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SEIN : « Il ne peut pas y avoir de concerts à huis clos »

En concert ce jeudi à La Maroquinerie, le jeune duo SEIN s'est fait connaître fin 2017 grâce à son premier EP Sein La Vie. Depuis, Balthazar et Joseph ont signé chez Wagram, fait les premières parties de Therapie Taxi, tourné un clip avec Thomas Meunier et pleuré devant l'élimination précoce du PSG. Entretien avec deux rappeurs que rien n'arrête.

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Vous êtes tous les deux nés à Paris. C'est grâce au PSG que votre passion du foot est née ?
Balthazar : Moi, mes premiers vrais souvenirs, c’est l’Euro 2004. Après, c’est vraiment à partir de la Coupe du monde 2006 que j’ai commencé à suivre le foot régulièrement. Ça correspond au moment où j’ai commencé à m’intéresser à plein d'équipes, et notamment Paris avec Pauleta.

Joseph : Je suis né le 17 juillet 1998, soit cinq jours après la victoire de la France. Du coup, l’année dernière, j’ai eu 20 ans juste après la victoire en Coupe du monde. Quand j’étais petit, j’étais surtout fan d’Arsenal, sans doute pour Wenger et tous les Français. Comme Balthazar, le PSG est arrivé dans la foulée. Je me souviens être allé au Parc des Princes pour PSG-Évian, à l’époque de Ménez et Nêne, ça doit dater de 2011.

Comment vous avez vécu l'élimination en Ligue des champions ?
J : Quelle horreur ! On y a cru jusqu’à la fin...

B : C’est pas la première fois.
« J’ai un peu l’impression qu’on est une génération maudite. »
J’ai un peu l’impression qu’on est une génération maudite. On s’est tapé le coup de boule de Zidane en 2006, en 2016 on perd l’Euro à pas grand-chose et on a vécu deux remontadas. Heureusement qu’on a gagné la Coupe du monde l’année dernière.

Quand vous avez su que Thomas Meunier jouerait dans votre clip « Passion » , alors que vous n'avez pas encore sorti d'album, ça devait être inattendu. Comment s’est-il retrouvé à jouer dans votre clip ?
J : Il se trouve qu’on avait ce son, « Passion » , qui parle d’une boisson donnant force et amour à tous. On se disait que pour imager ça, il fallait qu'un sportif prenne la bouteille à la fin du clip pour boire de la passion avec nous. Quelqu’un de notre label avait le numéro de l’agent de Thomas. Il lui a envoyé le son et il nous a répondu directement par message qu'il avait kiffé le son et qu'il était chaud pour participer au clip.

B : On n’y croyait pas au début. Mais il est bien venu sur le tournage et il est resté plus longtemps que prévu, on a beaucoup discuté avec lui. C’est un footballeur qui casse un peu les codes en plus.

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Pour lui, c’était une première de tourner dans un clip en plus. Ça s’est passé comment ?
J : C’était drôle, car il avait l’air limite plus impressionné que nous, pourtant, c’est lui qui a quarante caméras braquées sur lui chaque week-end !

« Pendant le tournage du clip avec Thomas Meunier, c’était drôle, car il avait l’air limite plus impressionné que nous, pourtant, c’est lui qui a quarante caméras braquées sur lui chaque week-end ! »

Vous saviez que c'était un grand fan de rap ?
B : On en avait entendu parler parce qu’il était allé à l’Olympia de Roméo Elvis et qu’il suit de près la scène belge actuelle : Damso, Caballero & JeanJass... Le jour du tournage, on a parlé musique et il nous a dit qu’il était surtout branché house en ce moment.

J : Il disait : « Quand t’arrives dans le vestiaire, faut courir vers l’enceinte, sinon y a Presnel qui met ses sons toute la soirée. »

Il expliquait dans une interview qu’il écoutait beaucoup de rap old school comme IAM ou ATK.
J : Ouais, c’est possible. Musicalement, il a ce côté branché, pas forcément musique actuelle, mais un entre-deux. Il est à la fois old school et musique actuelle en fait.

B : J’ai quand même l’impression qu’il est le seul à écouter ce rap français old school dans le vestiaire parisien...

J : Surtout s'il met IAM. Tout le monde doit péter un câble dans le vestiaire.

D’ailleurs, la pochette du single « Passion » vous représente en cartes Panini, une référence explicite au football.
J : Ouais. On l’a faite au dernier moment. J’avais ramené un pote photographe qui a pris plein de photos avec Thomas sur le tournage. Mais à la fin, aucune ne fonctionnait. Le jour où on devait rendre la pochette, quelqu’un de notre label a pris trois photos, et moi, j’ai fait un vieux montage sur Photoshop en mode Panini.


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Vous avez déjà joué sur de grosses scènes. L'atmosphère et le partage avec le public se rapprochent-ils de ce que ressent un joueur de foot adulé par tout un stade ?
J : Ouais, quand ça se passe bien et qu’il y a une osmose avec le public. Et c’est d’autant plus facile pour les joueurs du PSG parce que le stade est toujours plein et que les ultras sont chauds. Ça nous est déjà arrivé que ça se passe tellement bien avec le public qu’il y ait une sorte d’osmose qui se crée. On a récemment joué à Besançon devant 3000 personnes et tout le monde était bouillant, à un moment il y a une énergie, une fusion qui se crée avec le public. C’est jouissif de donner au public et qu’il te le rende.

