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« Oui, Didier Deschamps est le meilleur sélectionneur de tous les temps »

Quatorze ans à défendre le made in France à travers le monde, forcément, ça oblige à en serrer des paluches. À l’aube de la dernière compétition de Didier Deschamps en tant que sélectionneur de l’équipe de France, ses pairs et anciens adversaires apportent un regard aussi lucide qu’admiratif sur son travail à la tête des Bleus.
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Quel bilan faire des 14 ans de mandat de Didier Deschamps ?
Arnar Gunnlaugsson : Jusqu’à présent, c’est un grand succès. Deux finales de Coupe du monde, celle de l’Euro… La meilleure façon de décrire le succès dans le foot, c’est d’être là, toujours dans le coup, car il est impossible de toujours gagner. Si on n’est pas premier, on est deuxième ; si on n’est pas deuxième, on est troisième. La France de Deschamps ne gagne pas une année pour finir 20e celle d’après. Vous voyez ce que je veux dire ?
Luc Holtz : En tant que sélectionneur, on ne peut le mettre qu’à la table des tout grands. D’ailleurs, je vous mets au défi de citer trois sélectionneurs qui ont eu une plus grande carrière que lui…
Michel Dussuyer : Pour avoir entraîné en Afrique, son travail est reconnu dans le monde. Ses résultats aussi. Il a cette qualité de supporter la pression constante et pendant autant d’années, c’est la preuve d’un homme qui a des convictions et sait les défendre. Il laissera une trace forte dans le football français.
Mohamed Kallon : Si l’on prend en considération les particularités d’une sélection, où on a moins de temps de préparation : seul le résultat compte. Et à ce jeu, c’est le meilleur.
Mixu Paatelainen : Pour moi, c’est l’illustration d’un coach qui sait motiver ses joueurs, si bien que la France est ma favorite pour remporter le Mondial à venir.

Pensez-vous faire le même métier que lui ?
Holtz : Être sélectionneur d’un pays comme le Luxembourg et être celui de la France, ce n’est pas toujours comparable. On n’a pas les mêmes publics, pas le même réservoir, pas les mêmes objectifs, mais on peut toujours s’apporter l’un à l’autre au niveau du fonctionnement et de la gestion.
Paatelainen : En Finlande, je n’avais pas ce genre de joueurs dans mon effectif, j’étais donc obligé de pratiquer un football différent, plus offensif et tourné sur la prise de risques.
Avoir des très bons joueurs, ça augmente la pression sur le sélectionneur, c’est aussi en ça qu’il est costaud.
Dussuyer : Diriger les Bleus ou une autre sélection plus mineure, c’est surtout une histoire de contextes et de cultures différents. Avoir des très bons joueurs, ça augmente la pression sur le sélectionneur, c’est aussi en ça qu’il est costaud.
Gunnlaugsson : La France compte tellement de joueurs talentueux, c’est incroyable… Pour diriger ce groupe, il faut un leader, une forte personnalité. Ce sont des millionnaires ! Comment transmettre cette mentalité à des joueurs qui gagnent autant d’argent de tout donner pour l’équipe nationale ? Comment gagner leur respect ?
Paatelainen : Quand j’ai été nommé sélectionneur de la Finlande en 2011, c’était un grand honneur pour moi. J’avais pour mission de former une équipe pour l’avenir, sans les vétérans comme Jari Litmanen par exemple. C’est moi qui ai notamment lancé les jeunes Teemu Pukki et Lukáš Hrádecký. Et je crois que c’était un peu la même chose pour Didier Deschamps, qui devait effacer les échecs de la Coupe du monde 2010 et de l’Euro 2012.
Quelles images vous reviennent de vos confrontations ?
