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Ce qu'on retient de l'interview du Dr. Fuentes

Si les démons du sport espagnol ne devaient porter qu’un seul nom, l’opinion publique retiendrait celui-ci : Eufemiano Fuentes. Dans un entretien accordé à l’émission Lo de Évole ce dimanche soir, le sulfureux médecin a abordé pendant plus d'une heure les casseroles qu’il a traînées dans le cyclisme, le tennis, l’athlétisme, mais aussi le football de son pays. Verdict ?

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En Espagne, la fin du week-end était attendue depuis un teaser envoyé dans la semaine par La Sexta pour avertir la nation d’une chose : Jordi Évole, journaliste, scénariste et animateur de télévision, également surnommé El Follonero (Le Fouteur de merde, en V.F.), a réussi à faire parler Eufemiano Fuentes. Dans le monde du sport, il est Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom sous peine d’être associé aux pires agissements. Médecin autorisé à exercer depuis 1984, Fuentes est devenu persona non grata depuis l’explosion de l’affaire Puerto en 2006 : grâce à ce nom de code, le médecin canarien était accusé d’avoir tissé un réseau de dopage par le biais de transfusion sanguine dans plusieurs disciplines du sport ibérique. Dix ans après ces révélations dévastatrices pour la légitimité du sport espagnol, le docteur Fuentes a été acquitté au bout de son procès pour dopage et mise en danger de la santé des sportifs de haut niveau, car, dans la législation espagnole de l’époque, cette méthode n’était pas considérée comme un délit. Dès lors, la première question posée par Évole lors de cette entrevue brûle les lèvres : pourquoi avoir décidé de prendre la parole maintenant ?

« Je n’ai jamais été le médecin de la Real Sociedad, mais j’ai servi de conseiller »


« Déjà, parce que ce sera la toute dernière interview que je vais donner, étant donné que je viens de prendre ma retraite, explique l’homme de 66 ans vêtu d’un costard blanc sur une chemise bleu marine. Je suis aujourd’hui déconnecté de la médecine du sport, et de nombreuses choses infondées ont été dites sur ma personne. El Pais m’a accusé d’être à la tête d’un réseau criminel. Quatre ans et demi plus tard, El Mundo m’a également accusé pour les mêmes raisons. Mais aujourd’hui, nous savons qu’il s’agissait de mensonges. Je souhaite raconter ce que les gens ne savent pas de ces histoires. » Parmi elles, il y a la participation, active ou tacite, du médecin en collaboration avec des clubs de football considérés comme les plus grosses machines financières pour s’offrir des méthodes dopantes. Officiellement, l’UD Las Palmas, l’Universidad de Las Palmas et Elche sont les trois seuls clubs à avoir travaillé en partenariat avec Fuentes. Cela dit, Évole dévoile une facture de la Real Sociedad lors de la saison 2002-2003, et le médecin répond aux nouvelles interrogations. « J’observe ce document et je reconnais que cette signature est bien la mienne, concède Fuentes. Je n’ai jamais été le médecin de la Real Sociedad, mais j’ai servi de conseiller. » Cette saison-là, la Real Sociedad, entraînée par Raynald Denoueix, s’était lancée dans une lutte acharnée avec le Real Madrid pour être champion d’Espagne, mais les Basques avaient dû se contenter de la deuxième place.


