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Rémy Riou : « John Textor m’a gâché mon retour à l’OL »

Propos recueillis par Timothé Crépin
16' 16 minutes
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Rémy Riou : «<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>John Textor m’a gâché mon retour à l’OL<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>»

Il est né à Lyon, a été formé à l’OL, a connu l’équipe de Juninho, Essien et Cris, mais aussi celle de Lacazette, Tolisso et Cherki. Aujourd’hui troisième gardien du Paris FC, Rémy Riou (38 ans), blessé au tendon rotulien, ne vit pas la saison qu’il espérait dans la capitale. Il ne sera pas au Groupama Stadium pour OL-PFC. Un crève-cœur pour celui qui envoie souvenirs et anecdotes sur sa riche histoire avec les Gones : de Karim Benzema à Rayan Cherki en passant par John Textor, le gang des Lyonnais, Michael Essien et même John Carew.

Le jour où tu intègres l’Olympique lyonnais pour la première fois (1995)

C’est loin. (Il sourit.) C’est très loin. Je me souviens du tournoi qui me fait intégrer plus ou moins l’OL. Je suis tout petit, je dois avoir 6-7 ans. Bernard Lacombe organise un tournoi dans son village, à côté de Lyon, à Fontaine. Je jouais à Fontaine-sur-Saône. Il y a Lyon et les équipes du département, c’est un petit tournoi pour les gamins, en poussins, à l’époque. Je suis très bon. Il y a le coach de Lyon qui vient voir mes parents : « Il faudrait qu’il vienne faire des essais. » Je suis parti les faire sur le terrain numéro 10 de la plaine des Jeux de Gerland, mythique pour les anciens qui connaissent. Le terrain numéro 10, c’était pour la réserve, les gros matchs des catégories 18 ans, etc. Je suis entré en débutant. Tu joues un peu à tous les postes, mais j’avais été recruté pour être gardien, donc… Sur le terrain, j’avais des capacités, mais je n’étais pas non plus…

 

Le seul souvenir que j’ai, c’est que le dimanche matin, on s’entraînait à Tola-Vologe sur un petit coin. Et les pros faisaient souvent leur décrassage. On s’entraînait à côté d’eux alors qu’on avait 7 ans. On suivait l’OL, mais ce n’est pas l’OL de maintenant. C’est celui de 1995, les premières années avec la Coupe Intertoto. Ça faisait sept ou huit ans qu’ils étaient remontés en D1. Oui, on supportait le club, mais je pense que ça signifiait beaucoup pour mes parents. J’étais encore un peu petit, j’étais dans mon foot. À la télé, on regardait les matchs, c’était 20h30 le coup d’envoi, le dimanche soir. À la mi-temps, tu devais aller au lit. On n’était pas non plus assidus comme on peut l’être maintenant avec tous les médias qu’il y a et tout le foot toute la journée.

Le jour où tu as vécu ton plus grand souvenir de formation.

On a eu une génération incroyable… On jouait à sept sur la largeur quand on était petits. Je crois qu’on a été cinq à en vivre (du football). À 8 ans, c’est exceptionnel. Ça n’arrive jamais. Je suis avec Sandy Paillot, Warren Jacmot, Romain Gasmi, qui est parti à Strasbourg après, qui a fait une grosse carrière en Thaïlande ; Julien Faussurier, qui a fait une très grosse carrière aussi. Et puis Karim Benzema, qui était arrivé six mois après moi, je crois. Je me rappelle les gros tournois qu’on a gagnés ou des grosses défaites qui font mal en finale.

On perd la finale de la Danone Nations Cup au Parc des Princes contre Boca Juniors.

Rémy Riou, à l’ancienne

Je vais te parler de notre premier titre de champion de France. On est en poussins. C’est un peu le meilleur de chaque département qui rencontre le meilleur de chaque région, et qui va à Clairefontaine pour faire le tournoi interligue. On est champion de France de ça, à 9-10 ans. On fait la Danone Nations Cup où je finis meilleur gardien au Parc des Princes à 10-11 ans. On perd en finale contre Boca Juniors. Je me souviens qu’on a fini premiers de tous les championnats de France : 16 ans, 18 ans, le championnat des réserves. Avec aussi deux finales perdues en Gambardella… Et une bande de potes qui se sont suivis tout du long parce qu’on était une grosse génération. J’ai eu la chance de jouer avec des mecs de 8 ans jusqu’à 18 ans.

