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Rennes, les doigts dans la crise

C'est devenu une tradition au Stade rennais. Depuis quatre ans, l'automne rime avec grosse déprime. Ce samedi, en début de soirée, il régnait une odeur de soufre inquiétante dans les couloirs du Roazhon Park à la suite de la nouvelle défaite du club contre Lens (0-2), la huitième de la saison toutes compétitions confondues. À court d'idées en ce moment pour redonner de la vie à son équipe, Julien Stéphan a tiré la sonnette d'alarme en affirmant que le SRFC devait revoir ses ambitions à la baisse. À Rennes, la crise n'est plus un gros mot, mais bien une triste réalité.

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Du haut de la tribune Vilaine, le silence du huis clos est brisé par un bruit lointain. Sur la pelouse, le Stade rennais est mené 0-2 par Lens, et tout le monde sait que les Rouge et Noir ne vont pas renverser la situation. À commencer par ces quelques dizaines d'ultras venus exprimer leur ras-le-bol aux grilles d'accès de l'enceinte bretonne, seulement trois heures après avoir affiché leur soutien à l'arrivée du car rennais sur le parking bordant le canal brétillien. Oui, mais voilà, Rennes a choisi depuis quatre ans de transformer l'automne en immense déprime. Une nouvelle tradition à laquelle aucun dirigeant — René Ruello, Olivier Létang et Nicolas Holveck y sont passés — ne peut échapper. Au coup de sifflet final, quelques joueurs rennais sont restés prostrés, le regard dans le vide et les mains sur les hanches. Comme si le point de non-retour venait d'être atteint. Une impression confirmée par Julien Stéphan dans la foulée, le technicien breton décidant de venir jeter un froid dans la salle de presse et d'officialiser la crise au SRFC. « On est dans une spirale extrêmement négative. On a l'obligation de reconsidérer tout de suite les objectifs. Il faut être lucide et se dire qu'on doit avoir le comportement d'une équipe qui va lutter pour le maintien, a-t-il lâché, sans que la question ne lui soit posée. C'est une grande alerte pour tout le monde. Il faut voir ce qu'il se passe. » Cette fois, plus d'ironie ni de pirouette pour détourner l'attention, mais un constat alarmant : Rennes a mis les doigts dans la crise. Et son entraîneur ne semble pas savoir comment éviter l'électrocution.

« On n'est pas préparés mentalement à vivre ce qu'on va devoir vivre, donc il va falloir préparer tout le monde. » Julien Stéphan

La crise de foi de Stéphan


Vendredi midi, Stéphan s'était pourtant présenté face aux journalistes avec une attitude beaucoup plus rassurante. Le quadragénaire semblait revigoré moins de 48 heures après l'échec de Krasnodar. Il était même souriant et enjoué au moment de faire le bilan de ses deux années passées sur le banc de l'équipe professionnelle du SRFC. Un contraste saisissant avec le Stéphan tendu, inquiet et laconique vu dans les coursives du Roazhon Park samedi soir. Le jeune coach traverse la deuxième période de turbulences de sa carrière chez les pros et il était difficile de deviner hier s'il allait parvenir à en sortir indemne. La saison dernière, à la même époque, un but de Yann Gboho au bout du temps additionnel lors d'un match contre Toulouse avait relancé la machine en championnat. Surtout, Stéphan pouvait compter sur ses relations conflictuelles avec le président Létang pour se protéger. Le premier ne s'était d'ailleurs pas gêné pour pointer du doigt le mercato du second, tout en se plaignant avec malice de l'effectif mis à sa disposition. Aujourd'hui, Stéphan n'a plus de pare-feu et se retrouve par conséquent beaucoup plus exposé, pour ne pas dire en première ligne.