Paatelainen : Je suis l’un des premiers adversaires de Didier, mais ce n’était pas la première fois que l’on se rencontrait. Dans les années 1990, on s’était croisés à deux reprises pour les qualifications à l’Euro 1994 et, en 1998, la France a disputé son dernier amical de préparation au Mondial au stade olympique d’Helsinki. J’étais capitaine de la Finlande, et Didier celui des Bleus. Ce jour-là, il a délivré une magnifique passe décisive à David Trezeguet qui a inscrit le seul but du match… alors qu’il était hors jeu ! En tout cas, c’est ce que la VAR aurait révélé aujourd’hui.
Holtz : En 2017, on avait réussi à prendre un point à Toulouse. Pour nous, c’était forcément un immense exploit, mais à ce moment-là, il y avait beaucoup moins de sérénité dans ce que les Bleus proposaient. En 2024, c’était complètement différent (3-0, en préparation de l’Euro, NDLR) : cette équipe avait emmagasiné beaucoup de confiance, de courage et de maturité.
Gunnlaugsson : Pour avoir joué deux fois contre la France cet automne, je peux témoigner avoir vu de très bons joueurs, de grands athlètes, qui savent gérer le rythme. Ils peuvent être à 80 ou 90% avant de passer à la vitesse supérieure en cas de besoin. Après nos buts contre la France, j’ai vu l’intensité bondir de 50% ! C’est pour ça que c’est important d’avoir une forte personnalité sur le banc comme Deschamps pour gérer ces rythmes.

Paatelainen : À Helsinki, la France est venue avec un effectif renouvelé, mais surtout avec des joueurs incroyablement talentueux comme Benzema, Giroud… Malheureusement pour nous, Abou Diaby a marqué très vite, vers la 20e minute, et le match était plié. Ce jour-là, j’ai senti les premiers signes du renouveau de la France et j’en ai eu la confirmation lors du match retour, qui a été très compliqué pour nous puisqu’on a perdu 3-0 au Stade de France.
Gunnlaugsson : Pour jouer face à la France, il est important de comprendre qu’on ne peut pas rester 90 minutes en bloc bas. Le premier but à Reykjavik vient d’une phase de pressing. On les a peut-être surpris en proposant un rôle hybride à notre pivot qui redescendait entre les deux centraux. Un match nul contre une équipe qui est dans le top 3 mondial, c’est peut-être l’un des meilleurs résultats de notre histoire.
Quelle relation avez-vous eue avec lui durant ces années ?
Holtz : Dans son attitude, Didier a toujours montré un grand respect envers une petite nation comme la nôtre. La grande classe. À chaque fois, lui comme Guy Stéphan ont toujours pris le temps d’échanger avec nous. Des moments simples, de franchise, dans lesquels on pouvait aborder plein de sujets différents. Que ce soit à propos du jeu, de notre métier, de nos groupes. Il s’est toujours montré très humble face à nous, très humain. Et je peux vous dire que ce n’est pas donné à tout le monde. J’ai croisé plusieurs entraîneurs qui n’auront jamais son palmarès et qui pourtant pouvaient se montrer bien plus hautains.
Didier est vraiment un maître dans l’art de faire ses devoirs.
Paatelainen : Ce qui m’a frappé, c’est sa sympathie et son respect. On s’est recroisés par la suite aux congrès de l’UEFA et je me suis toujours demandé comment ça se faisait qu’il avait retenu mon nom ! En conférence de presse d’avant-match, il avait expliqué qu’il savait que je ne ferais pas jouer mon défenseur Kari Arkivuo dans l’axe, mais plutôt sur le côté droit. C’est vrai que j’avais besoin de sa vitesse au poste de latéral, mais il avait anticipé tout ça en sachant que je pratiquais un football offensif, loin du stéréotype sur le foot finlandais. Ça paraît anecdotique, mais ça montre sa rigueur et son professionnalisme dans la préparation de chaque rencontre. Didier est vraiment un maître dans l’art de faire ses devoirs.
Qu’est-ce qui fait sa force ?
