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Que faut-il attendre de ce mercato d'hiver ?

Le mercato hivernal a débuté en pleine crise sanitaire et il s’annonce bien... terne. Entre la faillite de Mediapro, les confinements et les huis clos, les dépenses d’investissement risquent d’être faibles, ce qui n’est pas pour avantager les clubs français.

Les saisons passées, le mercato hivernal, organisé à chaque fois durant le mois de janvier, n’a pratiquement jamais dépassé le milliard d’euros dépensés par les clubs des fameux cinq grands championnats. Cette fenêtre de transferts n’était vue que comme une période de correction, de stabilisation, elle permettait aux clubs de se refaire une santé ou de se renforcer à tel ou tel poste, après la première partie de saison. De gros coups ont même été réalisés par le passé comme Virgil van Dijk, vendu par Southampton à Liverpool pour 84 millions d’euros en 2018, ou Julian Draxler au Paris Saint-Germain pour 40 millions d’euros. Mais la plupart du temps, comparativement au mercato estival, l’hivernal restait léger, avec des écarts compris entre 2 et 4 milliards d’euros de dépenses d’investissement sur toute la décennie 2010.

Face au ralentissement, il va falloir se réinventer, trouver des alternatives, miser sur la jeunesse, la formation, le local.

Certains observateurs, comme le Centre international d’études sportives de Neuchâtel, estimaient néanmoins que le mercato hivernal allait prendre de plus en plus d’importance dans l’esprit des clubs, parce que les recettes d’exploitation ne cessaient d’augmenter et qu’une loi permettant à un joueur de jouer en Coupe d'Europe avec deux clubs différents la même année avait été votée en 2018. D’ailleurs, la croissance de cette fenêtre de transfert avait été de 620% sur 10 ans contre « seulement » 205% pour le mercato estival. À terme, selon eux, le mercato hivernal allait devenir une période quasiment aussi fructueuse que celui d'été.

La crise est passée par là


Mais cette saison, tout a été remis en cause, et la période ne devrait plus être à la dépense et à la prodigalité. Les pertes du football mondial, depuis le début de la pandémie de coronavirus, sont chiffrées par la FIFA à plus de 14 milliards d’euros. D’après l’ECA, le syndicat des clubs européens, nous en serions à plus de 3,5 milliards d’euros cumulés rien que pour l’Europe. En France, la DNCG chiffre le coût de la pandémie à 800 millions d’euros sur toute l’année civile 2020 en cumulant les huis clos imposés, les pertes colossales en billetterie, la chute des revenus commerciaux et le ralentissement des recettes marketing et sponsoring.



Du coup, il n’y a plus d’argent dans les caisses des équipes, elles ne pourront donc pas consacrer le moindre euro à des dépenses d’investissement en transfert et achat de joueur. Et si pas de dépense, pas de recette pour d’autres équipes qui comptaient sur cette économie à vases communicants. La France, qui a notamment toujours profité du mercato hivernal pour rééquilibrer sa balance commerciale et dégager un profit sur les transferts, n’en sera pas bénéficiaire cette année. Ce qui rajouterait un handicap à une situation déjà très préoccupante. Car en plus de la crise sanitaire, la Ligue 1 subit aussi l’échec du principal diffuseur Mediapro et son incapacité à dégager le moindre gain. Les clubs pensaient toucher l’équivalent de 1,153 milliard d’euros par an jusqu’en 2024, ils ne se retrouvent qu’avec un peu plus de 400 millions d’euros, pour l’instant, et ne savent pas combien ils toucheront finalement, puisque la Ligue patine toujours à trouver un remplaçant à Mediapro. Tant qu’aucune solution n’a été trouvée, les clubs de l’Hexagone ne prendront aucun risque sur le marché des transferts.

Le mauvais timing du Brexit


Et du côté des ventes, les clubs français ne pourront pas compter sur la toujours très prolixe Angleterre. Le pays a officiellement voté le Brexit et est sorti de l’espace communautaire européen, ce qui, en conséquence, contraint la venue des joueurs étrangers. Dorénavant, les moins de 21 ans et les footballeurs inexpérimentés, sans sélection internationale ou sans de nombreuses titularisations en championnat, ne pourront plus être vendus à des équipes de Premier League ou de Championship. Wesley Fofana aurait-il été vendu 35 millions d’euros par Saint-Étienne à Leicester dans ces conditions ? Il est permis d'en douter. Les équipes françaises ne pourront plus bénéficier des folies dépensières des clubs anglais, et ce, dès cet hiver.


Après la Chine qui avait, l’année dernière, imposé des contraintes, avec un salaire maximum et une taxe de 100% sur tous les transferts internationaux, c’est au tour de l’Angleterre de s’offrir une touche de protectionnisme. Selon le syndicat Première Ligue, qui regroupe la plupart des clubs professionnels français, tout ceci « n’est pas une bonne nouvelle » . La France qui, pendant trop longtemps, s’était basée sur une logique de trading, rééquilibrant en permanence ses résultats comptables par « les opérations de mutation » , tant nationales qu’internationales, ne pourra plus espérer maintenir ce processus. Face au ralentissement certain, il va falloir se réinventer, trouver des alternatives, des solutions, miser sur la jeunesse, la formation, le local. Ça serait le minimum si l’on ne veut pas passer près de faillites systémiques et généralisées. C’est peut-être bien là le seul point positif d'une crise qui forcerait le football français à opérer un changement de paradigme...

Par Pierre Rondeau
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