B : Puis tous les yeux sont pointés vers toi, t’es vraiment au centre de l’attention en fait.

Justement, est-ce qu’on peut filer la métaphore en affirmant que chanteurs et footballeurs doivent faire abstraction du public tout en kiffant le moment présent ?
B : Tu l’oublies quasiment. Mais tu l’oublies plus quand tu joues un match, parce que t’es focus sur quelque chose d’important, ton objectif c’est de marquer et gagner. Quand t’es sur scène, l’objectif c’est de rendre quelque chose au public, il y a une vraie communication en fait, ce qui est beaucoup moins le cas dans le foot.

J : Dans le foot, le match peut se jouer à huis clos, il y aura toujours un résultat à la fin. Alors que nous, il ne peut pas y avoir de concerts à huis clos, c’est le principe même d’un concert.

B : C’est sans doute aussi pour ça que les joueurs célèbrent beaucoup plus leurs buts depuis 15-20 ans, pour créer une communication et une communion avec le public au moment de marquer.

Ça vous est déjà arrivé d’être en concert le soir d’un match important ?
J : Non, mais j’aurais trop kiffé être en concert pendant la Coupe du monde. Tu mets un écran géant et tout. Caballero et Jeanjass regardaient les matchs trois minutes avant de monter sur scène, ça doit être trop jouissif comme moment. Même au concert de Beyonce, au stade de France, il y avait en même temps la finale de la Coupe du monde.

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Bizarrement, dans votre son « Passion » , il n’y a pas de référence explicite au foot. Pourquoi ?
J : Justement, on trouvait ça drôle d’imager le leitmotiv de la chanson, « Donne-moi la passion » , qui est quelque chose d’assez abstrait, à travers un sport, mais sans dire « Je te mets un petit pont, je fais une roulette et je marque d’une frappe enveloppée » .


Et c’est dans les cartons, un son où vous parlez un peu plus directement de foot ?
B : On a fait quelques références dans certains textes, mais ça reste anecdotique. On fait du foot, on kiffe le foot, mais c’est évidemment pas ça qui prend le plus de place dans nos textes. Mais pourquoi pas, ouais. JeanJass le fait très bien dans plusieurs de ses sons par exemple.

J : On pourrait. Mais je ne nous imagine pas non plus faire un son sur la victoire en Coupe du monde, ça serait ridicule venant de nous...

B : Ça ne plairait pas à Thomas en plus... (Rires.)

Il y a d’autres clubs qui vous font vibrer en ce moment ?
B : Il y a pas mal de clubs outsiders en Ligue des champions qui sont sympas à voir jouer.

J : Lui, c’est un puriste, il aime bien ce que les autres aiment pas...

B : Fais pas le malin...
« J’aime bien Reims, ils font une super saison, ils étaient en Ligue 2 l’année dernière, ça serait impressionnant qu’ils reviennent en Coupe d'Europe. »
J’aime bien Reims, ils font une super saison, ils étaient en Ligue 2 l’année dernière, ça serait impressionnant qu’ils reviennent en Coupe d'Europe. Sinon j’aime bien Dortmund, Tottenham ou l’Atlético, des clubs qui sont dans l’ombre des gros, même si ça reste des cadors européens.

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Pourquoi avoir signé chez Wagram et pas dans une autre écurie ?
B : Quand on a sorti notre premier EP il y a plus d’un an, on a fait un concert pour la sortie du projet et notre manager avait invité plein de gens. À la fin du concert on a eu pas mal de sollicitations. Ont suivi des rencontres avec différents labels et tourneurs, il y a eu quelques propositions et on a tranché.

J : C’est comme dans le foot, c’est assez clair en fait. Si tu vas chez untel tu auras telle ou telle chose et si tu vas chez un autre, tu auras autre chose. On avait aussi une proposition d’Universal et à un moment, on s’est dit qu’une grosse major allait peut-être signer 50 artistes par an. Donc c’est moins grave pour eux que pour un label comme Wagram qui va en signer peut-être trois par an. Faut peser le pour et le contre. On a préféré peut-être un label plus petit, mais il y a plus de sécurité, car on est plus entouré.
« Dans un gros label avec beaucoup d’argent, si ça marche pas, ils peuvent te laisser sur le banc de touche assez vite. »
Dans un gros label avec beaucoup d’argent, si ça marche pas, ils peuvent te laisser sur le banc de touche assez vite.

Comme Rabiot qui a refusé de rejoindre Tottenham cet hiver parce qu’il veut signer dans un top club...
J : Exactement.

B : C’est important de rester humble. Thomas Meunier incarne par exemple l’humilité, il se fait kiffer avant tout et c’est ça qui est génial.



Propos recueillis par Maxime Renaudet
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