sur pattes. En ce sens, la phase préparatoire (et deux amicaux contre la Côte d’Ivoire et l’Irlande du Nord, jeudi et lundi prochains) sert davantage à ceux qui espèrent un peu plus qu’une rotation – à des postes qui ne concernent pas prioritairement la défense centrale avec Malo Gusto en arrière-droit, Manu Koné au milieu ou encore Rayan Cherki sur le front de l’attaque – qu’à déterminer un onze type quand la route s’élèvera. La seule petite once de doute quant à l’identité de la charnière type est entre les pieds d’Ibrahima Konaté, qui doit montrer qu’il n’est pas que la troisième roue du tandem Saliba-Upamecano (et « accessoirement » convaincre définitivement le Real Madrid d’être son futur point de chute). Il paraît néanmoins évident de dire que l’ancien Red pèse moins lourd à l’heure actuelle dans le débat que le vainqueur de la Premier League, finaliste de C1 et membre de la meilleure défense du Big Five avec 32 clean-sheets cette saison.

Problèmes de riches

Façon de dire que le point d’interrogation Saliba n’est autre qu’un problème de riche, surtout qu’au delà du trident complété par Dayot Upamecano et Ibrahima Konaté reste les back-ups Lucas Hernández et Maxence Lacroix, par ailleurs tous deux champions d’Europe au mois de mai. Un sacré casting qui, au pire du pire, si le problème au dos de l’ancien Stéphanois viendrait à être un peu plus gênant que prévu, pourrait facilement pallier un éventuel Saliba pas totalement à 100% en tout début de compétition. Au pire du pire. Quelque part, cette rumeur a le mérite de mettre en exergue une nouvelle problématique que soulève la Coupe du monde nouveau format : « l’incertitude » Saliba doit davantage relever de la nécessité de préserver les organismes dans une compétition qui sera encore plus dense physiquement que ses précédentes éditions, qu’à spéculer sur des absences démenties par le sélectionneur lui-même. Ça tombe bien, les Bleus peuvent se le permettre.

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