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Tous mauvais sauf Paris...

Une victoire pour le PSG à dom, deux nuls pour l’OL et l’OM et trois défaites pour l’ASM, Rennes et Bordeaux. Un bilan aussi négatif, voire pire, que lors de la première journée. Alerte rouge pour les clubs français !

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Octobre 2018. Ajax d’Amsterdam... Les p’tits Hollandais sont allés faire un nul (1-1) à Munich et auraient même pu l’emporter. En évoquant le club d’Amsterdam, qui osera parler de moyens financiers démesurés, de chance ou bien de la facilité à jouer le contre face à un Bayern obligé de faire le jeu ? Non. L’Ajax est une école de jeu avec une vraie identité et qui sait toujours faire de sa jeunesse un atout qui perpétue une certaine excellence. L’Ajax ne gagnera pas la Ligue des champions, mais au moins le club existe et fait toujours l’admiration de la footosphère pour son style. Tout ça pour dire que les clubs français sont inexcusables au vu de leurs perfs de cette semaine européenne. Car c’est justement sur le jeu que le constat fait mal. Aucun des clubs adverses des formations françaises n’avait la stature des Real-Barça-Juventus-Bayern. Et pourtant, le Shakhtar, Dortmund et même les faibles Astana ou Limassol, ça ressemble à quelque chose. Avec le Shakhtar et Dortmund, il y a comme pour l’Ajax une certaine idée de jeu qui permet de plaire, d’avancer et de progresser même en perdant, donc de se perpétuer. Rien de tout ça avec les clubs français, sauf l’actuel PSG, qui en coupes d’Europe avancent par à-coups (OL), par périodes fastes (ASM, OM, Bordeaux) ou au p’tit bonheur la chance (Rennes aujourd’hui, Guingamp hier, Lens avant-hier). Résultat : une seule demie de C1 pour Monaco en 2017 depuis Lyon en 2010 et toujours aucune victoire en C3 malgré les finales marseillaises de 1999, 2004 et 2018.

Même si rien n’est joué, que nous n’en sommes qu’à la deuxième soirée européenne et qu’aucun des six clubs français n’est mathématiquement éliminé (Monaco reversé en C3 pourrait même y briller), une première leçon d’humilité s’impose. Elle vise l’enflammade qui a suivi la victoire des Bleus en Coupe du monde. Cette euphorie a induit une pensée magique qu’on a aussitôt plaquée sur la L1 : notre championnat dont sont issus nos champions du monde va devenir infiniment meilleur. Pensée magique soutenue notamment par les abonnements record enregistrés par nos clubs cet été. Ben, non ! La L1 reste ce qu’elle est : une ligue moyennement bonne avec un très fortuné PSG de haut niveau capable d’entrer dans le dernier carré européen et même mieux (voire plus loin) et deux clubs « riches » , une ASM et un OL poussés par un vrai talent au niveau national qu’ils déploient parfois en C1 et en C3. Ce qui n’est déjà pas si mal... Le reste manque d’imagination, de motivation et d’esprit de compétition. L’Ajax, le Shakhtar et Dortmund n’iront peut-être pas beaucoup plus loin, mais eux continueront de « jouer » !

C1 : PSG OK, OL R.A.S, ASM S.O.S


Pour Paris, ça va aller vite. Bonne réaction face à l’Étoile rouge de Belgrade (6-1) : victoire très plaisante, trois points pris, différence de buts soignée et deuxième place ex aequo avec Liverpool battu 1-0 à Naples, ce qui fait bien ses affaires. Tiens, en parlant de jeu, encore une fois : malgré sa faiblesse, l’Étoile rouge a aussi « joué le jeu  » au Parc, en essayant de construire, de se projeter devant et sans trop casser du Parisien (deux jaunes pour les Serbes, on a vu pire). Mention spéciale pour Neymar, évidemment ! Un grand match et un triplé dont deux coups francs magnifiques qui le rapprochent de deux de nos Brésiliens de L1 préférés, Ronaldinho et Juninho. C’est le second qui nous intéresse aujourd’hui : c’est par ses innombrables coups francs inouïs que Juni avait souvent décanté des matchs cadenassés en championnat et en Ligue des champions. Ouvrir le score dans le foot moderne, c’est presque 50 % du boulot de fait. Et le PSG peut compter sur son Ney... Un Ney qui a aussi bien bossé défensivement, ce qu’on attendait de lui depuis un moment. Un gros bémol, toutefois : la relation quasi inexistante entre Neymar et Cavani (zéro service du Ney vers Edi). L’Uruguayen y est bien allé de son but, mais il l’a marqué tout seul. Le jour où le trio Mbappé-Cavani-Neymar gazera comme la MSN barcelonaise ou bien, Cavani oblige, comme la triplette napolitaine Lavezzi-Cavani-Hamšík, Paris fera vraiment très mal en Europe. Puisqu’on parle de Naples : attention au Napoli, prochain adversaire du PSG, ça joue vraiment bien !