Gunnlaugsson : Je suis assez vieux pour me souvenir du joueur qu’était Deschamps. Un très bon pivot, un vrai numéro 6. L’équipe de France regorgeait de talents individuels et il était en quelque sorte le pilier, celui qui permettait aux autres de donner le meilleur d’eux-mêmes. Et je pense qu’il est devenu ce genre d’entraîneur. Il comprend l’importance du travail, du caractère et il est capable de tirer le meilleur de chaque joueur.
Kallon : Il sait contrôler un groupe, ne pas laisser les individualités prendre le dessus. Il a une proximité professorale avec les joueurs, il sait les lire. Sa gestion est aussi très énergivore, parce qu’il tient à ce que tout le monde adhère à ses principes. Il ne parle pas énormément, mais vous en demande beaucoup pendant les séances. Son truc, c’est de toujours réussir à instiller cette notion de compétition dans les têtes.
Dussuyer : Tout le monde va reconnaître sa méthodologie et des entraîneurs peuvent s’en inspirer , notamment de sa façon d’envisager son métier et la préparation de son équipe, ce qu’il en attend.

Holtz : Être sélectionneur, surtout pendant tant d’années, ce n’est pas une mission anodine. Il y a deux ou trois mois entre les rassemblements, il faut composer avec les blessures, les états de forme, les états d’esprit, les résultats des clubs… On a une préhension sur assez peu de choses et pourtant il faut appeler des joueurs qui seront capables de jouer et de performer ensemble. À cela s’ajoute la pression du public qui ne comprend pas toujours pourquoi tel joueur n’est pas sélectionné à la place d’un autre, alors que toi tu as besoin de ce dernier, peut-être moins en forme à ce moment précis mais essentiel pour conserver ton ossature. Deschamps, lui, a su construire son groupe avec ses idées, ses principes sans jamais dévier de sa ligne de conduite.
Kallon : Je me souviens d’un match de Ligue des champions qu’on doit jouer contre La Corogne. Le coach nous explique que La Corogne est un peu la sensation européenne de ces années-là, et ils avaient une belle équipe, c’est vrai. Il nous dit donc que c’est à nous de faire en sorte de devenir cette équipe sensation. On a pris ce discours au pied de la lettre : on a gagné.
Peut-on parler d’un style Deschamps ?
Paatelainen : Pour moi, la philosophie de Didier se résume ainsi : ne pas prendre de buts stupides et derrière, utiliser la créativité de ses attaquants pour leur permettre de marquer les deux ou trois buts qui lui feront gagner le match. Cela n’a rien de nouveau en soi, mais cela fonctionne quand on sait tirer le meilleur des « inputs » de ses joueurs, surtout dans le cas des Bleus, qui peuvent marquer en partant de rien ou presque.
On peut faire toutes les analyses du monde, à la fin c’est lui qui a raison, parce qu’il ramène les succès.
Kallon : Il s’est construit cette identité de gagnant qu’il est l’un des rares à avoir, encore aujourd’hui. On peut faire toutes les analyses du monde, à la fin c’est lui qui a raison, parce qu’il ramène les succès. Chacun son style. Certains ont fait dans la possession, lui a toujours fait du jeu de transition. En faisant en sorte que la défense soit sa base, et le contre son arme pour gagner.
Holtz : Pour moi, la France de 2018 restera marquante par sa méthode et sa vision de jeu. Pour pratiquer ce jeu de transition, il faut certes des dévoreurs d’espace comme Kylian Mbappé mais aussi un plan et un dispositif qui permettent d’en profiter.
Gunnlaugsson : Deschamps qui se reposerait seulement sur le fait d’avoir des très bons joueurs, c’est du bullshit. Au moment d’analyser la France, j’ai été vraiment impressionné par tous les aspects tactiques de son jeu. Durant le match, ils ont changé de stratégie de pressing deux ou trois fois. Ils ont une gestion et une organisation très bonnes, les joueurs peuvent tout faire, offensivement c’est fluide, les ailiers savent rester sur le côté ou venir intérieur pour laisser la place aux latéraux, etc. Le problème avec l’équipe de France, c’est qu’elle se heurte à 90% du temps à un bloc bas. Peu importe la qualité de votre équipe, c’est dur à jouer.
