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Avec David et Davies, le Canada a repris son élan

Par Matthieu Darbas

Jonathan David, Alphonso Davies ou encore Stephen Eustáquio : tous ont choisi de représenter le Canada plutôt que leur pays de naissance ou d'origine. Un choix payant puisqu'il ne manque plus qu'un point aux Canucks pour goûter à la Coupe du monde pour la première fois depuis 1986. Coup d'œil sur le système de sélection, si particulier de l'équipe canadienne, désormais dépendante de nombreux joueurs binationaux ou multinationaux.

Le 3 février dernier, à l’occasion d’un déplacement au Salvador (0-2), le onze de départ des Canucks concocté par John Herdman comportait onze joueurs binationaux, qui aurait tous pu être éligibles à une autre sélection que celle à la feuille d’érable. Une statistique révélatrice d’un pays multiculturel, influencé par de forts flux migratoires depuis le début du XXIe siècle. Et si aujourd’hui, les performances du Canada sont bluffantes, c’est bien parce que des dirigeants de l’Association canadienne de soccer (ASC) à n’importe quel formateur de la région de Toronto, tous sont désormais convaincus qu’il faut se servir de cette diversité pour gagner. La simple lecture de ce constat invite à se poser une question : comment les dirigeants de cette sélection arrivent à convaincre les joueurs de défendre leurs couleurs ?

Le début d’un processus

« Quand Benito Floro a été engagé comme sélectionneur principal en août 2013 et qu’il m’a recruté dans la foulée, nous nous sommes tous assis dans une salle avec le personnel technique dès le premier jour. L’objectif : trouver comment on pouvait améliorer l’effectif », se remémore Michael Findlay, bras droit du head coach entre 2013 et 2016, et 2017 à 2019, entraîneur intérimaire entre ces deux périodes et aujourd’hui sélectionneur de Grenade. « À ce moment-là, nous nous sommes tous dit que pour commencer le voyage vers l’amélioration, nous devions trouver les meilleurs joueurs possibles. Et si cela signifiait d’aller voir plus loin que le Canada, nous devions le faire », continue-t-il. Alors abonnée aux dernières places des groupes de qualification aux Coupes du monde depuis plus d’un siècle, la sélection rouge et blanc tente le pari Benito Floro, ancien entraîneur (1992-1994) et directeur sportif du Real Madrid (2005-2006), mais aussi coach de Villarreal (2002-2004). Pour mener à bien sa mission, le tacticien espagnol peut alors compter sur ses joueurs phares : Marcel de Jong, latéral gauche d’Augsbourg, Samuel Piette, réserviste à Düsseldorf ou encore Tosaint Ricketts, attaquant remplaçant à Sandnes, lanterne rouge de l’élite norvégienne. Au regard des nouveaux visages composant la sélection neuf ans plus tard, impossible de ne pas y voir un changement drastique. « Quand je suis arrivé en novembre 2016, il y avait beaucoup plus de purs Canadiens, si je peux dire ça comme ça. Des joueurs nés de parents 100% canadiens, expose Jayson Leutwiler, gardien des Canucks né sur les bords du grand lac de Neuchâtel, en Suisse. Maintenant, au fil des années et à la suite du travail des dirigeants et notamment des sélectionneurs comme John Herdman, on est beaucoup plus de joueurs à avoir une double nationalité. Ils sont allés plus loin, ont vu plus grand, et c’est bien comme ça. » Si 12 joueurs de la liste actuelle des 25 sélectionnés ont une double nationalité et auraient pu donc défendre d’autres couleurs, seulement 6 étaient dans cette situation en 2013.

Si j’ai pu arriver en sélection, c’est grâce à un média canadien qui avait mentionné mon nom sur Twitter.

Pour Michael Findlay, cette évolution est le fruit d’un long travail de réflexion autour de trois problèmes. D’abord, celui de rendre la pratique du football attractive dans un pays bercé par le hockey et le baseball. Ensuite de trouver des joueurs éligibles à la sélection. Et enfin de les convaincre. « Pendant une longue période, le Canada n’a pas saisi le potentiel des joueurs de nationalités multiples dans le football. Et dans cette histoire, notre principal atout a été le développement d’Internet », avance Findlay. L’un des premiers qui ont bénéficié de l’émancipation du traitement médiatique et de l’essor des réseaux sociaux est justement Jayson Leutwiler. « Si j’ai pu arriver en sélection, c’est grâce à un média canadien qui avait mentionné mon nom sur Twitter », avoue l’actuel portier d’Oldham Athletic, en quatrième division anglaise. « Dans le tweet, il était stipulé qu’il y avait un joueur potentiellement canadien qui jouait en Angleterre, et c’est comme ça que c’est venu aux oreilles de l’ACS. » Dans les rangs de John Herdman, chacun a sa petite histoire avec la nationalité canadienne. « Mon grand-papa est né là-bas, il est 100% canadien. Et du coup mes frères et sœurs et moi-même avons eu la nationalité », confie Leutwiler.