Le Real justement, il en est question dans la suite des propos d’Évole qui évoque également des affirmations par le quotidien français L’Équipe de collaboration avec des clubs de niveau européen : le Real Madrid, le FC Barcelone, le FC Valence et le Betis Séville. A-t-il travaillé en relation avec le FC Valence ? « Non. » Et le Real Madrid ? Après un long silence et une réflexion, Fuentes tranche : « Je ne vais pas répondre à cette question. Tu m’as coincé. Cela ne veut pas dire que j’ai bossé avec eux, hein. J’ai dû déclarer lors du procès que je n’avais pas conseillé le Real Madrid, et désormais, je ne veux plus évoquer le sujet. Soit je me tais, soit je te dis non, tu choisis la réponse. » Plus le temps passe et plus Fuentes se sent obligé de se renfermer sur lui-même lorsqu'il sent que trop en dire pourrait s’avérer préjudiciable pour sa personne et ceux qu’il pourrait citer. Cependant, le journaliste parvient à remettre le sujet du Real sur la table et laisse Fuentes s’exprimer : « Le Real Madrid a porté plainte contre L’Équipe, et le médecin du club, Alfonsito Pérez del Corral, a également porté plainte parce que son nom avait été associé au mien. » Mais pourquoi utiliser un diminutif affectif pour parler d’Alfonso Pérez Del Corral ? « Il était plus jeune, et nous nous connaissions... Mais il ne m’a jamais demandé de l’aide. Attention, la fleur est en train de se refermer. Mis à part ce médecin, personne n’a été témoin de cela. Témoin de ce qui n’est jamais arrivé... » Évole évoque alors une « pirouette » de Fuentes qui synthétisera alors sa gêne : « Laissons ce sujet clos, j’ai peur d’être à nouveau poursuivi parce que je dis les choses clairement. »

Le roi du silence


Également interrogé sur son implication dans la préparation des athlètes en vue des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, Fuentes a expliqué que « des médailles olympiques seraient retirées » s’il se mettait à donner des noms. Est-ce possible de croire que cela aurait également un impact sur des trophées nationaux ou européens remportés par les clubs espagnols dans les années 2000 ? Une nouvelle fois, Eufemiano Fuentes se lance dans une explication : « Lors du procès envers L'Équipe, j’étais présent pour témoigner et donner ma version des faits. Le traitement du FC Barcelone a été exquis. Nous n’avions rien en commun, mais sachant que j’habitais à Las Palmas, ils se sont comportés en gentlemen en me réservant un billet d’avion et l’hôtel. J’étais simplement convié à dire la vérité. Le Real Madrid m’a expliqué qu’il s’occuperait de la moitié du séjour. Une fois mes déclarations devenues officielles, il s’est passé un mois, deux mois, un an, deux ans... Et je n’ai toujours reçu aucun paiement. De passage à Madrid, j’en ai profité pour leur demander par le biais de mon avocat Tomás Valdivieso ce qu’ils me devaient. Là, les responsables du club m’expliquent en sortie d’audience qu’ils ne me paieront pas. »



Par la suite, cet échange est devenu public, et le Real Madrid a finalement dû payer Fuentes pour calmer les ardeurs d’une polémique qui ne faisait qu’enfler. Enfin, si le cyclisme a été perçu comme la discipline sportive la plus salie dans l’affaire Puerto, le football semble avoir été protégé par le biais d’une certaine omerta selon Fuentes. « Parfois, j’étais consulté par des entraîneurs ou des médecins dans le contrôle, la récupération, le suivi et l’aide des footballeurs. J’étais rémunéré pour ce type de service. Maintenant, je n’étais lié contractuellement qu’à trois équipes. Il y a un autre club dans lequel j’aurais aimé travailler, mais où je n’ai pas travaillé, car nous ne sommes pas parvenus à un accord, car les conditions familiales étaient contraignantes. Ce club, c’était le Barça. Si je le dis aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont publié un communiqué à ce sujet. Sinon, je n’en aurais pas parlé. J’ai demandé aux clubs auxquels j’avais pu donner des services si je pouvais les mentionner, ils m’ont tous dit non. » Jusqu’à la fin de sa vie, le docteur Fuentes va traîner le boulet du dopage dans le sport espagnol, et nombreux seront ceux à creuser les zones d’ombre d’un personnage encore bien énigmatique. La preuve : d'après le sondage post-interview de Marca, 52% des votants considèrent que l'entretien laissait à désirer...

Par Antoine Donnarieix
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