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D1 féminine : Un coup d’arrêt dans le subtop et une manita au sommet

Par Julien Duez
5' 5 minutes
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D1 féminine : Un coup d’arrêt dans le subtop et une manita au sommet

Un leader qui gagne avec la manière, des poursuivants qui ne lâchent rien, une lanterne rouge qui devient cramoisie, une session bricolage improvisée, un seul match nul et un missile sol-air. Tout ça était au programme de ce week-end de D1 féminine.

Ce qu’il faut retenir de la 16e journée :

Au départ, elles étaient quatre à constituer le groupe de tête. Petit à petit, à l’image d’une poursuite acharnée dans le Tourmalet, certaines finissent par lâcher prise. En s’inclinant lourdement à Lyon (5-0), Montpellier vient peut-être de dire définitivement adieu au podium puisque, dans le même temps, Bordeaux s’est largement imposé dans le « derby » du Sud-Ouest face à Soyaux (0-4) et compte désormais sept longueurs d’avance sur les Pailladines. Parmi les buteuses girondines, on retrouve l’inévitable Viviane Asseyi et la jeune Ouleymata Sarr, lesquelles ont eu la bonne idée d’inscrire les trois quarts des pions de leur équipe sous les yeux de Corinne Diacre, présente à Angoulême et sur le point de rendre sa liste pour la première édition du Tournoi de France.

Mieux encore, Bordeaux peut toujours rêver de ravir au PSG sa deuxième place, puisque les Girondines ne comptent que quatre points de retard sur les joueuses de la capitale. Ces dernières, quant à elles, continuent de cravacher pour maintenir le faible écart (trois points) qui les séparent de Lyon. Mission accomplie face à Guingamp (1-4) et coup dur pour les Bretonnes qui ont encaissé leur première défaite depuis le 26 octobre dernier. Même tarif pour le PFC qui, après n’avoir fait mieux qu’un match nul (0-0) contre Reims, manque de poursuivre son excellence phase de trois victoires consécutives. Les Rémoises, qui doivent désormais compter sans leur buteuse-phare Naomi Feller (partie à Lyon cet hiver), sont toujours prises en tenaille entre Soyaux et Dijon, vainqueur sur le fil (1-2), face à un Metz qui n’en finit pas de sombrer. Un peu comme l’OM qui, face à Fleury, a subi un onzième revers de rang. Heureusement qu’il reste un peu de suspense au sommet, car en bas, les jeux semblent définitivement faits.

Le golazo du week-end, signé Marine Haupais

Fleury va bien, merci pour David Fanzel et ses joueuses. Après l’avoir emporté par le plus petit des écarts face à Soyaux le week-end dernier, lors d’un match en retard comptant pour la douzième journée (0-1), les Fluricamoises avaient encore des cannes au moment de se déplacer à Marseille, la preuve au marquoir qui affiche 1-2 à la pause. Pour faire le break, Marine Haupais ne réfléchit pas longtemps en voyant Blandine Joly légèrement avancée dans sa surface et tente sa chance du milieu de terrain pour tromper son ancienne coéquipière d’un lob spectaculaire à 40 mètres. Le doublé de Maeva Salomon ne changera rien pour l’OM qui, en plus d’avoir encaissé le but de la journée, reste scotché à l’avant-dernière place.

Vous avez manqué Metz – Dijon et vous n’auriez pas dû

Du côté de la Lorraine, les plus pragmatiques ne se font plus vraiment d’illusions : avec seulement deux petits points pris avant la seizième journée, la relégation en D2 semble plus que jamais inévitable. Mais le professionnalisme exige que l’on joue une compétition jusqu’au bout. Et c’est pourquoi le FC Metz continue de courir après sa première victoire de la saison. Après avoir arraché un point miraculeux face à Guingamp, les femmes de Mickaël Maurice pouvaient tenter le coup face à Dijon, premier non-relégable. Et malgré une ouverture du score prématurée, Amélie Delabre égalise dans la foulée (avant de sortir blessée en deuxième période). À défaut de prendre l’avantage, Metz tient un bon point et se voit sur le point d’enchaîner un deuxième match sans défaite, une première cette saison. Sauf que Rose Lavaud est venue tout gâcher dans les derniers instants en profitant d’une erreur défensive pour marquer dans le but vide de Justine Lerond. De quoi donner un peu d’air au classement aux partenaires d’Elise Bussaglia, mais pas d’aider les Messines à sortir leur moral de leurs chaussettes.

Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd :

« Ah bah au moins, je serai sur un podium. » Mais à quoi donc Amandine Henry faisait-elle référence au micro de Canal+ lors de la mi-temps de Lyon-Montpellier ? Vous avez 54 secondes, soit autant de temps qu’il lui aura fallu pour inscrire l’un des trois buts les plus rapides de la saison.

Le point Gossiiiiip !

Wendie Renard sait mettre des gros coups de casque, défendre durement, multiplier les coupes de cheveux folles et même écrire un livre. Lorsque Nerilia Mondésir est venue arracher la corde de maintien du filet du but de Sarah Bouhaddi avec sa lourde frappe, la capitaine lyonnaise a prouvé qu’elle était également capable de s’improviser bricoleuse du dimanche (littéralement) en allant donner de sa personne pour effectuer une réparation essentielle au bon déroulement du déroulé de l’OL face à Montpellier (5-0).

Les résultats de la 16e journée :

Guingamp 1-4 Paris SG

Buts : Oparanozie (81e sp) pour l’EAG // Diani (20e sp), Lawrence (21e), Geyoro (83e), Baltimore (90e) pour le PSG

Lyon 5-0 Montpellier

Buts : Henry (1re), Majri (51e), Parris (58e, 60e), Marozsán (90e +4) pour les Fenottes

Marseille 2-3 Fleury

Buts : Salomon (38e, 87e) pour l’OM // Larsen (16e), Malard (20e), Haupais (75e) pour Fleury

Metz 1-2 Dijon

Buts : Delabre (7e) pour Metz // Rodrigues (6e), Lavaud (86e) pour le DFCO

Paris FC 0-0 Reims

Soyaux 0-4 Bordeaux

Buts : Asseyi (6e), Shaw (13e), Sarr (33e, 82e) pour les Girondines

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Par Julien Duez

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