Canada choose

Obtenir la nationalité canadienne par parenté, voici un schéma que l’on retrouve beaucoup dans les rangs des Canucks. La loi indique bien que sur une génération, on peut acquérir le passeport canadien si « vous êtes né à l’étranger et au moins un de vos parents (parent légal à la naissance ou parent biologique) soit né au Canada et/ou a été naturalisé au Canada avant votre naissance. » Le portier canado-helvète explique plus clairement cette particularité législative : « J’ai un papa suisse et une maman canadienne née en Suisse. Pour faire simple, elle est canadienne à 50%. C’est un système qui ne peut toucher qu’une seule génération. Comme je ne suis pas né au Canada, je suis canadien à 25%. Cela veut dire que si mes enfants naissent en dehors du Canada, ils ne pourront pas avoir la nationalité canadienne. » Un processus qui permet d’être naturalisé sans pour autant avoir résidé de manière permanente dans le pays.

Difficile, dans ces conditions, pour l’ACS de répertorier tous les noms de la planète. D’autant plus que « nous n’avons jamais été en contact direct avec des ambassades européennes ou continentales, ni même avec les préfectures du pays », garantit Findlay. « Je suis sûr que c’est beaucoup mieux maintenant, mais lorsque j’étais là-bas, les footballeurs étaient traités comme n’importe quels autres immigrants. Ils devaient passer par le même processus, la même paperasse et donc avec le même temps d’attente. Et c’est pourquoi les joueurs que nous avons ciblés il y a un moment sont arrivés ces dernières années en sélection. Le gouvernement ne nous a jamais aidés à accélérer le processus. » Au contraire des médias, donc. « J’avais regardé et essayé de contacter l’ACS pour intégrer les U23 de la sélection canadienne. Sans réponse, reprend Leutwiler. Mon agent avait aussi essayé et n’avait jamais eu de retour. Avec Internet et les réseaux de l’époque, c’était quasiment impossible de se faire connaître. Du coup, j’ai abandonné. Et puis il y a eu le fameux tweet, et en l’espace de 18 mois, j’ai été sélectionné. » Autre astuce, plus rare, voir des joueurs déjà dans le groupe informer le coach et les dirigeants d’avoir repéré un éventuel Canadien. L’actuel milieu des Glasgow Rangers Scott Arfield a d’ailleurs fini par mettre les pieds chez les Rouges à la suite de cette démarche. « David Edgar, un ancien joueur de l’équipe nationale(42 sélections), est venu me voir et m’a dit :« Eh coach, il y a un joueur qui joue dans mon club, et son père est canadien. »Alors vous validez l’info, vous rencontrez le joueur, lui présentez le projet et commencez à discuter », se souvient Findlay.

J’ai mon petit secret : nous n’avons jamais supplié quelqu’un de nous rejoindre. Le but est de laisser les joueurs prendre cette décision en fonction des informations, de l’opportunité et de tout ce qu’on a mis sur la table.

Mas Canada

Si, pour Leutwiler, la question ne s’est même pas posée, beaucoup de joueurs hésitent à défendre Le Grand Nord blanc. Steven Vitória et Stephen Eustaquio avec le Portugal, Cristián Gutiérrez avec le Chili, Jonathan Osorio avec la Colombie, Milan Borjan avec la Serbie… à chaque fois, le choix aurait pu être porté vers un pays où le football est roi. « Je me souviens de toutes les discussions que j’ai pu avoir avec les joueurs. Absolument toutes », se rappelle Findlay. Depuis neuf ans maintenant, les dirigeants utilisent les mots pour convaincre. Et là encore, un plan a été mûrement réfléchi. Pas question de parler pour ne rien dire. Alors avant de s’attaquer à un dossier, les dirigeants s’informent et collectent des données pour en savoir le plus possible sur le joueur. Le développement d’Internet a été d’une grande utilité. « Dans un premier temps, tout le monde utilise ses relations. Puis, après que nous avions obtenu le maximum d’informations, nous commencions à nous servir de tous les outils de scouting présents sur le marché », explique l’ancien coach intérimaire qui délègue cette partie de la mission à des « organisations spécialisées dans la recherche et la collecte de données ».

Milan Borja, fils vestimentaire de Kiraly.

Une fois le classeur bien complet, un premier contact est effectué et le staff de l’équipe première commence à tendre la main au joueur en question. Pour de nombreux cas, il a fallu rencontrer la famille, les amis, et l’ensemble des proches du footballeur pour en savoir plus sur ses ambitions, ses envies, l’amour du pays et tous les autres détails qui peuvent aider à le persuader de rejoindre le Canada. « C’est là que la partie commence. Et pour la gagner, j’ai mon petit secret : nous n’avons jamais supplié quelqu’un de nous rejoindre, livre Findlay. Le but est de les laisser prendre cette décision en fonction des informations, de l’opportunité et de tout ce qu’on a mis sur la table. Chaque personne a une motivation différente à faire ou pas ce choix. Vous pouvez être motivé par votre famille, le pays, le projet professionnel ou encore l’argent. » Même si l’ACS ne donnera jamais un seul centime aux joueurs évoluant en sélection, en dehors des primes, ces derniers peuvent voir leur valeur augmenter sur le marché s’ils sont performants. « La clé est que les deux côtés arrivent à trouver l’équilibre parfait entre la confiance et les objectifs », tranche Findlay. Un juste milieu de plus en plus facile à fixer avec les excellentes copies rendues par les hommes de John Herdman.

