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Un Bayern pas avare de Pavard

Promis à une première saison compliquée au Bayern, Benjamin Pavard a encore fait taire beaucoup de sceptiques. Le champion du monde français s’est déjà imposé chez le Rekordmeister, non sans apporter une touche de couleurs vives à sa palette : un enthousiasme offensif qui lui a déjà permis de faire mouche à quatre reprises cette saison.

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Le Bayern attendait Lucas Hernández, recrue la plus chère de l’histoire de la Bundesliga (80 millions d’euros). Le Bayern attendait Philippe Coutinho, troisième homme le plus cher de l’histoire (145 millions d’euros). Mais le Bayern attend toujours. Si l’adaptation des deux loustics a été plus fastidieuse que prévue, on ne peut pas en dire autant de celle de Benjamin Pavard. Bien qu’auréolé de son statut de champion du monde, le natif de Maubeuge restait sur une expérience douloureuse du côté du VfB Stuttgart, avec qui il a été relégué en D2 la saison dernière. D’autant qu’avec Joshua Kimmich à droite de la défense et la triplette Jérôme Boateng, Niklas Süle et Hernández dans l’axe, Pavard faisait plutôt office de couteau suisse appelé à boucher les trous.

Deux caps à franchir


Confronté au scepticisme des consultants allemands et même français – Bixente Lizarazu ayant notamment jugé dans Kicker que Pavard devait « franchir non pas un, mais deux caps » –, l’ancien Lillois a taffé en silence. Et comme partout, alors que tout le monde pense qu’il n’a pas les épaules, le Nordiste finit rapidement par jouer les premiers rôles. Hormis trois petits matchs égarés en cours de route, Pavard a disputé l’intégralité des rencontres du Rekordmeister cette saison (seuls Neuer et Kimmich font mieux). Et preuve de son importance sur le rectangle vert, Benji se classe au troisième rang du nombre total de ballons touchés, tous clubs confondus. Il est aussi le troisième latéral de Buli qui parcourt le plus de kilomètres et le deuxième qui effectue le plus de courses à haute intensité. Plutôt pas dégueulasse pour un joueur que l’on dit discret sur le terrain, et qui a totalement éclipsé son concurrent Álvaro Odriozola, dont le style collait pourtant bien plus aux Roten.


Alors comment expliquer cette adaptation aussi rapide ? Bien entendu, jouer sous la houlette ultra-dominante de Hansi Flick facilite la tâche d’un défenseur. Le replacement définitif de Joshua Kimmich au milieu a aussi ouvert un boulevard au bouclé. « Certaines personnes vont dire qu’il n’y a pas d’arrière droit, qu’ils ont mis Kimmich au milieu... Mais si je n’étais pas bon à ce poste, je pense qu’ils auraient trouvé une solution pour me mettre sur le banc » , a rétorqué l’apôtre Pavard sur RMC. Deuxième salve dans L'Équipe : « Une surprise ? Pour les gens qui me critiquaient, oui. Pour moi, non. Je suis venu dans l’un des plus grands clubs du monde, si ce n’est le meilleur, pour jouer. Je me bats chaque jour pour ça et ça me réussit bien. » Ceux qui ont côtoyé l'intéressé savent pertinemment qu'il ne manque pas de confiance en lui. Et alors qu'ailleurs, ce trait de caractère pourrait sonner comme de l’arrogance, il s’agit quasiment d’une condition sine qua non pour s’imposer au Bayern. Le lascar l’a bien compris : pour gagner sa place parmi les loups, mieux vaut avoir l’air d’un mâle alpha que du jeunôt qui n’ose pas faire de l’ombre aux anciens.

Pavard rôti


Les paroles, les actes, l’ethos... et la manière. Si ce Pavard souhaite qu’on le remarque pour ses performances, tout ce qu’il fait pour y parvenir ne se remarque pas forcément au premier regard. Celui qui avait rejoint Stuttgart en D2 en 2016 alors qu’il était l’un des cracks de la formation lilloise dispose, par exemple, d’un coach personnel pour bétonner sa condition physique. « Il travaille dur et il en veut toujours plus. Avec moi, il pratique des exercices qui complètent ses entraînements au Bayern : on fait de la prévention de blessure et un travail d’explosivité, pour qu’il devienne plus rapide » , détaillait son M. Fitness Christian Belise dans les colonnes de Bild, tout en qualifiant le mode de vie de Pavard de « fantastiquement sain » . L’interruption du championnat n’a en rien freiné les ardeurs du bourreau de travail, lequel a superbement mis à profit sa solitude pour conserver la forme. « J'ai ma propre salle de gym à la maison et une piscine, donc je peux faire des séances supplémentaires après l’entraînement. Et je suis souvent dans le jardin à faire quelque chose avec le ballon » , narrait-il auprès du site officiel de son club.



Élément indispensable du dispositif de Flick pour stabiliser un édifice bâti autour de son rooftop (Alcantâra-Kimmich-Goretzka au milieu, Alaba et Davies derrière), Pavard n’hésite pas non plus à prendre l’ascenseur pour se joindre à la haute. Avec déjà quatre pions, le latéral prouve qu’il ne peut plus être cantonné à son one-shot contre l’Argentine. Lors de sa dernière sortie contre Düsseldorf (5-0), on l’a même vu dans le rôle de l’avant-centre posté en retrait à la suite d’un centre, tôt dans la partie, pour tirer et provoquer l'ouverture du score. Une tête gagnante plus tard (sa deuxième de la saison) et voilà comment Pavard a plié le Fortuna à lui tout seul. Reste désormais à progresser défensivement en un contre un, et à soigner une stat’ non négligeable : les passes décisives. Avec seulement cinq offrandes – contre sept pour son pendant à gauche Alphonso Davies malgré 600 minutes de pelouse en plus, le gaillard d’1,86m sait qu’il doit absolument apprendre à soigner (et lever) ses centres pour continuer de séduire. En tenter davantage serait déjà un bon deuxième cap (0,7 par match contre 2,7 pour le latéral de l’Union Christopher Trimmel). Car comme ne l’avait pas prédit Bixente Lizarazu, le premier cap a déjà été franchi.

Par Douglas de Graaf
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