L’OL ? Comme d’hab : le jour et la nuit, chat ou rat, pile ou face. Un 2-2 pas satisfaisant face au Shakhtar Donetsk. Surclassé par les Ukrainiens en première mi-temps puis mené 2-0 à la 55e, Lyon s’est ressaisi pour finir fort. Vaut mieux ça que le contraire ? Pas sûr. Car les Gones ont vraiment subi. Ce Lyon double face, ça donne Dubois pas terrible, mais qui marque (2-2), Dembélé devant qui marque (2-2), mais qui rate beaucoup, Aouar et Fekir beaucoup trop en dedans, mais qui offrent chacun une passe décisive. Autre paradoxe marrant : Ndombele décevant est appelé en Bleu le lendemain... L’entrée de Depay a fait du bien et le huis clos imposé par l’UEFA a sans doute plombé un peu l’allant des Lyonnais. Mais l’OL a eu très chaud, et sans le tir sur l’équerre de Lopes de Kayode (91e), sa situation serait compromise. Lyon a certainement sous-estimé son vrai rival du groupe, le Shakhtar. Tant mieux si Lyon a gagné à City, mais il a cédé à l’euphorie et c’est Donetsk qu’il faudra écarter. Et on attend de voir aussi contre Hoffenheim, son prochain adversaire.



Pour l’AS Monaco, défait 3-0 à Dortmund, ça va aller vite aussi. Le 18e de L1 a logiquement plongé face au leader de Bundesliga. On l’a vu face aux Verts (2-0), ce Monaco est trop plombé pour offrir aujourd’hui un semblant d’équipe. Une première mi-temps honnête à 0-0 avant de sombrer derrière parce que ça va trop vite pour Glik et Raggi, parce que Jemerson, sans doute un poil surévalué, fait peine à voir et que Sidibé n’y est plus ! Au milieu, Tielemans n’y arrive pas et devant, la paire Falcao-Sylla ne fonctionne pas. Un point positif : Golovine, pas mal dans l’animation et pour son entente avec Henrichs côté gauche. C’est peu. Et Alcácer a raté un péno, tiré sur la barre. Monaco coule.


C3 : Nul, nullité, nullissime !


Astana, franchement ! OK : il n’y a plus de petites équipe, 5000 km c’est vraiment très loin, le terrain en synthétique détrempé, des maillots jaunes effrayants, un public pas gentil... Astana, nom d’une pipe ! Comment peut-on se prendre un 2-0 sec face à un club kazakh ? Ben quand on s’appelle Rennes et qu’on n’a pas vraiment d’idée de jeu, c’est possible. En face, c’est cohérent : un 4-4-2, on se projette ensemble, on écarte sur les côtés et on centre sur les deux de devant. Accessoirement, on se procure pas mal de coups francs qu’on balance dans la boîte avec une densité importante dans les 16 mètres adverses. Pas génial, mais ça ressemble à quelque chose. Rennes, ça ressemble à quoi ? Une première frappe cadrée à la 58e par Grenier et un tir sur le poteau de Bensebaini à la 86e... Y a qui devant pour faire la différence, pour marquer ? Ben Arfa et Sarr n’étaient pas du déplacement ? Y avait vraiment besoin d’eux pour battre Astana, si ? Rennes est deuxième du groupe K avant d’affronter ensuite le Dynamo Kiev.



Pour Bordeaux, même si le match était à domicile, l’adversaire était beaucoup plus respectable. Le FC Copenhague joue épisodiquement les coupes d’Europe et, sans y briller, il sait enquiquiner ses adversaires. Et ça n’a pas raté hier vu que les Danois l’ont emporté 2-1 sur des Girondins qui n’ont pas démérité. Outre un péno de toute façon généreux raté par Briand, ils ont touché deux fois les montants et manqué deux face-à-face contre le bon gardien Andersen. Qui plus est, le but égalisateur de Sankharé sur une frappe puissante était extra. Reste que... Ce Copenhague-là n’était pas terrible. Comment Bordeaux s’est fait-il stupidement surprendre sur un corner à la 42e (but de la tête de Sotiriou) et une autre fois à la 92e sur une action débutée par une touche (but de Skov) ? Impardonnable, pas pro du tout ! Les Girondins derniers de la poule C avec zéro point sont mal barrés avant d’affronter le Zénith, leader du groupe. Allô, Ricardo...



L’OM. L’Apollon Limassol, franchement ! OK : il n’y a plus de petites équipe, 2600 km c’est vraiment très loin, le terrain pas super, des maillots bleu foncé effrayants, un public pas gentil... Limassol, nom d’une pipe ! Comment peut-on faire 2-2 face à un club chypriote ? Ben quand on s’appelle Marseille et qu’on a une vague idée de jeu, mais mal maîtrisée, c’est possible. Normalement, avec un milieu Lopez-Strootman-Luiz Gustavo, Payet en électron libre et Mitroglou bien réveillé, ça passe comme dans du beurre. À l’image du but de Payet en incursion serpentine achevée par une mine ou celui de Luiz Gustavo d’une frappe vicieuse qui éteint les lumières : 2-0 et c’est fini. Y avait pas besoin de rameuter Thauvin, Rami, Sanson et Njie à Chypre pour taper les Limaces, non ? Sauf qu’en face, c’est cohérent : un 4-2-3-1 qui avance dès qu’il le peut et s’installe dans la moitié adverse et des attaquants, Papoulis, Marković (un but) et Zelaya (un but à la 90e), qui savent marquer quand il le faut. Pas génial, mais ça ressemble à quelque chose. Ce 2-2 sonne comme une défaite pour un OM, troisième du groupe H, et qui va devoir recevoir la Lazio le 25 octobre. Avec Ćaleta-Car, Strootman et Radonjić ?



Par Chérif Ghemmour
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