La Coupe du monde 2026 comme pièce maîtresse

Solidement accrochés à la première place des éliminatoires en zone CONCACAF pour la Coupe du monde 2022, les Canadiens pourraient très bientôt valider leur ticket pour le Qatar. Invaincus depuis onze matchs, sortis vainqueurs des six dernières rencontres, les Canucks n’ont aussi plus perdu depuis le 30 juillet dernier et la demi-finale de la Gold Cup face au Mexique (2-1). Des succès qui rendent les discussions forcément plus simples pour la fédération. « Si, au début, les joueurs se posaient la question, je pense que maintenant, ils n’hésitent même plus. Ils se disent tout de suite« En fait, le Canada, ça devient une grande équipe, et je suis obligé d’y aller »  », lance Leutwiler avant d’assurer que « plus les années vont passer, moins ils auront besoin de convaincre qui que ce soit. » Si Benito Floro (2013-2016) et Octavio Zambrano (2017-2018), ou encore António Fonseca (2013) et Stephen Hart (2009-2012) avant eux, ont dû user de recherches et de mots, John Herdman peut se targuer d’avoir un atout majeur pour faire basculer la discussion de son côté : l’organisation de la Coupe du monde 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis. « Tout le monde a envie de changer l’image du pays. En recevant les meilleures équipes de la planète, l’occasion est parfaite », affirme Leutwiler. Michael Findlay parle même d’un « avantage considérable ».

Dans son histoire, le Canada n’a participé qu’une seule fois à la plus grande des compétitions internationales, il y a 36 ans, et pourrait donc, sauf énorme retournement de situation, se retrouver au premier tour des deux prochaines Coupes du monde. De quoi démêler le dernier gros nœud des trois difficultés : populariser la pratique du soccer au Canada. « Cet évènement va permettre aux gens de réaliser que le football en Amérique est aussi important qu’en Europe. Aujourd’hui, on est tous convaincus que cette Coupe du monde va avoir un énorme impact sur la société », salive Leutwiler, persuadé que, grâce aux derniers résultats, « le football prend peu à peu une énorme place et devient un sport national comme un autre ». Les tribunes systématiquement pleines à craquer du Tim Hortons Field, en Ontario, ou les 45 000 spectateurs venus soutenir les coéquipiers de Jonathan David en novembre dernier au stade du Commonwealth en témoignent. « De toute l’histoire de la sélection, personne n’a jamais vu ça. Au départ, personne ne croyait vraiment en la réussite du pays. Là, c’est tout le contraire, atteste Leutwiler, persuadé que « les gens commencent à s’identifier au groupe ». À commencer par les jeunes. « Cette sélection est un beau melting-pot de nationalités qui représente le pays. C’est un pays touché par la migration, et c’est logique que les enfants d’immigrés se retrouvent dans l’équipe nationale, explique Rodolphe Wilhelm, entraîneur des U15 au Toronto High Park. « On n’en verra plus au fil des années parce que le Canada est une sélection qui attire, qui donne une chance à tout le monde. »

Avant, ils optaient pour le Portugal parce que CR7, parce que Nani… et aujourd’hui ils pensent à choisir le Canada parce que Jonathan David et Alphonso Davies.

Chaque semaine, le formateur canadien perçoit le véritable changement de regard de ses joueurs binationaux, pour 60% du groupe, sur la sélection : « J’ai un joueur venu du baseball et qui le pratiquait à un excellent niveau. À force de regarder les matchs du Canada, il a fini par arrêter le baseball du jour au lendemain et il est venu jouer chez nous. Les Canadiens reconsidèrent petit à petit la place du foot dans le pays. » Le coach de 35 ans assure qu’il y a quelques années les jeunes à double nationalité, canada-portugais par exemple, « étaient plus « portugais » que « canadiens », maintenant ça devient presque le contraire. Avant, ils optaient pour le Portugal parce que CR7, parce que Nani ; aujourd’hui, ils pensent à choisir le Canada parce que Jonathan David et Alphonso Davies ». Si bien que pendant le Mondial au Qatar, il y a fort à parier que les maillots bleus de France ou bordeaux du Portugal resteront au placard, puisque « tout le monde portera les couleurs du Canada ». Trois problèmes, plusieurs solutions et de multiples facteurs qui aident à une résolution parfaite. Mais si tout va bien aujourd’hui, Michael Findlay juge qu’il est bon de rappeler que ce processus a commencé il y a bientôt dix ans. « Le football est quelque chose qui se développe lentement, conclut l’ancien sélectionneur. Pour le Canada, c’est comme le bon vin. Quand il est bon, on dit du bien de lui et on obtient tout le crédit. Mais on ne parle pas assez du vigneron ou de ceux qui ont façonné ces grands vins. Dans le monde du ballon rond, ils ont été tellement nombreux à permettre à ce Canada de grandir et s’enrichir. »

Par Matthieu Darbas

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