Paatelainen : Face à nous, Didier a été incroyable sur le plan tactique. Je n’ai jamais vu, ni en tant que joueur, ni en tant que coach, un entraîneur donner autant de liberté à ses ailiers pour aller créer le surnombre dans le camp adverse. Ici, c’était Franck Ribéry et Mathieu Valbuena et ils ont véritablement maltraité nos centraux.
Gunnlaugsson : Le défi de Deschamps pour ce Mondial, ça va être de faire accepter à certains joueurs, notamment en attaque, qu’ils ne seront pas titulaires. Ils ont un incroyable vivier : ils peuvent jouer avec deux pointes, une seule, un numéro 10… Si je devais me lancer, je garderais Michael Olise sur le côté droit. Quand il a joué en 10 contre nous, j’étais un peu soulagé parce que je ne voulais pas que mes latéraux se retrouvent en un contre un face à lui. Il est trop fort dans ce genre de situations. Si la France a ses quatre attaquants et derrière une structure avec deux pivots solides, ce que Deschamps sait très bien faire, elle sera redoutable.
Comprenez-vous les critiques à son égard ?
Kallon : Je n’ai jamais compris ce truc de « la France joue mal ». En quoi une équipe qui gagne presque tout joue mal ? Moi, de ce que je vois de l’extérieur, c’est que depuis son arrivée, le coach a rajeuni l’équipe et en a fait le plus gros potentiel au monde. Il a joué trois finales de suite. Vous avez la plus fantastiques des équipes, qui est encore aujourd’hui largement favorite pour remporter la prochaine Coupe du monde. Donc oui, Didier Deschamps est le meilleur sélectionneur de tous les temps.
Holtz : Les critiques sur le style de jeu, je ne les ai jamais comprises. Ce n’est pas en pratiquant un football flamboyant qu’on devient champion du monde. Il faut également de la rigueur et de l’expérience : c’est ce que Didier a apporté à l’équipe de France. Et ne parlons pas de sa chance, ça se provoque par le travail.

Paatelainen : Je comprends le point de vue des supporters, mais selon moi, cela s’explique en regardant le rôle qu’il avait en tant que joueur. Didier était milieu défensif, un poste qui exige de jouer de façon pragmatique pour éviter d’encaisser des buts faciles. Il est partisan de la théorie selon laquelle l’équipe qui défend le mieux remporte la partie. Mais dans le même temps, il sait capitaliser sur les qualités individuelles de ses offensifs, que ce soit Valbuena, Ribéry, Benzema ou Mbappé.
Je pense que Deschamps comprend très bien le foot moderne, mais qu’il décide toujours d’être pragmatique.
Dussuyer : L’équipe de France de Deschamps, elle aura été efficace. Ce n’est jamais suffisant, tous les entraîneurs le savent, mais il a su aller à l’essentiel avec des résultats. C’est compliqué, les sélections : on n’a pas le temps de travailler avec les joueurs ni de mettre en place des automatismes. La seule période où on peut le faire, c’est lors de la préparation des grandes compétitions. Forcément, ça se ressent dans la qualité et la fluidité du jeu, ça ne peut pas être au niveau des meilleures équipes de Ligue des champions.
Gunnlaugsson : Ceux qui critiquent l’EDF de Deschamps pour le jeu proposé ont tort. Les gens veulent peut-être voir une version PSG mais le foot international, c’est différent du foot de club. La solution pragmatique, c’est de pratiquer un football plus simple, tout en gardant à l’esprit qu’il faut laisser les qualités individuelles s’épanouir. En France, ils jouent tous bien. Mbappé reste le roi, il y a Olise, même si je le préfère sur l’aile plutôt qu’en 10. Cherki arrive… Deschamps fait preuve d’intelligence. En tant que fan de foot, est-ce que je pense qu’il pourrait se montrer plus audacieux et ambitieux ? Oui, bien sûr. Mais vous savez, il peut quand même nous en mettre plein la vue. Je pense que Deschamps comprend très bien le foot moderne, mais qu’il décide toujours d’être pragmatique.
