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Sergio Ramos ou l’énigme de l’homme-club

Moitié homme, moitié club, Sergio Ramos incarne une idée étrange. D’où vient qu’un seul homme puisse à ce point être indispensable ?


Vrai ou faux, ce qu’ont dit des hommes tient souvent autant de place dans leur destinée que ce qu’ils font. Prenez Sergio Ramos par exemple, capitaine du Real Madrid et l’un des défenseurs européens les plus importants de ces dix dernières années (178 sélections internationales, ça pose le bonhomme). Fort de ce préjugé, on pourrait croire qu’en jetant un œil sur les tableaux de statistiques, on verrait trôner la vedette tout en haut du nombre de tacles, passes ou interceptions réussis. Eh bien non. Il y est, c’est vrai. Mais au milieu des autres, dissimulant des stats d’anonyme : 49e joueur au nombre de tacle ou 52e à celui des interceptions, par exemple. Rien de vraiment exemplaire sur ce point.


Seules deux constantes surnagent. D’abord au plan individuel : 11 buts marqués sur l’année civile. C’est de loin le défenseur central le plus prolifique en 2020 (le second, Criscito, défenseur du Genoa, n’est qu’à 6 buts). Ensuite, au plan collectif, nouvelle donnée plus troublante : le Real Madrid avec Ramos cette saison, c’est 6 victoires en 10 matchs et seulement 2 défaites soit 20% du total. Mais le Real sans Ramos — surprise — c’est 5 matchs et 3 défaites soit 60% de matchs perdus. Voilà donc peut-être une hypothèse sur laquelle travailler : le Real Madrid est accroc à son capitaine. Oui, mais pourquoi ?

La meilleure défense


Ancelotti en 2015 avait préparé le terrain. L’homme avait connu Baresi, Costacurta, Maldini, Thuram ou Cannavaro. Il semblait néanmoins catégorique : « Sergio Ramos est le plus complet. Il a un peu de chacun. Qualité technique, puissance, caractère et capacité de commandement de la ligne. Cannavaro était peut-être plus attentif au marquage, mais dans le global, c’est Ramos qui réunit le plus de conditions favorables. » En fait, Serge Rameaux n’a pas véritablement de pointe de vitesse, pas plus de précision dans ses passes que les autres, rien de vraiment exceptionnel donc dans le catalogue des vertus du capitaine madrilène. Curieux. Il nous rappelle quelqu’un. Pareil, même profil hybride, jamais brillant, mais toujours central. Oui, en fait, c’est ça. Ramos est à la défense ce que Raúl était à l’attaque.


Expliquons-nous. L’un est un défenseur au registre offensif unique. Techniquement, Ramos est peut-être avec Laurent Blanc et Ronald Koeman l’un des centraux les plus doués balle au pied depuis 30 ans et, on l’a vu, les plus prolifiques face au but. Inversement, Raúl était d’abord et surtout un extraordinaire défenseur. Rien de la magie du Número Siete ne transpire, ou alors très marginalement, des images télévisées. Raúl, c’était le direct. Il fallait le voir déclencher inlassablement le pressing, aider au milieu, descendre à la récupération quand l’équipe en avait besoin. On s’est toujours demandé ce que faisait cette minuscule silhouette au milieu des Galactiques des années 2000. Quiconque s’est un jour rendu à Bernabéu dans ces années-là l’aura compris. Il en était, avec Claude Makélélé, la pièce défensive la plus importante.

L’homme et le système


Car en fait, ce que dit Ramos du Real Madrid est peut-être beaucoup plus profond qu’une mystérieuse heatmap de fin de mi-temps. Élargissons maintenant le panorama. Au Barça, c’est l’idée qui gouverne et vient s’incarner dans un groupe de joueurs. La culture de jeu catalane prend possession de certaines individualités au cours de son histoire. Parfois successivement, souvent simultanément. Elles s’appellent tantôt Kubala, Kocsis, Menotti, Koeman, Cruyff, Guardiola, Xavi ou Iniesta. Les hommes changent, mais l’idée reste la même. Elle est déclinée avec plus ou moins de succès selon les générations certes. Mais tout collectif qui se respecte à Barcelone se doit d’être fidèle à des principes immuables. L’homme compte moins que le système. L’idée veille. Les soirs d’orage, Guardiola se le répétait souvent : « Le Barça nous rend meilleurs. » Il suffit d’oublier sa propre personne et de se laisser porter par le concept.

Vedette et figure


Si le Barça est un club d’idées et de concepts, le Real, lui, est un club de figures. Le terme est emprunté au vocabulaire de la tauromachie (dont Ramos et Raúl sont d’illustres amateurs). En effet, si à Madrid, « l’équipe est un état d’âme » comme le dit bien Valdano, c’est que le collectif s’incarne dans une volonté individuelle qui aurait pris une forme collective. Santiago Bernabéu, Di Stéfano, Sanchis père, Sanchis fils, Hierro, Raúl et maintenant Ramos et Pérez : à Madrid, l’état d’âme du matador est l’humeur de toute une foule. Il ne s’agit donc plus pour Ramos de briller individuellement ni d’écrire égoïstement sa légende personnelle. La vanité n’est certes jamais absente dans l’arène, mais elle ne permet pas d’expliquer le pouvoir d’attraction de la figure. Figure et pas vedette, entendons-nous bien. La vedette est substituable. Pas la figure qui, elle, est irremplaçable et sans cesse invoquée par-delà les disparitions. Sans figure à l’affiche de Madrid, pas de mystique possible, ni même de victoire. Moitié homme, moitié club, Ramos incarne donc cette idée étrange. À lui seul, un héros donne forme vivante et claire à une idée grandiose, mais confuse : le Real Madrid.

Par Thibaud Leplat
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