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Le PSG à l’épreuve du Chelsea-mètre

Par Ulysse Llamas
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Le PSG à l’épreuve du Chelsea-mètre

Paris entame ses huitièmes de finale de Ligue des champions contre Chelsea avec quelques doutes dans sa besace. Mais son histoire récente montre que les Blues constituent traditionnellement un bon instrument pour évaluer la température du PSG.

Les inquiétudes ont été repoussées, repoussées, repoussées. Elles ont débarqué d’un coup, comme une grosse louche de purée à la cantine. Le PSG a perdu contre Monaco, splash. Il n’est pas frais, même son parfait Vitinha commet des erreurs. Il a déjà perdu quatre fois en Ligue 1. On est début mars, c’est déjà autant que les deux saisons précédentes. L’ordre national est bousculé par Lens et pour savoir s’il pourra se rasseoir à la table des ogres rejoints au printemps dernier, il devra se frotter contre Chelsea dès ce mercredi soir (21 heures). Et miroir, miroir, les Blues sont parfaits pour s’évaluer.

My million

Comme quand il rencontre le FC Barcelone, affronté douze fois depuis l’arrivée de QSI, en juin 2011, Paris peut mesurer sa forme en se comparant à Londres. Sur sa route de nouveau riche, le PSG a croisé Chelsea six fois en trois éditions successives de Ligue des champions. Leur affrontement démarre en 2014, quand le club français espère atteindre le dernier carré de Ligue des champions pour la première fois. En face, José Mourinho est encore au top. Le match aller est magnifique, à l’image du festival de Javier Pastore (3-1). On se dit que ça y est, le PSG fait partie du gotha en Europe. Le retour, marqué par le but final du Francilien d’en face Demba Ba, donne direct du plomb dans l’aile à cette quête. Il écrira plutôt une nouvelle légende porte d’Auteuil, celle du plafond de verre des quarts de finale.

2014, ça ?
2014, ça ?

La confrontation un an plus tard en huitièmes l’incarne. Les Parisiens égalisent en fin de match retour pour arracher la qualif’ (1-1 à l’aller, 2-2 au retour), mais seront éliminés en quarts. Comme à Chelsea, les millions achètent l’ambition, pas l’ascension. Rebelote la saison suivante, en 2015-2016, également en huitièmes : un Kevin Trapp bouillant à l’aller (2-1), un but d’Adrien Rabiot au retour (1-2), avant un nouveau plafond de verre en quarts contre Manchester City. Joe Hart à l’aller et un 3-5-2 synonyme de préretraite pour Laurent Blanc au retour rafraîchissent les mémoires. Moralité : le PSG ne sait pas encore aller plus haut, mais il est au niveau de Chelsea. Les parcours de Christopher Nkunku et Thiago Silva, qui font le chemin vers Londres, en attesteront.

La stabilité a changé de camp

S’ouvre ensuite une période sans affrontement jusqu’à cet été 2025. En finale du Mondial des clubs, la rencontre avait beau compter pour du beurre, elle s’est terminée en compote, histoire de rappeler qu’une compétition reste une compétition et qu’un champion d’Europe, même s’il est tout nouveau, ne veut pas perdre. « Honnêtement, on n’a pas ce sentiment de revanche parce que c’était une autre période, ce n’était pas la même compétition, ça n’a rien à voir, » a glissé à ce propos Bradley Barcola en conférence de presse.

Aujourd’hui, les deux rivaux, qui ne sont plus de nouveaux riches, puisque tous les clubs le sont, avancent avec les effectifs les plus jeunes des qualifiés en huitièmes, et des projets croisés : le PSG a trouvé une forme de stabilité dans son jeu, présentant par exemple la plus haute possession de balle de cette saison en Ligue des champions (quasiment 70 %). Chelsea a lui changé cinq fois d’entraîneur depuis sa dernière victoire en Ligue des champions, en 2021. Son effectif a aussi totalement valsé, à l’exception de Reece James. Paris choisit la stabilité : comme le Real Madrid entre 2016, 2017 et 2018, dernière équipe à avoir conservé son trophée. Place au rêve.

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Par Ulysse Llamas

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