Quel sera l’héritage de Didier Deschamps ?
Dussuyer : C’est quand il ne sera plus là et qu’on sera un peu moins dans l’émotion et l’analyse qu’on se rendra compte du travail réalisé par Deschamps.
Gunnlaugsson : C’est vrai qu’on a l’impression que Deschamps est plus respecté dans le monde que chez lui en France. Je pense que ça vient de cette frustration d’avoir autant de grands talents, mais le but d’une équipe, ça reste de trouver un équilibre. Il a peut-être envie de finir en beauté cet été et de mettre un peu plus l’accent sur l’attaque ? Ou peut-être qu’il s’en fiche complètement de ce que vous pensez ! (Rires.) Il veut juste gagner.
Kallon : De son passage, on retiendra automatiquement ses titres. Je pense que sa plus grande réussite est surtout d’avoir refait de l’équipe de France une sélection qui gagne. C’est ça Didier Deschamps : un mec qui vous apprend à gagner, qui vous apprend qu’il n’y a rien de plus important.
Gunnlaugsson : Ce sera très difficile de passer après Deschamps, qui a connu le succès. Mais Zidane, si c’est lui, a un profil suffisamment solide pour gérer ça. Les joueurs le respecteront en raison de sa carrière et de son parcours de coach. Il est assez similaire à Deschamps, au fond : il a toujours dû gérer la pression depuis qu’il a 18 ans. Pour lui, une journée normale, c’est prendre son café, lire les journaux et voir les critiques. Ces gars-là mangent la pression au petit-déj, tu vois ce que je veux dire ? (Il se marre.)

Que lui souhaiter pour la suite ?
Holtz : Si dans le futur, il est amené à reprendre un club, je ne me fais pas de soucis pour lui. Il a une telle expérience, une telle identité de jeu. C’est un tel meneur d’hommes, qu’il n’aura aucune difficulté à le faire. Quand tu retrouves un club après tant d’années en sélection, pour l’expérimenter actuellement (après un passage à Mannheim, en D3 allemande, il a signé au FC Metz, NDLR), tu arrives avec une vraie fraîcheur.
Je vous mets au défi de citer trois sélectionneurs qui ont eu une plus grande carrière que lui…
Dussuyer : Je ne sais pas ce qu’il va faire, on parlait de l’Italie qui cherchait un sélectionneur. Son nom va sûrement être évoqué pour d’autres pays. Est-ce qu’il a vraiment envie de se replonger dans le quotidien d’un championnat avec des matchs tous les trois jours ? Il peut aussi avoir envie d’avoir le temps de travailler avec ses joueurs et de mettre en place un projet de jeu qui lui convient.
Gunnlaugsson : Je suis presque sûr qu’il trouvera un autre très bon poste après le Mondial s’il en a envie. Peut-être qu’il veut prendre sa retraite, je ne sais pas… Il pourrait avoir les meilleurs clubs du monde, aucun doute là-dessus. Et peut-être qu’il prouvera à tout le monde qu’ils avaient tort au sujet de sa connaissance tactique et de son sens du spectacle.
Paatelainen : Je crois que c’est à lui seul d’en décider. Il pourra aussi bien reprendre une sélection qu’un club, mais il aura aussi le droit de commencer par s’accorder une petite pause !
Pronostic France Sénégal : analyse, cotes et prono Coupe du monde 2026Propos recueillis par Adel Bentaha, Julien Duez, Clément Gavard et Mathieu Rollinger
Propos de Dussuyer et Gunnlaugsson recueillis par CG, ceux de Holtz recueillis par MR, ceux de Kallon par AB et ceux de Paatelainen par JD.

















