 

Le jour où tu fais la rencontre humaine la plus marquante à l’OL.

J’ai envie de penser aux éducateurs… Je pense qu’on n’en fait plus des comme ça. J’ai eu des mecs qui nous formaient à la vie, pas seulement au football. Pierre Navarro, paix à son âme, jusqu’à Alain Olio, en passant par Armand Garrido, Robert Valette, Cyrille Dolce… Il y en a tellement qui m’ont marqué. Je me souviens de toutes ces rencontres. Des gens qui se sont donnés corps et âme pour le club, et je pense que ça se perd un peu. On est devenus des hommes grâce à eux, ils étaient un peu nos pères. J’ai l’impression qu’on progressait tous les jours.

Le jour où tu sers de punching-ball à Juninho.

Je ne me souviens pas de mon premier entraînement avec les pros, mais je sais que, de temps en temps, comme on s’entraînait à côté, quand Juninho devait tirer des coups francs, c’est les petits jeunes qui y allaient. (Il sourit.) Joël Bats nous appelait et disait : « Allez, venez manger les coups francs de Juninho. » Nous, on donnait tout. C’était ouvert au public, quand tu fais l’arrêt, tu te dis que tu avais fait un arrêt de fou, mais les supporters étaient déçus parce qu’ils voulaient que Juninho marque.

Le dernier coup franc de Juninho à l’entraînement, c’était du 99 marqués sur 100. C’était n’importe quoi.

Rémy Riou, une victime comme une autre

Avec lui, tu ramassais… Il n’en tirait pas beaucoup à chaque séance, une dizaine de chaque côté, à droite, à gauche. Donc tu subissais. Le dernier coup franc, il disait : «  Bon, Rémy, comme en match maintenant. » Il se concentrait pendant vingt secondes devant son ballon. Tu vois vingt secondes comment c’est long ? Ce dernier coup franc, c’était du 99 marqués sur 100. Tu anticipais à droite, il tirait à gauche. Enfin, c’était n’importe quoi.

Le jour où tu as failli être remplaçant à Old Trafford.

Paul Le Guen m’appelle pour la première fois. (Grégory) Coupet est blessé et il cherche un deuxième gardien pour aller faire le banc à Manchester United en Ligue des champions (2004, 2-1). Le coach me voulait absolument. Sauf que moi, je reviens juste de blessure. Je joue sur une jambe. Mon genou, il gonfle comme pas possible. Je force parce que tu vas jouer à Old Trafford ! Le médecin des pros me fait des ponctions pour retirer le liquide en trop. Et le celui du centre de formation met son veto en disant : « Tu ne peux pas ! Arrête tes conneries, repose-toi. Imagine que tu doives rentrer… Si tu te troues, ça va plomber ta carrière. » Donc je ne suis pas allé à Manchester. Mes premiers regrets professionnels.

 

Bon, là c’était à Gerland, on sait.
Bon, là c’était à Gerland, on sait.

Le jour où tu découvres l’électricité d’un derby Saint-Étienne – Lyon.

Jeune, d’abord, je suis sur le banc pour le Trophée des champions (2006). (Grégory) Coupet était au repos. C’est Rémy Vercoutre qui jouait. Je suis sur le banc, on perd 1-0 contre le PSG (but de Jérôme Rothen). Une deuxième fois, le coach m’appelle pour le derby parce que Coupet est incertain. On part à trois gardiens, ce qui ne se faisait pas à l’époque. Je les rejoins à l’hôtel le matin, à Lyon, on prend le bus, on va jouer à Geoffroy-Guichard. Finalement, je vais en tribune parce que Greg, le derby, c’était quelque chose de super important pour lui qui a joué dans les deux clubs. Du coup, je sors quand même à l’échauffement et je me dis : « Ah ouais, moi je veux être pro ! » C’est là vraiment que… C’était incroyable. Stade plein une heure avant… Je me rappelle ramasser des tonnes de papier toilette que les supporters avaient balancé. C’est simple : on ne voyait plus la surface. J’ai cette image de ne plus voir l’herbe et de ramasser le PQ pour le mettre en dehors du terrain pour qu’on puisse s’échauffer. Le Lyon – Saint-Étienne, c’est vraiment le vrai derby pour moi.