Le mercato ? C'est en grande partie le sien. Les nouveaux dirigeants ? Nicolas Holveck et Florian Maurice n'ont pas l'omnipotence de Létang et ont pu laisser Stéphan préparer sa saison sereinement. Reste qu'en prononçant le mot « maintien » que personne ne pensait entendre cette saison à Rennes, le fils de Guy a jeté une pierre dans le jardin de son président, qui avait placardé l'objectif d'un top 5 à la trêve lors d'un entretien donné à Ouest-France deux jours plus tôt. « C'est un problème multi-factoriels. On va bien réfléchir ensemble. On a tenté des choses sur les 48 dernières heures, ça n'a pas fonctionné sur ce match, donc on va en tenter d'autres, a insisté Stéphan, largement plus alarmiste qu'à son habitude. On n'est pas préparés mentalement à vivre ce qu'on va devoir vivre, donc il va falloir préparer tout le monde. Il faudrait être inconscient aujourd'hui pour ne pas être inquiet. » Le triumvirat rennais, qui était apparu solide et soudé au début du mois d'octobre quand il s'agissait de faire le bilan du mercato, peut-il tanguer dans les prochains jours ? C'est une possibilité, même si le président Holveck a assuré dans ses deux dernières sorties médiatiques que Stéphan « incarnait le projet sur le long terme » . En attendant, l'entraîneur vainqueur de la Coupe de France en 2019 a encore une fois répondu à côté d'une question pour choisir d'évoquer lui-même la possibilité d'une séparation : « Si c'est moi le problème, il n'y a pas de difficultés. On est suffisamment sincères en interne pour prendre la décision qu'il faudra. J'ai une relation saine avec mon actionnaire, le président et le directeur sportif. On parlera de ça en temps voulu. »

« Ça me casse les couilles de rentrer chez moi et d'être énervé et blasé, alors que je devrais être heureux avec ma famille. »
Benjamin Bourigeaud

Les maux forts


Une question se pose : le Stade rennais s'est-il vu trop beau après son début de saison canon et ses premiers pas en Ligue des champions ? « On n'était certainement pas préparés à entendre autant de louanges, a répété Stéphan, qui tenait à peu près le même discours en octobre. Il va falloir qu'on se prépare à bien lutter avec certaines équipes pour en laisser derrière nous. » Dans la foulée, Benjamin Bourigeaud est monté sur l'estrade avec le même visage fermé, troquant ses banalités habituelles contre des mots forts. « Est-ce que la Ligue des champions est montée à la tête de certains ? Je ne sais pas, a commencé le milieu ch'ti. C'est bien de l'avoir joué, mais on n'a rien fait en C1. Aujourd'hui, on reste des joueurs de Ligue 1. Aujourd'hui, on n'a rien montré du tout et c'est énervant parce que tous les trois ou quatre jours, on dit la même chose. Et à chaque fois, on est blasés et énervés. Nos familles, elles ne nous voient pas beaucoup, et finalement, on a la tête dans le cul. Voilà, c'est dur. En tout cas, ça me casse les couilles de rentrer chez moi et d'être comme ça, alors que je devrais être heureux avec ma famille. » Il faut dire qu'après un début de saison parfait, le bilan rennais est déprimant : un petit point en cinq matchs européens et une seule victoire (à l'arrachée contre Brest) sur les huit dernières rencontres de championnat. Pas le rendement attendu d'un club qui a dépensé près de 70 millions d'euros sur le marché des transferts cet été.



Il reste maintenant quatre matchs de Ligue 1 et la réception du FC Séville, mardi, traînée comme un boulet par les Rennais ( « Ce n'est pas la priorité de la semaine prochaine » , a assumé Stéphan), pour relever la tête en 2020 et trouver les leviers à actionner. Les problèmes sont multiples et les solutions semblent pour le moment inexistantes. Stéphan : « On n'est pas suffisamment performants dans le pressing, dans la récupération du ballon... Il n'y a pas qu'un domaine dans lequel on n'est pas bien. Je suis déçu par ce qu'il se passe sur le terrain et je suis en réflexion permanente pour trouver les solutions. » Le coach n'a pas caché qu'il n'avait pas l'effectif (amputé de plusieurs joueurs, dont des recrues) pour trouver une alternative tactique et bousculer les habitudes sur le terrain. Une impasse inquiétante, qui met aussi en lumière un manque de caractère et de confiance au sein d'un groupe peut-être plus faible que prévu. Si Faitout Maouassa a pris la parole dans le vestiaire pour dire des « choses intelligentes » dixit Bourigeaud, les cadres rennais ne portent pas de hargne sur leur visage, ni dans leurs comportements. « Comme j'ai dit, les paroles c'est bien, mais ce sont les actes qui comptent, a poursuivi Bourigeaud. Si on n'est pas solidaires, on va continuer à descendre et à se prendre des gifles. Il faut rester soudés, ce n'est pas en faisant son truc chacun de son côté qu'on y arrivera. » Il aura fallu attendre la huitième défaite de la saison toutes compétitions confondues pour assister à cette prise de conscience brutale, mais nécessaire. Le constat est là : Rennes n'a plus du tout la tête dans les étoiles et doit rapidement trouver l'interrupteur pour rallumer la lumière afin de s'éviter une nouvelle crise institutionnelle dans les prochaines semaines.

Par Clément Gavard, à Rennes Tous propos recueillis par CG sauf mentions.
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