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Myziane Maolida, quand l'élégance rencontre la nonchalance

Arrivé sur la pointe des pieds au centre de formation de l'OL, Myziane Maolida (19 ans) est devenu cette saison un joker de luxe que se permet d'abattre Bruno Génésio pour tenter de changer le cours d'une rencontre. Un joker qui commence à agacer le public du Parc OL par sa nonchalance autant qu'il le fait kiffer par ses dribbles ronaldesques.

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Il aurait pu devenir le héros de tout un peuple, il en est devenu le bouc émissaire. Malmenés, bousculés, aux portes de l’élimination face au CSKA Moscou le 15 mars dernier, les Lyonnais jettent leurs dernières armes dans l’arène pour décrocher un ticket pour les quarts de finale de C3. Et chez Bruno Génésio, la dernière arme se nomme Myziane Maolida. Problème, le jeune ailier français de 19 ans catapulte sa reprise, et les derniers espoirs rhodaniens avec, dans les tribunes du Parc OL. 2-3 score final, Lyon est éliminé de SA Ligue Europa dès les huitièmes de finale, et Maolida, lui, prend un peu pour tout le monde en essuyant des sifflets de la part des supporters lors de ses deux sorties suivantes. Des supporters qui n’ont pas apprécié cette balle de match mangée face à Moscou et son entrée en jeu en traînant les pieds face à Toulouse dimanche dernier (2-0).

J'traînais les pieds et mes guiboles


Sur la pelouse, alors que les sifflets à son égard se font entendre, Myziane Maolida ne semble pas affolé. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que le jeune homme est critiqué à cause de son apparente nonchalance. Coéquipier de l’ailier lyonnais de U10 à U15 à l’Athletic Club de Boulogne-Billancourt (ACBB), Ludovic Rocha se rappelle les soufflantes des coachs à l’égard de celui qu’il considère encore comme son « bon ami » : « C’est vrai que les entraîneurs l’engueulaient souvent à cause de sa nonchalance. Quand on le regarde jouer, on a ce sentiment qu’il ne fait pas les efforts qu’il faut, mais ce n’est pas forcément vrai, c’est son attitude qui laisse croire cela. »


Même son de cloche chez Mathieu Gadet, qui a côtoyé le garçon en catégories de jeunes à l’OL : « Les débuts ont été difficiles pour lui. Il était pris dans le groupe, il faisait des bonnes entrées, techniquement il était au-dessus du lot, mais il avait ce côté nonchalant que les coachs n’aimaient pas vraiment. » Une nonchalance prononcée qui aurait pu lui coûter sa carrière en pro si l’on en croit Gilles Bibé, ancien entraîneur de Myziane Maolida à l’ACBB : « Tout le monde au club voyait sa qualité technique, mais personne à part moi ne croyait en lui, car il était fainéant et se reposait trop sur sa technique. Je lui répétais sans cesse qu’il fallait bosser et faire les efforts nécessaires pour signer pro. »

« Il aimait bien ridiculiser l'adversaire. »


Travailler. Si ce mot est le leitmotiv de Cristiano Ronaldo, il n’était pas vraiment dans le vocabulaire du Myziane Maolida de l’ACBB, qui pensait seulement à s’amuser avec ses potes. « Récemment, je discutais avec lui, et il me disait qu’il était nostalgique de l’époque des tournois où, finalement, il n’y avait que la notion de plaisir. C’est vrai que c’était les meilleurs moments, on partait deux ou trois jours, et souvent, on gagnait grâce à un but de Myziane en finale » , confesse Ludovic Rocha. Mais, plus que les tournois, et la barquette de frites entre deux matchs de poules qui va avec, Maolida aimait avant toute chose le ballon rond qu’il s’amusait à faire passer entre les jambes de ses adversaires comme l’avoue Gilles Bibé : « Il avait une telle facilité à éliminer l’adversaire que, parfois, il le dribblait, puis revenait en arrière pour lui mettre un nouveau crochet, alors qu’il pouvait faire la passe ou frapper au but. Mais il était tellement à l’aise qu’il aimait bien ridiculiser l’adversaire, sans méchanceté aucune, c’était son jeu tout simplement. »

Arrivée à l'OL dans les bras de Maman


Facile techniquement, Myziane Maolida n’a, assez logiquement, pas échappé aux nombreux recruteurs français qui sillonnent la région parisienne et rejoint les rangs de l’Olympique lyonnais en 2014, quelques semaines après avoir soufflé sa quinzième bougie. Déjà présent au centre de formation de l’OL, Mathieu Gadet raconte les premiers pas de Maolida chez Jean-Michel Aulas : « Il est arrivé au club avec sa petite convention d’un an, même pas rémunéré, alors que pour beaucoup, nous avions signé des contrats aspirants. Personne ne le connaissait. Je me souviens, je revenais de mon stage avec l’équipe de France, et je le vois débarquer avec sa mère au centre de formation. Je me suis dit : "C’est qui ce mec ?" Premier entraînement, premier ballon touché, j’ai eu ma réponse. »



Tout s’accélère alors très vite pour Myziane Maolida : contrat aspirant pro, équipe de France U17, entraînement avec le groupe professionnel, puis premier contrat pro signé le 25 mai 2016. Un parcours idéal en apparence qui a pourtant été semé de quelques embûches comme le rappelle Mathieu Gadet : « Un jour, il avait été puni pour avoir manqué le petit déjeuner et avait été envoyé jouer avec les U16. Quelques jours plus tard, Bernard Diomède (sélectionneur de l’équipe de France U17, N.D.L.R.) le sélectionne pour le Tour d’Élite et lorsqu'on arrive en équipe de France, nous devons écrire sur un cahier le match que l’on a joué le week-end d’avant. Et là, tu avais Alban Lafont qui écrit Ligue 1, d’autres écrivent Ligue 2, CFA, et Myziane, lui, a dû dire qu’il avait jouer avec les U16 car il était puni. Cela a dû le motiver, car il a marqué, et en revenant, alors que je pensais que sa punition continuait, il est parti s’entraîner avec les pros pour ne plus jamais les quitter. »

Dans les pas d'Anthony Martial ?


S’il a signé son contrat professionnel en mai 2016, Myziane Maolida a dû attendre plus d’un an et la réception de Strasbourg lors de la première journée de Ligue 1 pour connaître sa première apparition officielle avec les grands. Utilisé depuis à treize reprises en championnat par Bruno Génésio, Maolida a alterné le bon, le très bon – dont le but de la manita contre l’OGC Nice (5-0) –, et le mauvais, comme sa dernière sortie contre Toulouse. Et si le démarrage n’est pas aussi tonitruant que celui de son copain Houssem Aouar, c’est aussi parce que celui qui rappelle aux Lyonnais un certain Anthony Martial – qui partage avec Maolida le même agent et la même nonchalance – en a encore sous la pédale, comme le concède Gilles Bibé : « Je pense que c’est un joueur qui va arriver à maturité à 23 ans. À ce moment-là, on pourra dire que c’est un phénomène. Aujourd’hui, c’est encore un bon espoir. » Reste à savoir si les supporters lyonnais verront le Myziane Maolida phénomène au Parc OL ou sous un autre maillot, comme cela a pu être le cas avec Anthony Martial.



par Steven Oliveira Propos recueillis par SO.
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