Michael Essien, si tu le mettais dans la cage, il était bon. C’était un robot.

Rémy Riou

Le jour où tu as été choqué par Michael Essien, Mahamadou Diarra, Juninho et toute l’armada lyonnaise de l’époque.

Ça m’a marqué plus tard parce que sur le coup, tu ne t’en rends pas trop compte. Mais l’intensité qu’il y avait à l’entraînement, les gagnants qu’il y avait, l’aura quand tous ces joueurs sortaient du vestiaire. C’était vraiment incroyable, il n’y avait que des internationaux. Pendant les trêves internationales, j’étais dans les équipes de France de jeunes, mais je pense qu’ils étaient deux à l’entraînement. Celui qui m’a le plus marqué, c’est Essien, haut la main. Loin devant tout le monde. Un monstre physique, une intelligence de jeu, une discrétion, une bienveillance… Le mec, tu le mettais n’importe où, il performait. Je pense que si tu le mettais dans la cage, il était bon. C’était un robot.

Le jour où une frappe de John Carew t’a fait très mal aux mains.

Il m’a marqué par son physique. Je me rappelle qu’il jouait avec des chaussures qui étaient les premières ultra-fines, ultra-légères. Je voyais ses pieds, ça débordait ! Sa chaussure, elle était en souffrance. C’est la première fois où je me suis vraiment fait mal au poignet en arrêtant ses frappes. Une puissance, j’ai rarement vu ça. Un peu maladroit quand même. Très bon joueur, attention, mais pas non plus une technique de fou. Mais une puissance physique dans la frappe de balle. Physiquement, c’était un monstre.

Le jour où tu as vu Hatem Ben Arfa énerver tes coéquipiers.

Hatem, en fait, quand il voulait, il pouvait dribbler toute une équipe entière. Je l’ai vu le faire. C’était en jeunes, il est arrivé à 15-16 ans à Lyon. En 18 ans, on fait un match et je l’ai vu dribbler une équipe entière, le gardien y compris. Il revenait pour dribbler les gens. Chez les professionnels, oui, c’est déjà parti un peu… C’était limite. Le coach a dû calmer un peu le jeu parce qu’il pouvait humilier quelqu’un par son talent.

 

Le jour où tu as compris que Karim Benzema irait très loin.

Un jour, on s’entraîne avec les pros. Karim me dit : « Vas-y viens, on va bosser avec les anciens. » Dans la salle, il y avait Greg (Coupet), Tiago, Cris, Juninho… On devait descendre à la salle, au sous-sol. On commence à faire des abdos avec les anciens, on les suit un petit peu, on regarde. Je fais mes 200 abdos, etc. Je commence à partir. Karim me dit : « Mais tu fais quoi ? » Je réponds : « J’ai fait mes abdos, je m’en vais. » Il me rétorque que non, c’est l’échauffement presque. Et je lui dis : « C’est bon, on vient de s’entraîner, je ne vais pas faire je ne sais combien de séances de musculation en plus. » Je m’en vais, je traîne un peu. Je les vois remonter une heure après. Il me dit : « Bah on a fait la séance là, ça y est, on vient de finir. »

Benzema était déjà déterminé à faire plus pour en avoir plus. Personnellement, je ne savais pas qu’il fallait faire autant d’efforts.

Rémy Riou

Tout ça, j’ai mis du temps à le comprendre. Il était déjà déterminé à en faire plus pour en avoir plus et obtenir ce qu’il a actuellement. Personnellement, ce n’est pas que je n’étais pas prêt, c’est que je ne savais pas qu’il fallait faire autant d’efforts. J’étais prêt, mais je ne le savais pas. Je pensais que le talent suffisait. J’étais très talentueux, mais je n’avais pas l’exigence du haut niveau qu’il fallait pour que je fasse carrière. C’est ce qui m’a desservi dans ma carrière par rapport à ce que j’aurais pu faire. Après, est-ce que j’aurais pu faire plus ? On ne saura jamais. Mais c’est sûr que si j’avais été plus exigeant, j’aurais sûrement fait autre chose.

Le jour où, en 2022, 16 ans après ton départ de l’OL, et alors que tu es au SM Caen, tu apprends que Lyon veut te faire revenir.

Rémy Vercoutre, qui devient entraîneur des gardiens, m’appelle. Il cherche un profil comme le mien. Un mec qui connaît le club, qui a de l’expérience, qui peut apporter de la voix dans le vestiaire, un peu de vie, et qui peut éventuellement jouer en cas de pépin. Mais le message est clair : il y a Antho Lopes. Je peux le dire parce que je suis en fin de contrat à Caen, donc j’ai le droit de le faire : je rencontre Peter Bosz au mois de mars. J’ai un rendez-vous avec mon agent, Rémy, Peter Bosz sur Lyon. Son discours est top, humainement un super mec. Je suis très enthousiaste, mais je le cache parce que je n’ai pas envie d’être déçu, ni de décevoir surtout les gens autour de moi. Et ça sort dans la presse. Je suis un peu remonté contre le journaliste qui le sort parce que je ne sais pas d’où il a l’information et ça touche des gens extérieurs. Ma belle-famille et mes amis sont à Lyon, je n’ai rien dit à personne, je voulais être le premier à les prévenir, c’était important pour moi.

 

Le jour où tu signes officiellement ton contrat pour ton retour à Lyon, chez toi.

J’étais comme un gamin. Cinq ans auparavant, j’avais dit à ma femme : « De toute façon, je finirai à Lyon. » Je savais que j’allais rentrer à Lyon, je savais que j’avais quelque chose à y faire. J’en avais envie…

Quand je reviens à Lyon, je suis comme un gamin qui redécouvre le foot.

Rémy Riou, gone

Le jour où tu joues ton premier match pro avec Lyon… de manière assez improbable.

J’arrive en tant que troisième gardien, on va dire. Il y a Julian Pollersbeck qui est là. Je fais ma préparation, ça se passe très bien. Je suis performant, je suis comme un gamin qui redécouvre le foot, je suis refait. Des anciens arrivent, je m’entends très bien avec Anthony Lopes. Il y a Alexandre Lacazette, Coco Tolisso… Le matin de ce match (OL-Ajaccio, 1re journée de la saison 2022-2023, NDLR), je suis en train de tailler mon olivier et, putain, il fait chaud, c’est au mois d’août ! Je dis à ma femme, pour déconner : « Si je rentre ce soir et qu’il me manque trois centimètres sur un plongeon… » Je la charrie un peu.

 

 

Au moment de la collation lors de la mise au vert, je ne vois pas Pollersbeck. Je comprends que je passe deuxième gardien, mais personne ne m’avait prévenu. Rémy (Vercoutre) m’avait juste dit : « Je compte sur toi. » Mais il ne me l’avait pas clairement annoncé. Donc je suis content. Et arrive ce moment (27e minute), où Antho (Lopes) fait sa sortie ratée et prend carton rouge. Rémy ne le voit pas, il finit par me dire : « Mets tes gants et vas-y ! » (Il rit.) Je rentre, froid, comme ça, sur un penalty. Heureusement, on gagnait 2-0, donc ça va (2-1 finalement). Antho prend quatre matchs, il était dégoûté, mais je pense qu’il est aussi content pour moi. En plus, on enchaîne les victoires (3 succès et 1 nul sur les 4 premières journées avec Riou dans les buts, NDLR). Une grosse émotion.

Rayan Cherki pouvait faire des trucs incroyables, sauf qu’il en faisait trop.

Rémy Riou

Le jour où tu as vu Rayan Cherki faire une grosse dinguerie à l’entraînement.

Ah, Rayan pouvait faire des trucs incroyables. Sauf qu’il en faisait trop. Il pouvait en dribbler quatre, mais quand il fallait donner le ballon parce qu’il était parvenu à libérer l’espace, il ne le faisait pas pour tenter un autre truc… Il était déroutant, oui, mais après tu comprends qu’il ne va pas faire la passe, donc tu restes concentré sur lui. Quand tu es gardien, tu essaies d’anticiper un centre en retrait, par exemple, et, en fait, au bout d’un moment, tu comprends qu’il va vouloir piquer ou encore dribbler, donc tu restes focus sur lui, qui finissait par perdre le fil et en efficacité.

Le jour où John Textor a pété un plomb.

Il y a cette réunion où il nous dit clairement : « C’est moi le boss, c’est moi qui vous paye, donc vous fermez votre gueule. » Le contexte, c’est quand Peter (Bosz) s’est fait licencier. On était en crise. Il nous a pris et il nous a demandé en gros : « Bougez-vous les fesses, parce que vous êtes nuls. » Il nous a fait tout un speech sur son parcours, traduit par quelqu’un à côté en filtrant un peu. Oui, John Textor m’a gâché mon retour parce que c’était prévu que je prolonge. Sauf qu’en virant (Jean-Michel) Aulas, il a retardé l’échéance et personne n’avait le pouvoir de signature. Ça retardait, ça retardait. Le championnat commence, je joue de nouveau sur les premiers matchs. Malheureusement, je fais une erreur et ça m’a condamné. Je n’étais pas bien. Je ne suis pas performant, on fait un début de saison catastrophique, ça nous fout un peu dedans. Si j’avais signé, je n’aurais peut-être pas été dans le même état d’esprit, j’aurais été plus libéré et j’aurais fini à Lyon comme je l’avais prédit.

 

Les gants en l’air !
Les gants en l’air !

Le jour où ça t’a saoulé d’entendre parler du « gang des Lyonnais » à l’OL.

Ça fait 20 ans qu’on en parle, mais oui. Suis-je le mieux placé pour en parler ? C’est vrai que tu as des affinités avec certaines personnes. Moi, je traînais avec Alex (Lacazette), Coco (Tolisso), Rayan (Cherki), Max (Caqueret), parce qu’on se retrouvait un peu dans ce truc de Lyonnais, mais je n’ai pas l’impression qu’il y avait des clans et que tout le monde était déçu. Ça m’a tellement perturbé que j’en ai parlé au petit Johann Lepenant, arrivé de Caen avec moi. Il y avait les jeunes (Castello) Lukeba, (Bradley) Barcola, Malo Gusto, formés à l’OL et avec qui il s’entendait bien. Il me disait qu’il ne se sentait pas du tout mis à l’écart.

Je trouvais ça un peu facile de taper sur les Lyonnais en parlant d’un gang. C’est bien pour un club d’avoir un noyau dur qui le connaît.

Rémy Riou

C’était aussi mon rôle de tempérer le vestiaire, mais il n’y avait rien de vrai. Peut-être qu’un, deux joueurs se sentaient exclus parce qu’ils ne jouaient pas… Je n’ai vraiment pas eu cette sensation. J’étais à côté de Tino Kadewere dans le vestiaire, qui n’a pas beaucoup joué donc qui était un peu frustré. On en parlait pas mal, il ne m’a jamais rien dit. Je trouvais ça un peu facile de taper sur les Lyonnais. C’est bien pour un club d’avoir un noyau dur qui le connaît, qui est attaché à ça, pour pouvoir progresser.

Le jour où tu as compris qu’Alexandre Lacazette était une légende à Lyon.

Alex, c’est un top mec. C’est la classe. Il est marrant, discret, humble. Il est très avisé sur le jeu, il aime comprendre pourquoi on fait ça tactiquement, etc. Il comprend très bien le football. J’étais aussi à côté de lui dans le vestiaire, et j’en ai un super souvenir. Je pense qu’il me prenait pour un extraterrestre parce que je suis un peu déconnecté du foot. Je vis ma vie, je suis un peu un flâneur, on va dire, donc je pense que je le faisais marrer. On avait des discussions sur tout et rien. J’adore le club, mais je ne suis pas un supporter assidu, je ne regardais pas tous les matchs, je ne pensais pas qu’il avait fait autant. Force est de constater qu’il mérite. Il a marqué le club, il est classe dans ses propos, je ne l’ai jamais vu dévier. Chapeau l’artiste.

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